RETROUVER UNE PROF

J'ai voulu retrouver une professeure d'anglais qui a marqué ma scolarité.

Et si tu devenais végétarien ?

Découvrez l'infographie sur le vegétarisme en France et une vidéo sur le végétarisme à Paris

Avis - d'âne à zèbre de François Bégaudeau

Pourquoi Vincent Delerm ne chante pas plus fort ? Pourquoi la jalousie c'est du vol ?

dimanche 17 février 2019

Avis lecture - Supporter, un an d'immersion dans les stades de football français

Je me suis rendu au Café Mouffetard pour récupérer mon exemplaire de Supporter. À vélo, le Ve arrondissement de Paris est une vraie galère. Notamment pour marcher avec des cales autos sur les pavés. Si je me suis motivé pour y aller après une journée de travail c'est parce que le livre est seulement disponible dans 3 librairies (loin de chez moi) du réseau Paris-Librairies, là où j'achète toujours mes livres, ne souhaitant pas utiliser Amazon. Dit comme ça, cela peut sembler être une anecdote sans intérêt. Mais pas pour moi. En semaine, j'aime bien rentrer chez moi directement après le travail. Faire un détour pénible illustre la volonté que j'avais de lire ce livre le plus vite possible. D'ailleurs, je l'ai terminé en moins d'une journée.



De quoi ça parle?
"Le supporter est souvent victime de l'image qu'on lui colle : violent, grossier, primaire... Ces clichés ont la vie dure. Il est grand temps de faire le point sur ce que signifie d'être supporter et ce que cela implique vraiment pour ceux qui en sont fiers. Qu'est-ce qu'être supporter de football aujourd'hui ? Qui sont les ultras ? Comment a évolué le mouvement depuis sa naissance dans les années 80 ? Les tribunes sont-elles gangrenées par la violence ? Les réseaux sociaux ont-ils changé la façon de supporter ?"

Avis
Sur mon compte Instagram j'ai qualifié, à chaud, ce livre de magistral. Avec le recul je maintiens. J'ai été stupéfait par la qualité de ce travail réalisé à quatre mains. C'est juste et précis. Le livre Supporter aborde tous les sujets importants des tribunes. Ce qui m'a plu c'est le fait de donner la parole à des gens qui d'habitude ne sont pas entendus et pourtant très visibles tous les samedis et dimanches aux quatre coins de la France.

À la base, dans cet article, je voulais vous raconter mon expérience par rapport au monde des tribunes. Finalement, je préfère garder ça pour moi et ne pas rendre ça public. Le mouvement ultra ça reste l'une des passions les plus importantes de ma vie. Et plutôt que de balancer des anecdotes ici, je vous invite plutôt à lire ce magnifique livre qui m'a fait penser à l'un des premiers articles sur les gilets jaunes de Mediapart. Là où la majorité des médias ont traité le sujet avec mépris et dédain, Mediapart est simplement parti à la rencontre des manifestants sur un rond-point et les a écoutés. J'ai trouvé ça génial. Eh bah, c'est exactement ce qu'on fait Frédéric Scarbonchi et Christophe-Cécile Garnier avec Supporter. Ils ne jugent pas leurs interlocuteurs, ils les écoutent et passent du temps pour comprendre leur monde.

J'ai compris après 10 ans dans le journalisme que l'objectivité n'existe pas. Tous les médias servent des idéaux divers et variés. Je ne pense pas qu'un jour le journalisme redeviendra objectif. L'histoire ne va pas dans ce sens. Les gens semblent vouloir lire des choses qui correspondent à ce qu'ils pensent. D'où l'émergence des fausses informations.

Bref, tout ça pour dire que outre le fait de lire un livre sur l'un des sujets que je connais le mieux, ça m'a fait du bien de lire un travail qui, pour le coup, m'a semblé objectif.

Merci aux auteurs pour ça. Et merci à toutes les personnes qui se bougent dans leur coin pour continuer à faire des stades français des endroits vivants. Force à vous.

dimanche 10 février 2019

Avis lecture - Mimi (Grasset)

Mimi, j'ai entendu parler en 2014 par d'anciens et actuels journalistes de Purepeople. À chaque fois, on me l'a présentée comme la femme qui dirige tout dans l'ombre. Celle qui peut faire ou défaire une carrière. D'ailleurs, lorsqu'une journaliste de Purepeople a quitté le site, elle l'a menacée de détruire sa carrière. Ça n'a pas fonctionné.

Quand un pote m'a parlé de la sortie de ce livre, je l'ai donc acheté tout de suite après et je l'ai lu d'une traite.



De quoi ça parle?

On l'appelle " Mimi " . Michèle Marchand, la papesse des paparazzis, la gardienne des rumeurs, des secrets de la politique et des affaires. Elle collectionne les scoops sur les puissants mais elle a compris que le plus utile n'était pas de les vendre. Les posséder suffit. Et en parler, ici ou là. Elle ne dispose d'aucun titre officiel mais " Mimi " se rend tous les jeudis à l'Elysée. Son agence de presse, Bestimage, a l'exclusivité de l'image de la Première Dame et de celles, privées, du couple Macron. Une manne. Et une première. Jamais un couple présidentiel n'avait concédé un tel passe-droit à une " Petite marchande de photos " . Comment " Mimi " a-t-elle pris le contrôle des secrets de Paris ? Pourquoi lui est-il accordé tant de privilèges ? Que sait-elle ? Que tait-elle ? Difficile d'enquêter sur cette femme, puissante et redoutée. Ses amis se taisent et ses ennemis ont peur. Garagiste, tenancière de boîte de nuit, mariée à des braqueurs puis à un policier, championne de ski, reine de la presse people... Avant d'arriver au coeur du pouvoir. La vie de " Mimi " est une énigme et un vertige. Voici le roman vrai d'une femme aux mille visages.


Avis
C'est répété par les trois auteurs du livre du début à la fin. C'est difficile de faire parler les gens sur Mimi. Preuve sa grande puissance. Du coup, ben c'est un livre sans vraiment d'intérêt, à part si on ne connaît pas du tout la personne. Mais une fois qu'on a compris ce qu'elle fait, le reste a peu d'intérêt. Je n'en ai pas grand chose à faire de son passé hors médias. Ça ne m'intéresse pas qu'elle ait acheté un garage ou tenu une boîte. Pour tenter d'attirer l'attention des lecteurs, un bandeau a été mis avec une photo floutée d'Emmanuel et Brigitte Macron. Il y a aussi quelques passages sans intérêts sur Johnny Hallyday ou encore Benalla. J'ai compris ce qu'ils ont voulu faire mais c'est raté.

Cela dit je comprends la curiosité de base. Mais, au final, il n'y a rien de captivant à se mettre sous la dent.