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dimanche 25 avril 2021

Avis - Formula 1 : Pilotes de leur destin (Netflix)

J'ai lancé Formula 1 : pilotes de leur destin sur Netflix à un moment où je ne savais plus trop quoi regarder. J'ai mis le premier épisode et j'ai été accroché dès le début. Ce n'est pas vraiment une surprise vu la façon dont c'est fait. Le montage est tout sauf subtil. Les ficelles sont grosses. Tout y est, les gros plans, la musique, les ralentis et l'écriture dramatique digne des meilleurs soaps, bref, tout pour devenir rapidement accro. 

J'ai adoré. J'ai regardé les trois saisons en très peu de temps. Je n'arrivais plus à m'arrêter tellement j'étais pris dedans. Je me suis même surpris à être déçu qu'il n'y ait pas de saison 4 alors que la saison 2021 vient à peine de commencer. 


Outre le montage, j'ai aimé cette série (docu ?) car plus jeune, je regardais tous les dimanches la Formule 1 du temps où c'était sur TF1. C'est donc un sport dont je suis familier. Mais à l'époque, j'ai seulement le souvenir de la course et du podium, rien d'autre. Je me suis désintéressé au début des années 2000. Fin 2020, j'ai entendu parler de l'accident de Grosjean mais ça n'avait même pas attisé ma curiosité. 

La force de ce docu c'est l'immersion au coeur des écuries. On a l'impression de faire partie de ce monde et d'entrer dans les coulisses. Bien entendu, on nous montre que ce qu'on veut bien nous montrer. Tout est parfaitement contrôlé. Mais ça me va, j'ai pas regardé ça pour découvrir des trucs cachés ou je ne sais quoi. Mais ça me semblait quand même important de le préciser. Par exemple, j'ai lu sur un site que Daniel Ricciardo qui est vraiment LE pilote le plus mis en avant avait signé une clause pour être dans le docu. C'est notamment pour ça qu'il est pas mal montré sous son bon profil. 

Enfin bref, voici quelques trucs appris et des observations qui me sont venues en tête en regardant les trois saisons.


Le monde de la F1 est horrible. C'est chacun pour sa peau. La meilleure illustration de cela c'est quand on voit des coéquipiers d'une même écurie se cartonner juste pour des questions d'égo. C'est complètement absurde. D'ailleurs, c'est un sport individuel. Le principe de coéquipier n'a aucun sens. J'ai découvert la rivalité entre Rosberg et Hamilton qui a mis fin à une amitié sincère de longue date. J'ajoute à ça le côté cruel du sport. T'as pas le droit d'avoir des périodes creuses. Si t'es mauvais tu dégages et basta. Et les places sont très très chères. J'ajoute à ça les réclamations des diverses écuries pour faire tomber les autres écuries. Y a des coups bas dans tous les sens. 

La voiture (donc l'équipe) est hyper importante. Tu peux être le meilleur pilote, si ta voiture et ton moteur est claqué tu vas rien faire. D'ailleurs, à les écouter, ce sont tous les meilleurs pilotes, même ceux qui n'ont pas de point. Je ne capte pas tout ce qui touche aux voitures mais ouais ce que je retiens c'est que la fiabilité est très importante. Ça doit être rageant de se sentir bien et d'avoir le moteur qui vous lâche. On voit plusieurs exemples durant les trois saisons. 

C'est un rassemblement de Draco Malefoy. J'ai l'impression que la majorité sont des petits cons. Ça semble être la condition sine qua non pour faire de la Formule 1. Si t'es trop gentil, c'est pas un monde pour toi. Si tu veux gagner, il ne faut pas avoir peur de percuter les autres ou même de mettre les autres en danger. D'ailleurs Verstappen a été présenté comme un méchant dans la série. Au début je ne l'aimais pas avant de capter qu'il avait l'état d'esprit parfait pour être le meilleur dans ce sport. Et ses résultats parlent pour lui. 

