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lundi 22 avril 2024

Ma découverte de l'Allemagne il y a 10 ans

Tout a commencé il y a 10 ans.  Avec le recul, 2014 a probablement été la plus belle année de ma vie. En vrac, c’est l’année où j’ai définitivement terminé mes études, obtenu mon premier travail directement après mes études, voyagé à l’étranger pour la première fois en tant qu’adulte (j’avais fait le tour d’Europe avec ma famille mais c’est différent) mais surtout, surtout, le 21 avril, c’est la première fois où j’ai mis les pieds en Allemagne. Et c’est le sujet de cet article : comment je me suis retrouvé à passer un week-end à Dortmund, un endroit seulement connu pour le football.

À l'époque où j'avais encore mon grand-angle

Saves The Day, un groupe américain de punk-rock, était mon groupe préféré de l’époque. Ils annoncent une tournée européenne. Pas de date à Paris. Les dates en Angleterre me font pas envie. Et là, pour rire, je me dis que ça serait marrant d’aller dans une ville paumée de l’Allemagne pour les voir : Dortmund.


Il faut bien comprendre qu’à ce moment-là, je m’en fous de l’Allemagne. Je me suis juste dit que ça serait marrant. 

Après 6h de train et un changement par Köln, voici le hall de l’Hotel Unique à Dortmund.



Plutôt original. L’hôtel est situé au centre-ville. Pourtant, je viens de vérifier, la nuit coûte moins de 50 €. À titre de comparaison, un hôtel miteux de zone industrielle à Angers coûte au moins 50 €. Et le hall est pas pareil. 

Le concert était pas ouf malheureusement. Mais la ville était une belle surprise ! 

Avant tout, j’ai découvert lors de ce séjour à quel point le véganisme et du coup le végétarisme étaient développés en Allemagne. Je n’oublierai jamais ce moment où, pour le premier repas sur place, j’ai regardé la carte de ce restaurant et que le PREMIER « plat » était un burger végétarien. Pas une ligne en bas, tout en haut !



C’est aussi à Dortmund qu’il y avait le premier supermarché vegan d’Europe. C’était assez improbable. Un endroit avec que des produits vegan. Je vous épargne l’état du marché du végéta*sme en 2014 en France. Mais en un mot : c’était pas loin du néant. Ça aussi c’était un chouette moment. 



Et puis il faut aussi que je parle de la fac de Dortmund. Quand j’étais en seconde, avec mes potes, on aimait s’infiltrer dans les autres lycées de la ville. Et là, au même moment où je finissais les cours, je voulais un baroud d’honneur en visitant ce campus. 

Les bâtiments n’avaient rien de spécial en revanche, l’espace restauration feraient envie à n’importe quel étudiant français. Il y avait tout simplement plusieurs restaurants. Pas de R.U. infâme mais différents selfs. Et personne ne sera surpris du plat que j’ai pris. 

La baaase


Mais le clou de la visite c’est le moyen de transport pour rallier les différents endroits de la fac. Une sorte de tramway suspendu. On aurait dit une attraction. C’était fou car pour les autres personnes dans la rame, tout semblait normal. 



Pour comprendre mon émerveillement face à cette fac il vous aurait fallu voir la fac de Belle-Beille à Angers en 2007. Si vous ne l’avez pas connue vous avez bien de la chance.

Enfin bref, je vous passe le Signal Iduna Park, l’excellent Westfalenpark et l’oubli dans l’ICE de mon parapluie jaune Dortmund. 

Ce voyage aura permis plusieurs choses. 

Déjà, c’est grâce à une discussion avec la vendeuse du supermarché vegan qui m’a dit qu’Hamburg était une super ville pour le végétarisme que j’ai entendu parler de cette ville pour la première fois et eu envie d'y aller.

Ensuite, pendant ce voyage, j’ai absolument rien compris à la langue et ça m’a énervé. Après ce voyage, j’ai pris des cours d’allemand au Goethe Institut tous les lundis soir après le travail pendant 2 ans. 

Et enfin plus globalement, c’est à partir de ce séjour que mon amour pour l’Allemagne a commencé.

dimanche 1 janvier 2023

Le Nouvel An en Allemagne c'est n'importe quoi (et c'est trop bien)

Pour la première fois de ma vie, je suis en Allemagne pour passer la nouvelle année. Je me souviendrai toute ma vie de ce moment !

L'Allemagne, et plus particulièrement Hamburg, et moi c'est une véritable histoire d'amour débutée en 2014. Je ne vais pas refaire toute l'histoire car j'en ai déjà parlé en long en large et en travers sur ce blog et sur mes réseaux sociaux. 

La première fois où j'ai eu une indication de l'ambiance qu'il y avait autour de la nouvelle année en Allemagne c'était en 2015. Le 1er ou le 2 janvier, je ne sais plus exactement. J'arrive à Hamburg et dans le quartier de Sternschanze, le sol est jonché de feux d'artifices et de pétards utilisés. Ces résidus m'ont mis la puce à l'oreille mais j'étais loin d'imaginer ce à quoi ça pouvait véritablement ressembler. 

Cette année, donc, j'allais voir et vivre pour la première fois cette tradition allemande qui consiste à devenir taré avec les feux d'artifices le 31 décembre. 

Dès le 30, alors que je fais mes courses au Rewe d'Altona, je découvre un endroit entier consacré aux feux d'artifices. Et ici, on ne parle pas de cierge magique mais bien de gros feux d'artifices qui font plein de couleurs et vont haut dans le ciel. 

Tout le monde se sert. Des jeunes, des vieux, des enfants, des trentenaires. Tout le monde. Dans le métro, les gens se baladent avec des sacs pleins. Ça donne le ton de ce qui va se passer le lendemain. 

Nous sommes le 31 décembre. On entend quelques détonations ici et là mais ça reste calme pendant la journée. En revanche, dès 16h (moment où la nuit tombe), il y aura un flot ininterrompu de feux d'artifices qui résonnent. 

Je cherche sur internet un aperçu de ce à quoi ressemble cette fameuse soirée mais je ne trouve rien. Cependant, plus tôt dans la journée, j'ai demandé à un barman à Sankt Pauli si c'était dangereux de sortir. Et il m'a simplement dit que c'était certes plus dangereux que d'habitude mais que c'était surtout les teubés qui se faisaient mal. 