L'argent est roi. Les sponsors sont hyper importants. On le comprend surtout via le focus porté sur l'équipe Haas. C'est intéressant qu'on ait pu voir la partenariat raté avec le sponsor boisson d'ailleurs. Au-delà de ça, la fin de la saison 3 montre qu'ils doivent se séparer de leurs deux pilotes Magnussen et Grosjean pour des raisons financières. Avec l'arrivée d'un sponsor allemand, ils ont été obligés d'engager un pilote allemand et j'ai découvert par la suite qu'ils ont aussi pris Mazepin qui n'a pas le niveau pour faire de la Formule 1 et a fait plusieurs sorties racistes. Mais c'est le fils d'un Russe hyper riche donc grâce à l'argent de son père, il a réussi à entrer en F1 sans problème. Pareil pour Lance Stroll qui a intégré Racing point parce que son père a financé l'écurie. C'est en partie comme ça que ça marche. 

Les journalistes participent beaucoup aux tensions qu'il peut y avoir. Ça c'est valable dans tous les sports pas mal médiatisés en vrai. Et c'est en partie leur travail donc je ne leur jette pas la pierre. Cependant ça fait partie intégrante du travail de pilote de F1 de savoir réagir à ce genre de chose. Savoir quoi répondre à des questions qui n'ont rien à voir avec votre façon de piloter. Ils ne peuvent pas se cacher derrière leur écurie comme un joueur de foot pourrait se cacher derrière son club. Nan, ici, la communication est une grande partie de leur travail. Chacunet de leur apparition, c'est aussi une occasion de montrer les marques qui leur permettent de rouler. 

Les Français sont en place. Outre Daniel Ricciardo, l'autre personne mise en avant dans ce docu c'est Cyril Abiteboul, ancien directeur de chez Renault. Il a vraiment beaucoup de temps d'antenne. Pareil pour Romain Grosjean qu'on voit beaucoup et Pierre Gasly qui a un beaucoup de temps d'antenne. J'ai même découvert récemment que Toto Wolff parlait parfaitement français. À tout cela on peut ajouter Jean Todd qui est une légende du sport. 

C'est un sport cruel. Bottas est frustré alors qu'il est dans la meilleure écurie du moment et qu'il est super fort. Peut-être que si Hamilton n'était pas là, il aurait déjà gagné un championnat du monde. Les moments où il parle de sa frustration sont terribles. 

Ça me tabasse quand ils disent déso après avoir planté la voiture. Ce sont des accidents qui coûtent hyper cher et un mauvais freinage peut les envoyer dans le décor. 


Lewis Hamilton est dans un autre monde. Tout au long des trois saisons, on voit plusieurs affrontements entre pilote et au bout d'un moment je me suis rendu compte que les épisodes se terminaient très souvent de la même façon : Hamilton qui remporte la course. Au moment où j'écris ces lignes, je viens de commencer de regarder le docu de Canal + qui lui est consacré. Il est vraiment à part. Il a ce truc en plus que très peu de sportifs ont. C'est très impressionnant. 


Conclusion 

Je vous recommande vivement de regarder ce docu-série. Il n'est pas question de voitures mais d'hommes et de rivalités. L'aspect technique est vraiment placé au second-plan. Vous serez tenus en haleine du début à la fin ! La cerise sur le gâteau c'est qu'il y a aussi pas mal de passages sympathiques et divertissants. 




lundi 20 avril 2020

Avis télé-réalité : The Circle France (Netflix)



Au début de l'année, The Circle est sortie sur Netflix. J'ai vu passer la télé-réalité dans mes recommandations. Une collègue m'en a parlé du temps de l'époque pré-confinement. Elle me disait à quel point c'était génial. Je l'ai crue. Mais le fait que ça se passe aux États-Unis ne m'a guère intéressé. Il m'arrive parfois de regarder sur MTV France, des télé-réalités venues du Royaume-Uni ou des États-Unis et c'est un autre délire. Une autre culture. Forcément, ça m'intéresse moins. La télé-réalité a ce mérite de montrer à quoi ressemble une partie de la société (la jeunesse en général) a un instant T. Re-regardez les photos du premier Loft est ça vous donnera une idée de quoi je parle. Il n'est pas seulement question de fringues mais aussi de façon de parler.


Quel est le principe de The Circle France ?
Plusieurs inconnus sont rassemblés dans immeuble. Chacun est enfermé dans un studio. Ils peuvent seulement interagir via Le Cercle, un espace en ligne auquel ils sont tous connectés. C'est un concours de popularité. Pour ne pas être éliminé, il ne faut pas être détesté. À l'inverse d'une télé-réalité comme Secret Story, le public n'influe pas sur les éliminations.

Avis
Pendant les premiers épisodes, j'ai trouvé l'idée géniale et novatrice. C'était plutôt bon enfant. Et puis vers le septième épisode, j'ai commencé à trouver ça long. Clairement, le début est porté par la forte personnalité de Cédric. Ensuite, il n'y a personne pour reprendre le flambeau. Le monégasque n'est pas particulièrement sympathique, Romain est un Robin, pas un Batman, Gary est un PNJ et Éléa est Loïs Lane. Quant à Ines, elle était peut-être le pendant de Cédric. Une télé-réalité repose un peu sur son mécanisme mais ce sont surtout ses personnalités qui lui confère un intérêt. C'est valable pour Les Anges, Koh Lanta et aussi pour The Circle France. Ici, les candidats sont un peu fades, clairement.



Sur l'idée du jeu, ce qui m'a amusé c'est que le cercle c'est ni plus ni moins que ce qui se passe sur Slack ou sur Twitter. Un concours, qu'on le veuille ou non, d'influence. Maîtriser la communication sur des outils de discussion en ligne c'est un art. Certes, c'est plus facile pour les gens qui ont grandi avec Caramail et Myspace. Pour ceux qui sont plus vieux, c'est une autre histoire. J'en ai vu des gens qui ont la trentaine avancée avoir du mal à comprendre le second degré, à se faire comprendre ou tout simplement passer à côté d'expressions pourtant très répandues. En ce qui concerne les plus jeunes, ils sont littéralement nés avec, donc pour eux pas de problème. Ce sont ces disparités qui vont d'ailleurs causer la perte d'un personnage de ce cercle. Même à travers des mots on peut facilement deviner qui est qui.



En résumé, je ne vous recommande pas de vous jeter sur The Circle France. Sans ce confinement, je ne pense pas que j'aurais pris le temps de regarder. C'est divertissant au début, long vers la fin. Les mécanismes sont usés et ça devient répétitif. Cela dit, je dois quand même admettre que le dénouement est plutôt drôle. Mais sinon, rien de bien fou à se mettre sous la dent. Si ce n'est pour le côté marqueur temporel d'une époque.



lundi 23 septembre 2019

The Office : l'épisode que je n'avais jamais vu

J'ai vu 12 fois les 9 saisons de The Office. Les 9 saisons, sauf un épisode.


Je n'en avais jamais parlé. Le mal étant réparé, je peux désormais me confier. Je me suis lancé dans The Office en récupérant sur un disque dur les cinq ou six premières saisons. L'un des fichiers était cassé. Illisible. J'ai bien cherché à le trouver en ligne mais je n'ai jamais réussi. Le temps passant, la recherche de l'épisode s'est avérée de plus en plus difficile. J'ai abdiqué en captant que voir cet épisode n'entravait en rien ma compréhension de l'intrigue. Mais cet épisode manqué est toujours resté dans un coin de ma tête.

>>> Le classement définitif des personnages de The Office <<<

En regardant un vlog sur YouTube, j'ai découvert que The Office était disponible sur Netflix. J'ai filé sur mon compte pour me heurter à une dure réalité : il n'est pas sur Netflix France mais sur Netflix... US.


Je crois que le pire c'est quand je voyais passer des photos de cet épisode et que ça ne me disait rien du tout. Mais l'histoire se termine bien.

Cet été, je suis parti en vacances aux États-Unis. Par chance, dans le Airbnb, il y avait un accès à Netflix. Très rapidement, je suis parti à la recherche de cet épisode avec un pincement au coeur. Et je l'ai lancé.