22h30, direction l'Altonaer Balkon. Un parc qui donne sur l'Elbe et une partie du port d'Hamburg. Il y a encore peu de gens mais les personnes présentent sont déjà en train d'allumer des feux d'artifices dans tous les sens. C'est déjà impressionnant de voir ça mais ce n'est rien en comparaison de ce qui va se passer à minuit. 

Plus l'heure fatidique approche, plus de gens se rassemblent et plus de feux d'artifices sont allumés. Je constate que les gens sont plutôt responsables dans leur folie. Il y a surtout des adultes pas forcément alcoolisés. En revanche, ce que m'a dit le barman va s'illustrer avec un type qui a allumé un énorme feu d'artifice. Il l'a mis dans le mauvais sens et les premières salves sont parties directement sur les gens qui étaient à 2m 😅. En voyant qu'il avait fait nimp, il est retourné, la clope au bec, réorienter son feu d'artifice. Il y a aussi eu quelques explosions liées à des feux qui n'ont pas fonctionné. Mais dans l'ensemble, rien de grave. 

Minuit approche et on sent la tension monter. Des vagues de personnes se massent au bord de la rambarde. Tout le monde a un sac de feux d'artifices dans les mains. 

Les gens regardent l'heure sur leur portable. 23h57. 23h58. 23h59. 00h00. 

À partir de là, je vais assister à un bordel comme je n'en ai jamais vu de ma vie. J'ai compris que la plupart des gens attendaient minuit pour allumer leurs munitions. Ça va partir dans tous les sens. Toutes les couleurs, toutes les animations possibles. Derrière, devant, à gauche, à droite. 

Si ce spectacle était déjà impressionnant, ce qui m'a le plus touché c'est de voir que des feux d'artifices éclataient dans le ciel de toute la ville. Le point de vue de l'Altonaer Balkon permet de voir très loin. Le ciel s'est illuminé de milles couleurs. Ça a bien duré 40 minutes sans s'arrêter. Un flot continue de feux partout.

Des mots et une vidéo ne suffisent pas à décrire ce moment surréaliste. 

J'ai eu l'impression d'assister à un moment unique dans ma seconde ville préférée après Angers. C'était parfait. Vraiment parfait. 

lundi 6 mars 2017

Compte-rendu : Rad Race Last Man Standing – Last Woman Standing – Berlin 2017

Je n’avais pas prévu de me rendre à cette course. Avec Gaëlle, on avait pris nos vacances à cette période parce qu’elle a pris ses jours à ce moment. À la base, on avait seulement prévu de rester à Hamburg et puis en regardant le calendrier de la Rad Race, je me suis rendu compte que la première épreuve de la saison (je ne sais pas trop s’il faut compter l’épreuve sur piste qui s’est déroulée au début de l’année) avait lieu pendant notre séjour en Allemagne. On s’est donc organisés pour y aller.

Les coureurs prêts à s'élancer sur la ligne de départ


La particularité de cette épreuve de la Rad Race est qu’elle se déroule sur une piste de karting. Je n’ai pas fait beaucoup de karting dans ma vie, mais à chaque fois que j’en ai fait, les pistes se trouvaient dans des zones industrielles. Aux abords de la ville. Il suffit de taper ‘piste karting Paris’ sur Google pour vous en rendre compte. Là, on était dans un espace urbain, avec des appartements, des aires de jeux et paf, tout d’un coup on se retrouve devant l’entrée d’une grande piste de karting. C’est l’avantage d’une ville spacieuse comme Berlin.

À l’entrée, quelques personnes discutent et boivent des bières entourées par des camions de nourriture. Il est 18h, la nuit commence déjà à tomber. On s’approche de l’entrée, on s’acquitte des 4 euros, on reçoit un bracelet et on entre dans le cœur du sujet. On comprend tout de suite qu’il s’agit d’un événement de pignon fixe. Les gens portent des casquettes de cyclisme, des vêtements siglés des marques du milieu et surtout l’ambiance est détendue. Aucune tension inhérente à n’importe quelle compétition.



En s’asseyant dans la seule tribune située face à la ligne de départ, je note qu’il y a beaucoup de femmes. Elles ne devaient pas être loin de représenter les moitié des spectateurs ou le tiers, au moins. C'est bien qu'il y ait une mixité de genres dans ce genre d'événement. Ouais, car le vélo en général est un milieu assez masculin. C'est bien si le pignon fixe peut apporter ce changement.

Il est 18h, donc, les premiers tours de qualification des hommes ont déjà commencé. L’équipe parisienne du magasin Fixie Warehouse n’est pas encore passée. Qualifications obligent, pour l’instant le niveau est disparate. Il y a les très forts qui mettent 15 mètres ou plus aux poursuivants et puis ceux qui sont bien bien à la traîne à la fin.



Pour moi, qui fait du pignon fixe, c’est impressionnant. J’essaie de me mettre à leur place. Sur certains virages je n’arrive même pas à m’imaginer comment ils font pour prendre des tournants aussi serrés à cette vitesse, sans tomber. C’est étrangement beau à voir, notamment les enchaînements de courbes. C’est fluide, ça va vite et les 4 tours par groupe sont amplement suffisants pour permettre aux coureurs de se tirer la bourre. Certains sont prudents, d'autres tentent des dépassements en coupant les lignes.

Plus les tours passent, plus le niveau augmente. Les courses sont plus serrées. Moins de personnes sont larguées. De plus en plus de gens commencent à arriver aux abords de la piste. La tribune principale est pleine. Les gens se mettent autour de la piste, là où ils peuvent. L'ambiance monte. Les encouragements sont nourris et les coureuses et les coureurs donnent tout, portés par les hourras de la foule.


Comme je l'ai déjà indiqué sur mon carnet de bord, je vais bientôt participer à une course similaire, à Rouen le 22 avril. En observant, j'ai appris quelques trucs. Déjà, et ça ne m'étonne pas, l'apparence ça vaut que dalle. C'est vrai que quelqu'un de très bien équipé, ça 'peut' effrayer. On peut se dire que c'est quelqu'un de très fort. FAUX. Le gagnant chez les hommes était en t-shirt et portait un espèce de jogging. Un autre participant impressionnant (mais éliminé suite à plusieurs chutes) était aussi en t-shirt et en short. D'autres hyper bien équipés avec des jerseys une pièce n'ont rien fait. Ce sont des détails mais je pense que c'est important de le noter.