C'était un sentiment étrange et instructif. Clairement, l'épisode n'a rien d'exceptionnel. Mais c'est fascinant car il possède tous les codes typiques de la série. Du coup, j'avais l'impression de regarder un truc que je connaissais déjà. Ça m'a fait du bien.

Avec l'arrivée de Netflix, j'ai donné leur chance à beaucoup de séries mais aucune ne me procure le plaisir que j'ai ressenti la première fois que j'ai vu chaque épisode de The Office. Au final, cette mésaventure m'a permis de me faire un petit plaisir, 6 ans après la diffusion du dernier épisode inédit.

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Avis série - Dark (saison 2)


mercredi 7 août 2019

Avis série - Dark, saison 2 (Netflix)


J'étais ravi de voir que la saison 2 de Dark était disponible sur Netflix. J'ai vite déchanté en lançant le premier épisode et me rendant compte que j'avais tout oublié. Mais Mélanie m'a rassuré sur Twitter, merci à elle.


Après avoir repris espoir, j'ai lu ce récap' complet de la saison 1 (en anglais) pour me remettre les idées en ordre. Bon, clairement, ça reste un gros bordel cette série.


LA SUITE CONTIENT DES RÉVÉLATIONS SUR L'INTRIGUE



Avis
La saison 2 de Dark reprend là où la première s'est arrêtée. Littéralement. D'où la confusion. Il n'y a pas de moment d'observation où on nous prend par la main. Ils font genre que la saison 1 ne s'est pas terminée fin 2017. Il faut s'accrocher pendant le premier épisode et ensuite ça passe crème.

Cette saison 2 répond à toutes les questions que je me pose dans cet article. On découvre qui est qui. Qui fait quoi. Qui fait quoi pourquoi. Une fois de plus, Dark éclate la tête. Il faut vraiment s'accrocher pour essayer de comprendre ce qui se passe. Mais la principale révélation c'est que celui qui se cache derrière tout et maîtrise le plus les voyages dans le temps c'est Adam qui n'est autre que la version la plus vieille de Jonas.


Ensuite, on comprend que son ennemie jurée c'est Claudia. 


En ce qui concerne le fameux Noah, ce n'est que le pantin d'Adam/Jonas et il est beaucoup moins important qu'on pouvait le penser. 


Mais le principal rebondissement de la saison 2 c'est quand on commence à douter de qui est gentil et qui ne l'est pas. Au départ, on pense qu'Adam est un enfoiré et que Claudia est une gentille. Et puis, quand elle tue son père, on capte qu'en fait c'est pas si simple du tout. 

En ce qui concerne les autres personnages, franchement, ça ne m'a pas semblé captivant du tout. 

Globalement, je ne regrette pas d'avoir regardé la saison 2 mais c'est très dispensable. C'est très compliqué pour pas grand chose. Ce n'est pas vraiment ce que j'attends d'une série. À la fin, je me suis rendu compte que j'étais trop concentré pour une activité comme celle-ci. Ça n'en vaut pas la peine. Surtout par rapport au plaisir procuré à la fin qui n'est pas ouf. 

Pour le coup, je n'en ai plus grand chose à faire de la suite maintenant que j'ai eu la réponse à toutes mes questions. C'est peu probable que je regarde la saison 3.


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Avis série - Dogs of Berlin (Netflix)


dimanche 16 décembre 2018

Avis série - Dogs Of Berlin (Netflix)

Quelle claque !!!! Le 7 décembre, deux séries sont sorties sur Netflix : Plan Coeur et Dogs Of Berlin. La première est une production française, la seconde est une production allemande. Logiquement, chez nous, la communication a surtout été faite sur Plan Coeur et chez nos voisins elle a dû être faite sur Dogs Of Berlin.



J'ai donc regardé Plan Coeur en premier et j'en ai parlé sur mon blog. Pas une série révolutionnaire mais sympathique. Pas à jeter, pas à encenser. J'ai enchaîné avec Dogs Of Berlin et le contraste a été saisissant. Humiliant même, pour Plan Coeur. Mais avant de donner mon point de vue là-dessus, je vais parler de la série comme je le fais d'habitude sur mon blog. 