C'était la première fois que j'assistais à une course de la sorte. C'était vraiment chouette. L'ambiance était propre. Ce que j'aime dans le pignon fixe, même pendant les compétitions, c'est que ça reste sympathique. Ouais, il y a sûrement des gens qui sont plus là pour gagner que pour s'amuser. J'ai notamment vu un type s'énerver fort parce qu'il était éliminé. Mais la majorité était clairement là pour passer du bon temps dans la bonne humeur. C'est ça que j'aime bien dans cette scène.

Si vous voulez voir à quoi ça ressemble une retransmission de la course se trouve en suivant CE LIEN.

Si vous avez l'occasion, allez-y l'année prochaine à Berlin. Sinon, venez m'encourager à la Do More Race à Rouen le 22 avril !

dimanche 5 juin 2016

Manger vegan à Berlin (3 adresses)

Si vous devez passer un jour ou plus à Berlin (Allemagne) et que vous souhaitez manger vegan, vous êtes au bon endroit.



Avec Gaëlle, notre premier réflexe quand on arrive dans une ville c'est de chercher les endroits où manger en accord avec notre régime alimentaire. Il se trouve que l'Allemagne est le pays d'Europe le plus vegan friendly.


Après Dortmund et Hamburg, nous avons pu une nouvelle fois le vérifier à Berlin. Voici 3 adresses testées pendant notre séjour là-bas.


YoYo c'est un cantine végane où nous sommes retournés plusieurs fois tellement c'était bon. Quand on entre dedans, on a l'impression d'entrer dans un local associatif. Ce n'est pas particulièrement propre, pas bien décoré mais c'est chaleureux et on s'y sent très bien. Le service se fait directement au comptoir car il n'y a pas de service en salle.

La carte est très fournie et donne envie d'avoir 1000 estomacs pour tout manger d'un coup. (vous pouvez cliquer pour agrandir les images)



Nous avons pris des burgers avec des frites. Et comme vous pouvez le voir les portions sont énormes.


C'était vraiment très très très bon. C'est peut-être le meilleur fast-food vegan que j'ai mangé de ma vie avec East Side Burgers.

Avis YoYo
C'est chaleureux, c'est excellent et ce n'est pas cher du tout. On vous recommande vraiment de passer par là si vous êtes à Berlin.

Pratique
Le site internet
L'adresse: Gärtnerstrasse 27, Berlin


Black Sheep est un endroit où on peut manger vegan. Ce n'est ni vraiment un restaurant, ni vraiment un bar. Ce qui est certain c'est que ça devrait être un endroit incontournable pour toutes les personnes qui ont adopté le végéta*isme.

La décoration est épurée. Et malgré la froideur du carrelage et des murs blancs on se sent vite à l'aise grâce à l'ambiance posée de l'endroit et l'accueil chaleureux.

La personne chargée de prendre les commandes

Nous y sommes allés un dimanche matin pour bruncher. C'était la première fois que je m'adonnais à cette pratique. Je ne l'aurais pas fait si ce n'était pas 1/ vegan 2/ en Allemagne. Mais ce n'est pas le sujet.

Les mets du jour
Nos boissons

Ça, c'est qu'on a mangé.



Ça ne ressemble pas à grand chose, c'est vrai. Visuellement ce n'est pas beau. Mais qu'est-ce que c'était bon. J'ai eu un véritable orgasme culinaire. Je ne suis pas assez qualifié pour vous décrire ce que j'ai ressenti. Toutefois, ce que je sais c'est que j'ai connu ce sentiment moins de 3 fois dans ma vie. C'était juste parfait. Ni plus, ni moins.

Ce vous pourrez trouver à Black Sheep

Si vous n'aviez pas compris de quoi il était question
Avis Black Sheep
C'est un lieu calme situé dans un quartier résidentiel. Pendant notre repas nous avons surtout remarqué une clientèle d'habitués. Je vous recommande très fortement d'y aller si vous êtes de passage à Berlin. C'est excellent.

Pratique
La page Facebook: Black Sheep Berlin
L'adresse: BouchéStrasse, 15


Sfizy Veg est la première pizzeria entièrement végane d'Europe. L'endroit est bien moins accueillant que les deux autres de cet article. Il y a peu d'espace, la décoration est chargée et c'était trop sombre.

La carte est énorme. Et pas nécessairement dans un bon sens. C'est bien d'avoir du choix mais là c'est presque trop. On ne sait pas vraiment quoi choisir.



La garniture des pizzas laisse franchement à désirer.



Au niveau du goût, ce n'était pas fou. Du tout. Pas bon, pas mauvais. Cela dit c'est possible que nous ayons choisi les mauvaises pizzas. Alors si vous voulez essayer, je ne cherche pas non-plus à vous en dissuader.


Avis
Ce n'était pas le meilleur endroit où nous avons mangé pendant notre séjour à Berlin. Mais je n'ai pas envie de le condamner pour autant. Mais à choisir, je préfère largement YoYo.

Pratique:
Le site: Sfizy Veg
L'adresse: Treptower Strasse, 95

A lire aussi : Et si tu devenais végatarien-nne?

Si vous avez d'autres adresses, mettez les dans les commentaires!

Toutes ces adresses ont été présentées au moment où nous y étions sur mon compte Snapchat: posieric (cliquez pour m'ajouter automatiquement). Ajoutez-moi pour ne pas rater les reviews d'endroits VG-friendly.



dimanche 12 avril 2015

Avis : Babbel, Goethe Institut, apprendre l'allemand

Cet article, je l'ai retenu pendant longtemps. Je voulais me faire un avis très précis à la fois sur Babbel et sur le Goethe Institut.

L'histoire
Avril 2014. Avec Gaëlle, nous sommes à Dortmund pour voir un concert de Saves The Day. Pendant le séjour j'ai ressenti une vraie frustration : ne rien comprendre. J'ai décidé de commencer à apprendre l'allemand. Bon, pour la petite histoire, si j'avais eu le même problème en Italie je n'aurais certainement pas eu la même démarche. L'Allemagne est un pays que j'aime bien. Cela pour, au moins, trois raisons : ils ont une femme pour les diriger, il s'agit d'une vraie preuve d'intelligence (en France ça n'arrivera pas de mon vivant), le vélo est respecté et bien ancré dans leur culture et le végétarisme y est très développé. Voilà, j'ai voulu apprendre cette langue qui ne m'avait jamais attiré auparavant.

Babbel



Après quelques recherches, j'ai décidé d'apprendre l'allemand sur Babbel. J'ai été convaincu après avoir testé la version gratuite. J'ai pris un abonnement pour un trimestre. Le point positif c'est que c'est très ludique. Vraiment. La difficulté est progressive et on s'amuse vraiment tout en apprenant la langue. On découvre aussi les coutumes des habitants. J'ai bien aimé les "diplômes" à la fin des leçons qui résument ce que "en théorie" j'étais capable de dire. Le système de révision est aussi très bien fait. En gros, l'idée est d'apprendre du vocabulaire. Et à intervalles réguliers vous recevez une invitation à prouver que vous connaissez votre leçon. Plus vous répondez correctement, moins le mot où l'expression apparaîtra dans vos révisions. Cela signifiera que le terme est acquis. Autre point sympa le fait de pouvoir faire vos cours d'allemand sans être connecté. C'est très pratique quand on est dans le métro, par exemple.

Avis : Babbel Allemand est vraiment une excellente solution pour apprendre l'allemand. En plus, il y a une version desktop et une version mobile. Si je devais donner un note je dirais qu'elle vaut 8/10. Mon principal problème, c'est l'oral. Oui, il y a une option pour parler au lieu d'écrire, mais chez moi, ça ne fonctionnait pas très bien alors j'ai abdiqué et poursuivi à l'écrit. Autre bémol, j'ai eu l'impression de faire du par coeur. Certes, ça a, un peu, fonctionné, mais si c'est une solution totalement valable, elle n'est pas optimale.

Télécharger l'appli : Android, iOS


Goethe Institut



J'ai donc décidé de prendre de vrais cours d'allemand. Et quand vous tapez cours allemand paris dans Google, le premier lien naturel (non sponsorisé) est celui du Goethe Institut.



Renseignements pris, il s'agit de l'établissement le plus legit pour apprendre la langue. C'est tout simplement l'organisme chargé de promouvoir l'allemand à l'étranger. Avant de m'engager, mon principal obstacle était mes horaires de travail. Finalement, j'ai trouvé un compromis, certes un peu fatiguant, mais qui vaut clairement le coup. Tous les lundis, je pars de chez moi à 8h et je rentre vers 22h. Le cours a lieu de 18h à 21h10. Vu comme cela, 3 heures le soir après une journée de travail cela peut sembler long, mais j'aime tellement ça que ça passe vite.

La classe est composée d'une dizaine d'élèves. Et l'avantage d'une classe volontaire, comme celle-ci, c'est que tout le monde est impliqué alors qu'à l'école, obligatoire, il y avait des gens (peu importe la matière) qui s'en foutaient. Là, tout le monde va dans le même sens et forcément c'est très stimulant. Les profils sont divers et variés. Il faut préciser que la majorité souhaite apprendre l'allemand pour des raisons professionnelles.

L'offre des cours a été éprouvée et elle fonctionne très bien. Au début, on corrige les devoirs, ensuite on découvre ou poursuit une leçon. Puis on fait de l'oral à plusieurs et puis de la compréhension en regardant une vidéo. Le vrai plus par rapport à Babbel, c'est de pouvoir parler allemand. Finalement, c'est le plus important pour moi. Être capable de parler la langue. Et là, vu qu'on parle beaucoup, on se fait corriger et on apprend. La prof ne laisse rien passer. Et c'est comme ça qu'on devient irréprochable. L'autre plus que Babbel n'aura jamais c'est la possibilité de poser des questions. Un doute sur un mot, une question, la prof est toujours là pour répondre et ça c'est primordial pour la compréhension totale d'une langue.

Ça coûte 540 euros le semestre. C'est vraiment pas cher, ça revient à une vingtaine d'euros le cours.

Il y a des instituts, à Paris, Lyon, Nancy et Toulouse et dans toute l'Allemagne aussi. Toutes les informations sont disponibles sur le site : Goethe Institut.

A Paris, j'assiste aux cours au métro Iéna.

>>> Que faire à Hamburg ?

 L'Allemagne vue d'un mauvais oeil
Avant cette année 2014, je n'avais jamais pensé une seule fois à prendre des cours d'allemand. Je me suis posé la question et puis j'ai établi une théorie. Les cours d'histoire à l'école et la culture populaire (responsable de la perpétuation d'une majorité des constructions sociales). A l'école, en histoire, on parle, entre autres, de la Seconde guerre mondiale. Et, en synthèse, ce qu'on apprend c'est que les Allemands (alors que ce sont les Nazis) sont des méchants qui ont tué des gens. Et comme il ne faut pas oublier, les films et séries qui parlent de la Seconde guerre mondiale sont légion. Parmi les plus connus on peut citer : Il faut sauver le soldat Ryan et Inglourious Basterds pour les films et Band of brothers pour les séries. Les jeux vidéo ne sont pas en reste avec Call of Duty ou encore Medal of Honor. J'ai consommé toutes ces références citées et elles ont toutes une particularité : leur manichéisme. Les Américains sont des héros qui sont venus sauver l'Europe, les Allemands sont des enfoirés. Ce n'est pas subtil et pourtant ça fonctionne et cette pensée s'est instillée petit à petit dans l'esprit de certains de nos compatriotes pas très enclins à aller au-delà des clichés qu'on leur sert à tour de bras.

dimanche 18 janvier 2015

Avis spectacle - Pulverfass Cabaret Club à Hamburg (Reeperbahn)

Avant d'atteindre l'entrée du Pulverfass Cabaret il faut prendre le U-bahn 3 jusqu'à la station St Pauli, remonter les marches et se faire aveugler par la prodigalité des néons des enseignes pour adultes. Le long des échoppes, point de locaux, que des touristes. Les Hambourgeois n'ont aucune raison de venir dans une rue qu'ils ont l'occasion de fréquenter sans se mélanger aux étrangers. La Reeperbahn est présentée comme le Pigalle à l'Allemande. Les points communs sont faciles à trouver mais pour vivre à Paris, je peux vous dire que Pigalle est bien plus glauque. Ici, point de racolage du type : ''Tu aimes les chattes fraîches et poilues ?''. Histoire vraie. Pour les amateurs de ce type d'échange, l'endroit de leurs rêves s'appelle Herbertstrasse, dans le quartier de St Pauli, toujours lui. Il s'agit d'une rue interdite aux femmes et aux mineurs. Elle est fermée par des barrières pour éviter les regards trop curieux. Cette rue est née du temps des SS. Ils ont tenté de tout fermer mais n'ont pas réussi à éradiquer cet endroit. Le compromis : l'encadrer.