De quoi ça parle ? 
Deux flics que tout oppose (un ancien néo-nazi et un allemand d'origine turque) se retrouvent à devoir gérer le meurtre de la vedette du foot allemand. En parallèle, ils vont tenter d'endiguer le crime qui sévit à Berlin. 



Avis
Bordel, qu'est-ce que c'était bien ! Il y a pas mal de sujets que j'aime bien dans cette série. C'est pour ça que j'ai très vite accroché. Et le fait que ça soit une série allemande m'a encore plus fait plonger. D'ailleurs, j'ai regardé Dogs Of Berlin en VOST pour vraiment avoir l'impression d'être immergé dans l'histoire (et pour mesurer mon degré de compréhension).

La distribution est vraiment bonne. C'est un phénomène qu'on retrouve dans toutes les bonnes séries. S'il est évident que les personnages principaux sont joués par des acteurs solides, on peut rapidement déceler rapidement la qualité d'une série en observant la façon de jouer troisièmes ou quatrièmes rôles. Par exemple, dans les premiers épisodes, l'actrice Alina Stiegler montre rapidement ses qualités. D'ailleurs, elle jouait tellement bien que je pensais qu'elle allait prendre beaucoup plus de place dans l'intrigue alors que pas du tout.

Tenor

C'est d'ailleurs l'une des forces de Dogs Of Berlin. L'histoire ne se concentre pas seulement sur les deux personnages principaux. Il y a tout un tas de ramifications qui fait que beaucoup d'acteurs ont l'occasion de briller. Ça donne plus d'épaisseur à la série et c'est pas plus mal. 

Aussi, j'ai bien aimé le mélange football - mafia - police. Ce sont trois mondes fascinants et plutôt opaques dont on ne sait pas grand chose. Des mondes qui sont la source de pas mal de fantasmes. D'ailleurs, Dogs Of Berlin m'a fait repenser au carton rouge stupide pris par Zidane en finale de la Coupe du monde en 2006. Le gars a réussi à plus ou moins se contrôler pendant toute sa carrière et là il fait un truc inutile sorti de nulle part. Je ne donne pas plus de détails si jamais vous lisez cet article avant de regarder la série mais ça interroge.

À part ça, l'histoire en elle-même est vraiment bien foutue. À aucun moment il n'y a eu de saut de requin. Tout s'emboîte de façon logique. La tension monte au fil des épisodes et le final n'est pas du tout décevant. Clairement, je vous recommande fortement de profiter de ces prochaines semaines pour regarder Dogs Of Berlin sur Netflix.

>>> Que vaut un avis culturel ? 

Plan coeur humiliée 
J'ai donc enchaîné Plan Coeur et Dogs Of Berlin. Quelle claque pour Plan Coeur. C'est une véritable humiliation. Et là il n'est pas question de genre. Les deux séries ne sont pas sur le même thème. C'est plus une question de globalité. Dogs Of Berlin c'est le Paris Saint-Germain (meilleure équipe de foot français) et Plan Coeur c'est une équipe de troisième division. Sur le papier, ce sont bien deux séries. Elles sont toutes les deux sur Netflix. Elles ont eu des campagnes de promotion similaires. Elles ont un scénario, des acteurs, bref, sur le papier deux séries se ressemblent.

Pourtant, Plan Coeur ne joue PAS DU TOUT dans la même division que Dogs Of Berlin. Si je n'ai pas défoncé Plan Coeur dans ma critique c'est parce que j'ai jugé la série à l'aune de la situation des séries en France. Je me suis dit que c'était pas mal par rapport à Marseille. J'ai vu ça comme un produit sympathique. En mode, c'est bien continuez comme ça, peut-être que dans 5 ans ça sera parfait !!! Sauf que Dogs Of Berlin est déjà 5 ans plus tard.