Après une petite dizaine de minutes de marche à braver le vent et la pluie, deux éléments météorologiques fréquents dans la ville du Hamburg HSV, vous arrivez au Pulverfass Cabaret. Vu de l'extérieur, l'endroit ressemble à un restaurant normal. Et dès que vous ouvrez les portes, le ton est donné, vous êtes accueilli par une dame qui ressemble fortement à un homme. Normal, c'est le projet. C'est un club de travestis. Tous les soirs, se tient le seul spectacle composé de travestis d'Europe.


Après avoir déposé nos affaires, nous suivons l'ouvreuse jusqu'à une vaste salle où sont dispersées les tables. La lumière est tamisée, l'ambiance feutrée et le public parsemé, séance de 22h30 oblige. Après avoir commandé à boire nous attendons le début de la représentation qui s'annonce haute en couleurs. Le spectacle ressemble à un cabaret classique, des personnes chantent, parfois en play-back, parfois pour de vrai, comme cette Philippine d'une cinquantaine d'années dont les organes vocaux n'ont rien à envier aux meilleurs chanteuses de la planète. Parmi les numéros les plus marquants, on retiendra ce travesti aux traits très féminins qui a laissé planer le doute sur son sexe jusqu'à la fin. Et, après quelques recherches, je suis tombé sur son compte Instagram.


Une photo publiée par Andressa Piovani (@fraupiovani) le

Un homme s'est glissé parmi la pléthore de travestis et sa particularité n'était pas ses talents de chanteur mais son organe génital très imposant. Pendant cinq minutes, il s'est déhanché avec une serviette pour le cacher et toute la salle était interloquée sur la taille de l'engin jusqu'à ce qu'il le révèle brièvement. Gaëlle a comparé l'objet à un "bras d'enfant". A défaut d'être indispensable, ce numéro était assez marrant.


Nous sommes allés au Pulverfass Cabaret de Hamburg le soir de mon anniversaire. Je tenais à marquer ce jour par une forme d'acte militant. L'idée était de supporter une cause et des personnes encore trop marginales en 2015. En regardant le cabaret, outre les chansons, je voyais des hommes qui ont certainement dû cacher leur volonté de s'habiller en femme pendant longtemps. Des hommes qui ont dû faire semblant, d'être de vrais mâles bien poilus, bien virils. Et puis un jour, ils ont trouvé un endroit où ils pourraient être eux-mêmes, tout simplement. Et j'ai trouvé cela très émouvant, très touchant. C'est d'ailleurs l'histoire de la série Transparent dont je vous parle sur le blog. Dans la vie, c'est important d'être qui on est au fond de son âme et de faire ce qu'on veut sans se soucier de l'avis des autres. A mon humble avis, j'estime que tout le monde aspire à cela mais peu osent vraiment à cause des autres. Cette masse inquantifiable qui altère les comportements et produit une norme sociétale. Certains ont envie mais alors qu'ils s'apprêtent à sauter le pas, pensent aux autres, à ce qu'ils vont dire et du coup rentrent dans le rang. Très tôt, en cinquième, j'ai compris que je n'avais pas envie de faire / penser comme la majorité. Je voulais tout remettre en question. Et après une quinzaine d'années, je peux vous affirmer que j'y suis parvenu. Jamais, je n'ai altéré ma façon de penser ou de vivre vis-à-vis de l'avis des autres. Je me fais mon propre avis sans, nécessairement, suivre celui de la majorité. 


dimanche 26 octobre 2014

Que faire à Hambourg ? (végétarisme, Lübeck, port, paternoster...)

Plus tôt dans l'année dans un supermarché vegan de Dortmund un jeune homme nous a dit que Hamburg était une ville très accueillante pour les végétariens. Cela nous (Gaëlle et moi) a suffi pour avoir envie d'y aller.

>>> Que faire à Dortmund (végétarisme, tour, lac, fac stade...)

Si tu n'aimes pas lire tu peux juste regarder le diaporama flickr.


Le voyage
Pour aller à Dortmund nous avions pris le Thalys. C'était cool mais c'était trop long, genre plusieurs heures. On a vu qu'en prenant l'avion le temps de voyage pouvait être sacrément réduit. Et ça s'est vérifié. En comptant les trajets entre les villes et les aéroports nous n'avons eu que pour trois heures. Vraiment rapide. C'est peut-être un peu plus cher mais ça vaut vraiment le coup. On est passés par Air France.

Le logement à Winterhude
Pour la première fois, nous avons testé Airbnb. Ne connaissant pas du tout la ville, nous avons choisi un appartement qui ne semblait pas trop loin du centre. Et le hasard a eu du bon. Winterhude est un quartier hors du temps qui fait penser à Brooklyn à New York ou à l'image que je me fais de Portland. C'est beau, charmant, calme, beaucoup de gens circulent à vélo et il y a un marché, des salons de thé, des friperies haut de gamme et des boutiques de déco. Après y avoir vécu quelques jours je pense pouvoir dire que c'est un quartier bourgeois, mais pas trop. Je pense qu'on pourrait le comparer au Vème arrondissement de Paris en plus résidentiel. Par contre, en terme d'activité, c'est mort. L'avantage c'est que ce n'est pas loin d'un grand parc.

Stadtpark
Le parc est à quelques minutes à pied de Winterhude. Il est vaste, mais pas trop. Plus petit que le Bois de Boulogne mais mieux fréquenté. Enfin, je pense, quand nous y sommes allés, il n'y avait pas grande monde. En même temps, un matin pluvieux en semaine ce n'est pas étonnant. En été, il semblerait qu'il y ait une grande piscine à ciel ouvert. Là, ce sont les oiseaux qui en profitent pour se baigner. C'est un formidable endroit pour se promener, promener ses enfants, son chien ou tout simplement se vider la tête. Il y a aussi un planétarium mais nous n'y sommes pas allés.


Il y a des coins charmants


Ca va, il y a de l'espace

L'hyper-centre 
Comparé au reste de la ville il est froid. Il est très, trop, touristique. Vous pouvez y aller pour voir la mairie.





C'est là que nous avons rencontré une dame qui nous a conseillé de faire un tour à St Pauli en nous prévenant qu'il fallait faire attention à nos affaires.

St Pauli
Une fois arrivés à la fameuse Reeperbahn, la rue principale du quartier, nous avons compris le projet. St Pauli c'est l'équivalent de Pigalle. Toutefois, lorsque nous y étions, l'ambiance n'était pas aussi hostile que dans le quartier chaud de la capitale. Malgré tout, les panneaux qui interdisaient de porter une arme ou un couteau nous ont laissé penser que certains locaux avaient des projets hostiles. Le logo du quartier est également très représenté dans la ville, c'est assez impressionnant.



Les casinos
A St Pauli, il y a des casinos partout, les espaces de jeu, pas les supermarchés. Nous avons été intrigués. Après avoir jeté un oeil sur le site officiel de la ville d'Hambourg, nous en avons choisi un, pour voir. Au final, aucun rapport avec les casinos tels que vous pouvez les imaginer. Ce sont juste des endroits glauques à la lumière tamisée où des chômeurs accros s'agglutinent. On a fait une partie de roulette et nous sommes partis.

St Georg
Situé près de la gare, nous voulions aller dans ce quartier pour trouver un restaurant. Il était fermé mais sur le chemin, nous avons ressenti un malaise, ce genre de malaise où tu sens une ambiance malsaine. Le malaise s'est concrétisé sur la place principale en voyant 7 types tabasser un autre. La police est arrivé en moins de 5 secondes et les mecs ont continué à mettre des coups. Mais le plus surprenant c'est qu'ils n'ont pas cherché à fuir alors qu'avec les ruelles ils auraient largement pu se faire la malle. Cela nous a posé la question du respect par rapport à la police allemande. Mais ce n'est pas le projet de cet article.



Le port
Hambourg est surtout connue pour son port. C'est un lieu immanquable et beaucoup de personnes semblent en vivre. L'endroit est assez touristique et je doute que les locaux y viennent souvent, comme la Tour Eiffel à Paris. Avec un peu de chance, vous pourrez apercevoir des paquebots impressionnants comme celui-ci.



Nous avons décidé de faire le tour du port en bateau contre 18 euros chacun. Les nombreuses embarcations sont toujours pleines de curieux, comme nous. Nous sommes montés dans le dernier de la journée à la tombée de la nuit ce qui a rendu notre périple plus agréable malgré le froid. La promenade était accompagné par des commentaires qui semblaient amusants, à en juger par les rires nombreux de nos camarades, mais, nous sommes passés à côté.





Pendant la visite je me suis dit : ''Merde, mais en fait nous sommes en train de nous enthousiasmer face à des conteneurs et des grues là ?''. Mais en fait c'est cool et plutôt impressionnant. On recommande.

>>> 5 anecdotes méconnues sur l'Allemagne

Das Paternoster
J'ai découvert le paternoster grâce au livre Karambolage. Pour faire court, c'est un ascenseur ouvert qui ne s'arrête jamais. Avec le végétarisme c'est la deuxième raison pour laquelle nous sommes partis là-bas. La ville est au courant que c'est une vraie attraction et sur le site il y a une liste des paternosters encore en activité. Il y en avait un pas loin de notre appartement et nous y sommes allés. En repartant, nous avons réalisé qu'il s'agissait d'un hôpital pour enfant... C'est une activité déconseillée pour ceux qui ne sont pas à 100 % de leurs moyens. Regardez notre test.



Le végétarisme
Encore une fois, le site d'Hambourg est bien foutu et il y a une liste des endroits vg friendly. Voici une liste de ceux testés.

hin & veg!
C'est un fast-food de type indien. Choix important de burgers végétariens. L'endroit était sale, les tables collantes et la décoration laissait à désirer. Le repas, lui, était correct sans être fou. Le steak était tellement dur que nous galérions pour le couper avec un couteau. Les frites étaient bonnes. Pas mal pour manger sur le pouce mais il y a mieux comme vous le verrez après.

Schanzenstern
Situé à quelques pas du précédent, Schnazenstern a une déco et une ambiance sympa. Malheureusement, dès le départ ça a mal commencé. Les trois serveurs sont sur leur smartphone et ne nous prêtent même pas attention. Après étude de la carte, il n'y avait rien de fou à se mettre sous la dent. J'ai pris... des pâtes avec des tomates. C'était mauvais, mal présenté. Nous déconseillons.

Oma's Apotheke
Premier coup de coeur du séjour. Ambiance géniale, serveurs au top et nourriture vraiment propre. Nous y sommes allés deux fois avec grand plaisir. C'est une sorte de brasserie avec une chouette sélection de plats végés. J'ai pris une pizza avec des légumes de saison. L'endroit est incontournable, même pour simplement prendre un verre.

Qrito 
Le second coup de coeur. Là, si l'ambiance n'était pas aussi cool que chez Oma's, la nourriture était intouchable. D'ailleurs ça m'étonne qu'ils n'aient pas appelé leurs plats Omar Sy. Contrairement à beaucoup d'endroits qui ne savent pas trop comment gérer les végétariens et proposent des steaks de tofu et des frites, là, il y avait une VRAIE offre. Il y avait plusieurs préparations à base de tofu qui étaient vraiment plus que bonnes. Nous y sommes allés deux fois et ce sont peut-être les meilleurs repas pris de ma vie.



Fritz-kola
Le coca c'est de la merde. Aussi bien au niveau des effets de la boisson que de l'entreprise qui fait des actions pires que sales. En Allemagne ils ont fritz-kola et j'ai vraiment vraiment vraiment queaphé. C'est une boisson créée à Hambourg. Au niveau du goût ça fait penser au cola mais en biiiiiiien plus doux. C'est difficile à décrire mais tout ce que je peux dire c'est que c'est bon. Et, détail non négligeable : c'est une boisson vegan. Beaucoup de goûts sont disponibles. Mon préféré est à tout à gauche sur la photo.


Les quartiers
En quelques jours, difficile de ressentir la vie des quartiers d'Hambourg. Toutefois, il y a des atmosphères plus agréables que d'autres. Voici les quartiers visités.

Schanze
Le quartier peut faire penser à Oberkampf à Paris. Un local nous a expliqué que c'était le quartier des étudiants. Cela s'est vu. La population qui fréquentait le quartier était assez homogène. Pour faire simple des gens comme Gaëlle et moi. Si vous ne nous connaissez pas, cette présentation est loupée. A Schanze l'ambiance est vraiment agréable, aucune insécurité, des commerces cool, des restaurants cool, bref, un quartier qui se rapproche de l'endroit où j'aimerais vivre.