J'ai été stupéfait par la différence de maturité entre les deux marchés. Je parle seulement de Netflix.


La différence flagrante entre les deux pays est flagrantes et au désavantage de la France. Déjà, en termes de budget c'est saisissant. Et puis sur le contenu aussi. Ce n'est pas un hasard. Qui décide des séries sélectionnées pour être produites ? Netflix ? Si oui, est-ce que c'est Netflix qui impose des budgets plus petits à  la France ? Des séries moins ambitieuses ? Ou alors c'est lié au système financier en place en France ? Je n'ai aucun réponse à ces questions mais c'est dommage.

Et puis après tout, on n'est pas non plus obligés d'en prendre plein les yeux à chaque fois. Il en faut pour tout le monde.

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Avis série : Plan Coeur (Netflix)

dimanche 9 décembre 2018

Avis série - Plan coeur (Netflix)

J'avais vu des affiches pour Plan coeur dans le métro sans que la sortie de cette série me marque plus que ça. Ensuite, vendredi matin, j'ai vu passer un tweet qui annonçait la disponibilité de la série sur Netflix. Plan coeur est arrivée à un moment où je n'avais littéralement plus rien à regarder. Je me suis donc dit pourquoi pas. Avant de lancer le premier épisode, je n'avais aucune connaissance sur le synopsis et je n'avais vu aucune bande-annonce. 



De quoi ça parle ? 
Elsa, trentenaire et paumée, n'arrive pas à oublier son ex. La voyant sombrer, ses amies décident de lui payer un homme de compagnie sans la prévenir. Ça ne tournera pas comme prévu.



Avis
J'ai très rapidement compris que j'allais aimer Plan coeur. J'ai tout de suite apprécié le bon jeu des actrices et des acteurs et la qualité de la réalisation pour une série comme celle-ci. Ensuite, je suis très vite rentré dans l'histoire. Peut-être parce que j'ai presque l'âge des personnages et que je fréquente aussi les endroits où ils vont. Tenez, pas plus tard qu'il y a quelques semaines, je me suis retrouvé au même spectacle que l'actrice qui joue Émilie. Dans une salle de 20 places. C'est peut-être un détail mais quand je vois que les acteurs de The Office ressemblent pour la plupart à qui ils sont dans la vraie vie, je me dis que ça peut être une raison de la réussite d'une série.


L'histoire n'a rien de révolutionnaire et c'est très bien comme ça. Netflix est en train de vouloir séduire les Français avec cette seconde série produite pour la France. Ça aurait été stupide de tenter un truc trop pointu et inaccessible. Ici, les histoires d'Elsa et ses potes sont communes. On les a déjà vues dans d'autres séries. D'ailleurs, Elsa m'a rapidement fait penser au personnage de Lena Dunham dans Girls. Elle est insupportable et elle fait tous les mauvais choix.

À la fin de la saison 1 j'ai eu deux sentiments :
• elle fait de la peine la pauvre
• bien fait, t'avais qu'à faire les bons choix

Parlons du côté carte postale. Rapidement, on comprend les intentions en voyant le Sacré-Coeur en gros dans le fond, les troquets assez parisiens où ils vont et les endroits cossus dans lesquels ils vivent. Tout ça vient seulement servir le cliché des jeunes des autres pays comme a pu le faire une série comme Girls à New York par exemple. Si on voyait des gens dans des 20 mètres carrés en dehors de Paris, ça aurait tout de suite moins de charme.

À qui s'adresse Plan coeur
À mon avis, la principale cible de Plan coeur ce sont toutes les Elsa. Encore plus celles qui vivent à Paris ou dans des métropoles similaires à l'étranger. Elle a la trentaine, un travail où elle s'ennuie, elle est célibataire, elle n'a plus confiance en elle et elle cherche un sens à sa vie. C'est intéressant car après avoir fini la série (d'une traite), j'ai pensé à la cible donc. J'ai ouvert Twitter. Et une meuf qui se rapproche beaucoup de ce profil venait tout juste de dire qu'elle avait adoré Plan coeur. Ce n'était pas vraiment surprenant.