Eimbüttel
Eimbüttel, c'est là où il y a Qrito. Un autre local nous a dit que c'était un quartier pour les jeunes familles. Et il suffit de se promener quelques minutes dans les rues pour le constater. Qu'on s'entende, on parle de jeunes familles de cadres ou de CSP supérieures. Bonne ambiance.

Altona
Bof. Il y a beaucoup de cafés, beaucoup de commerces mais l'ambiance est juste bof. 

 Lübeck

Lübeck
Par hasard, je suis tombé sur une photo de Lübeck. J'ai trouvé ça beau. C'est une ville située au bord de la mer Baltique. En partant d'Hambourg par le train c'est à une dizaine d'euros et plusieurs dizaines de minutes. Le centre-ville est situé sur une île. Et c'est vrai qu'une partie de l'architecture est magnifique. Jugez plutôt.


Par contre, j'ai été surpris par les habitants. Pour une ville de type balnéaire comme celle-ci je m'attendais à un population plus comme celle de l'île dYeu, la Rochelle. Et en fait non, c'était l'opposé.

Travemünde
En prenant un bus pendant une trentaine de minutes nous sommes arrivés à Travemünde, la plage de Lübeck. Et même si le temps n'était pas au top, l'ambiance est toujours particulière en bord de mer.




Hambourg en bref 
C'est vraiment une chouette ville dans laquelle j'aimerais bien vivre. Au-delà des restaurants végétariens, c'est propre, les habitants, au moins ceux à qui nous avons parlé, sont gentils et l'ambiance est propre. Nous vous recommandons chaudement d'y aller.

dimanche 25 mai 2014

Que faire à Dortmund ?

Avec @Gaelle, nous sommes allés à Dortmund, en Allemagne, pour voir un concert de Saves The Day, c'était bof, heureusement, la ville de Dortmund était sacrément chouette. Je pense pouvoir dire que j'ai eu un coup de coeur pour cette ville. Nous avions prévu d'y passer trois jours. Vu le temps limité, je ne voulais pas rater des endroits immanquables, malheureusement, en faisant des recherches, je n'ai pas trouvé grand chose à part le Westfalenpark. Pour vous, francophones, voici une petite liste des endroits visités lors de notre séjour dans cette ville de la Ruhr.

>>> [CR] Saves The Day à Dortmund (22/04/2014)

Si tu n'aimes pas lire, tu peux juste regarder les photos du diaporama.




Le Westfalenpark
Après avoir posé nos affaires dans notre hôtel, nous sommes partis vers le premier endroit qui nous semblait attractif : le Westfalenpark, situé au sud de la ville. Nous étions surtout attirés par la Florianturm, une grande tour qui permet d'avoir vue sur la ville. En tout, nous en avons eu pour 10 euros pour l'entrée du parc et l'entrée dans la tour de plus de 200 mètres de haut. Je déconseille cette attraction pour ceux qui ont le vertige. La vue n'est pas belle car la ville de Dortmund n'est pas vraiment jolie. Il s'agit d'une ancienne ville industrielle. Monter au sommet de la tour nous a permis de découvrir l'ampleur du parc qui est vraiment immense.

Coup d'oeil en bas



Sur ce panoramique, on aperçoit seulement une partie du parc. 



Pour faire le tour du parc sans abîmer ses semelles, il y a un train dont le billet ne coûte que quelques euros.



On a ainsi pu découvrir qu'il y a des jardins partagés, un petit lac où on peut faire de la barque, un menuisier et des activités ludiques cachées un peu partout dans le parc.





La carte du parc

De la tour, nous nous sommes rendus compte qu'il y avait le stade de Dortmund pas très loin. 

Au milieu sur la photo


Le Signal Iduna Park
Erreur. A pied, c'était plutôt loin. Nous avons marché une bonne vingtaine de minutes avant d'y arriver.  Mais, nous avons pu découvrir un quartier assez fou. C'est un endroit dédié au sport et au divertissement. Il y a une grande salle de concert et de multiples complexes sportifs (patinoire, piste d'athlétisme couverte, ring de boxe, terrain de football).

Le Signal Iduna Park

Pour ceux qui ne s'y connaissent pas vraiment en football, sachez qu'à Dortmund, le BvB a une place prépondérante. La situation du club et des supporters est comparable à Lens et à Saint-Etienne sauf que celui de Dortmund est beaucoup plus fort d'un point de vue sportif. Il n'y avait pas de match pendant notre passage dans le coin mais si vous pouvez assister à une rencontre, n'hésitez pas. Par ailleurs, contrairement à Paris, qui est quand même un grand club et où il n'y a qu'une boutique sur les Champs, à Dortmund, il y a des boutiques de produits dérivés du BvB partout.



Le métro
Nous étions à Dortmund pendant les vacances, donc il n'y avait pas beaucoup de monde dans le métro. Déjà, c'est plus cher qu'à Paris : 5 euros pour deux. A Paris, c'est 1,70 euro. Toutefois, à Nantes, le billet à l'unité dans un bus coûte 2 euros. La vraie surprise, c'est qu'il n'y a pas de tourniquet, il faut juste composter son ticket comme dans une gare. En trois jours, nous n'avons pas vu un seul contrôleur. Deuxième surprise, chaque métro ne comporte que 5 rames tout au plus, un peu comme un tramway. Aussi, contrairement au métro parisien, celui de Dortmund est très silencieux et SURTOUT : propre. Il est bien indiqué qu'il est interdit de manger et de boire dedans.


Il n'y avait pas non plus de joueurs d'accordéon ou de mendiants. 

Dortmund, le paradis des végéta*iens (mot qui sert à la fois de parler des végétariens et des végétaliens)
Là, je vais casser la chronologie pour vous parler du Dortmund végétarien. Nous sommes arrivés le lundi 21 avril 2014 et comme en France, il était férié. Avant d'arriver, nous avions repéré des endroits vegan friendly et nous sommes arrivés au Bon Appetit (sans accent). 


De type kebab, ce fast food m'a offert ma première vraie surprise du séjour. Là où les plats sont indiqués, au-dessus du comptoir, le premier plat est un burger végétarien. LE PREMIER PLAT. Pas caché dans un coin mais bien mis en évidence. Ensuite sur le reste de la carte il y avait aussi beaucoup de choix pour les végétariens. Pour l'anecdote, il a passé Papaoutai de Stromae. Bien contents d'avoir trouvé un endroit comme celui-ci, nous ne nous attendions pas à trouver mieux et pourtant c'est arrivé le soir-même. Au détour d'une rue du centre-ville, nous sommes tombés sur un fast food végétarien à 90 %. Nous y sommes allés deux fois pendant notre séjour. Mais la vraie révélation est arrivée le dernier jour rue Bissenkamp. Face à face, il y avait deux endroits 100 % vegan. A droite, il y a Vegilicious (ou VeganWonderland), le premier supermarché entièrement vegan d'Europe. Dedans, il y a tout. Des croquettes pour chiens, en passant par des simili-saucisses sans oublier les shampoings, les barres de céréales ou des sandwichs à emporter. Surpris de trouver un endroit comme cela dans une ville comme Dortmund, qui n'est pas Berlin, nous avons demandé à l'un des clients l'état du végétarisme en Allemagne. Il nous a dit que la situation était plutôt correcte grâce notamment à des messages passés par des artistes (au sens peinture, exposition). Et en Allemagne, les artistes sont chez eux. Depuis 1993, une loi allemande défend les animaux. Par exemple, le gavage est interdit et les fermiers qui pratiquent l'élevage intensif ne reçoivent aucune aide de la part de l'Etat. Et cela, au pays de la saucisse ! Dans le supermarché, il y avait aussi des t-shirts, des patchs, des pins et des totebags avec des messages en faveur de la liberté animale. 



Un rayon du magasin

Les t-shirts et les sacs

Juste en face de Vegilicious, il y a Cake'n'treats. Un endroit où on peut prendre son petit-déjeuner et son déjeuner du midi. On a testé les deux. Il y a des croissants vegan, des gâteaux vegan, des bagels, des burgers. Bref, la perfection.





>>> Le végétarisme en France (infographie + reportage) <<<

La Dortmund Universität
J'ignore pourquoi mais je voulais vraiment aller à la faculté de la ville. Voir à quoi cela ressemblait, si elle était aussi moche que celle de Belle Beille à Angers. Je vous le dis tout de suite, ça n'a rien à voir. RIEN. DU. TOUT. Pour s'y rendre, il faut prendre un train de banlieue, l'équivalent d'un transilien. La fac est située au sud-est de la ville. Et dès le départ, on comprend que c'est une grande fac (par la taille). Beaucoup d'étudiants sortent du train et se dirigent vers les bâtiments.



Mais les bonnes surprises sont ailleurs. Tout d'abord, dans le mode de transport ci-dessous. Il y a plusieurs lignes dans la fac, et pour cause, elle est très étendue. Nous avions vraiment l'impression de faire une attraction mais eux, c'est leur quotidien, ils ne doivent plus s'en rendre compte. 


Ensuite, il est midi alors on se dit que ça pourrait être sympa de manger. Et là, point de R.U. froids mais des restaurants à prix très abordables.



On demande à la dame de l'accueil et elle nous confirme qu'il y a des plats végétariens. Une fois dans l'un deux, sans surprise désormais, on trouve un large choix de plats pour nous. Au R.U. d'Angers, j'étais condamné à manger des frites le midi, autant vous dire que la différence est appréciable. Il y avait même le choix entre deux pains de burgers différents.


Si vous n'avez qu'un seul jour à passer à Dortmund, ne ratez vraiment pas la fac.

La carte de la fac


Phoenix-See
En général, les endroits où il y a de l'eau sont jolis alors nous avons décidé d'aller voir ce qu'il y avait du côté de la Phoenix-See au sud-est de la ville. Et la première impression, c'est que ce quartier n'a rien à voir avec le reste de la ville. On dirait une station balnéaire.




J'ai appris en regardant un documentaire sur la ville diffusé sur Arte qu'il était interdit de s'y baigner car la crème solaire pourrait nuire à la qualité de l'eau. Drôle. Dans le même sujet, j'ai aussi découvert qu'avant, à la place du lac, il y avait une énorme usine. Gif, tiré du docu.


C'est un quartier en plein essor, j'ai compté une quinzaine de grues. Encore une fois, dans le reportage, j'ai appris qu'il y avait des joueurs du BvB qui résidaient par ici.

Bon, autant que vous regardiez le reportage, il est vraiment chouette : le lien (25 minutes).


On prenait un verre au bord de la Phoenix-See et on a demandé à l'un des serveurs ce qu'il y avait de sympa à voir dans le coin. Il nous a conseillé de sortir de Dortmund pour aller à Syburg au Sud. Il a dit qu'il y avait une belle vue. Au final, nous nous sommes arrêtés avant en voyant un mini-golf tenu par un sympathique allemand âgé d'une cinquantaine d'années.



Le nord de la ville et la fête foraine
Avant de se rendre au mini golf, on a vu une publicité pour une fête foraine sur un arrêt de bus.



Pas spécialement friand de l'ambiance souvent malsaine qui règne dans ces endroits, je voulais simplement faire de la grande roue. Et nous nous sommes laissés convaincre car il y avait une photo de grande roue sur l'affiche. Plus le métro avançait et plus nous nous sommes rendus compte que le nord de la ville ne ressemblait pas au Sud. Nous arrivions dans le quartier populaire avec des bars à chichas, des voitures tunées et des tags. En fin de compte, la fête foraine était toute petite et comportait aussi un marché, étrange.



Le centre-ville
Le centre-ville de Dortmund est particulier car il est délimité par une forme de rocade.

Vous pouvez voir le petit cercle au centre de la map


Le centre-ville ressemble à ça. Il est très dense

Dans ce cercle, il n'y a pas un mais deux centres. Ce qui m'a frappé c'est le nouveau centre. Il est fait de nouveaux bâtiments et est principalement composé de magasins. Dans une rue, il y a exclusivement des magasins cheap genre Tati et des kebabs. 



Ensuite, il y a l'autre centre, l'historique, là où il y a la mairie. Celui-ci est plus typique, l'architecture correspond bien à la vieille Allemagne et c'est, de fait, plus joli.

La place de l'Hôtel de ville

La mairie

Au coeur du centre, il y a aussi un énorme mall à l'américaine. Et si les magasins trouvés à l'intérieur ne m'ont pas surpris (Fanshop BvB, chaussures, vêtements), j'ai plus été interpellé par des panneaux qui donnent des informations people. 


Et puis pour arriver et pour partir, il faut passer par la gare.


Bilan
Dortmund est une chouette ville pour laquelle j'ai eu un coup de coeur. Elle a le charme d'une ville de province comme Angers ou Nantes. Je vous conseille d'y aller.