Conclusion
Merci Netflix. Merci parce qu'à aucun moment on aurait pu voir ce genre de série sur une chaîne française. C'est trop segmentant, pas assez grand public, parisianiste, bref, tout ce que veulent éviter des TF1 ou M6. Ce que veulent ces chaines c'est toucher les "femmes responsables des achats". La femme de 45-55 ans qui vit à Dijon, Reims ou Limoges. C'est pour ça que des feuilletons comme Demain nous appartient, Un si grand soleil ou Plus belle la vie cartonnent. À la télévision, il y a très peu de place pour le risque. Les enjeux financiers sont trop grands. Donc merci Netflix pour cette série qui est super chouette et dont j'ai hâte de voir la saison 2 !

Bonus, j'ai fait quelques gifs tirés de la série :

Tenor
Tenor
Tenor
Tenor

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mardi 10 avril 2018

Avis animé - One Punch Man (Netflix)

One Punch Man est un manga dont les sept premiers tomes ont été adaptés en animé pour former une première saison. L'animé One Punch Man est arrivé au printemps 2018 dans le catalogue de Netflix France.



J'ai découvert l'existence de ce manga dans un entretien accordé par Orelsan à Mouv'. Le rappeur est la doublure française de Saitama, le personnage principal de One Punch Man. Quand j'ai entendu cette information, je n'en ai rien fait mais ça a attisé ma curiosité. Sans plus. Mais l'arrivée de l'animé sur Netflix France m'a permis d'y jeter un oeil.

J'ai compris dès le premier épisode pourquoi ce rôle a été confié à Orelsan. Saitama c'est lui en chauve et dans un domaine différent. C'est une sorte de loque qui fait pas grand chose de ses journées. Par contre, quand il faut faire ce qu'il a à faire, il est très fort même.



Si je prends le temps d'écrire un article sur mon blog c'est parce que j'ai dévoré la première saison ! J'ai adoré suivre les aventures de Saitama et Genos, son disciple. Saitama est drôle, il se fout de tout, ne respecte pas grand chose et il a un côté sympathique.

Ce qui me plaît chez lui c'est qu'il est fort mais qu'il ne cherche pas forcément la gloire. Il veut avant tout défoncer des monstres et protéger les Japonais. Pendant ce temps, d'autres super-héros sont moins forts mais en font des caisses pour augmenter leur popularité auprès des habitants. Ça fait rager Genos qui a envie de dire à tout le monde que son maître est le plus fort mais il respecte son humilité.

Ouais, c'est ça que j'apprécie chez Saitama. C'est pas le genre de personne à faire un truc génial et à le crier sur tous les toits. Il fait ce qu'il a à faire et il passe à autre chose.



Les différents épisodes se ressemblent beaucoup. En gros, des monstres viennent pour tuer tout le monde et il les éclate sans autre forme de procès.

Un autre aspect de One Punch Man qui m'a plu ce sont les autres super-héros. Deux d'entre eux ont attiré mon attention.

Roulette Rider
C'est un héro de classe C. En gros, dans la classe C, ce sont les types qui n'ont aucun pouvoir et qui ne sont pas particulièrement forts. C'est son cas. Il s'appelle Roulette Rider car il se balade à vélo. Mais il ne sait pas se battre. Les seules fois où on le voit essayer, il se fait casser la gueule.



Le moment qui m'a particulièrement faire rire c'est quand il y a une grosse urgence, qu'il s'y rend à vélo et qu'il s'arrête à un feu rouge parce qu'il respecte le code de la route. Sachant qu'il n'y a plus aucun habitant dans le ville.



Pri-pri prisonier
L'autre héros qui m'a diverti c'est Pri-pri prisonier. Il fait partie des meilleurs et il est super fort. Si j'ai tout compris, il se bat surtout pour pas que les méchants défigurent les autres héros qui lui plaisent.


À un moment donné, il s'apprête à se battre et déchire son chandail (visible ci-dessus) et ça l'énerve encore plus !


Et sa particularité, c'est que quand il est à 100 % de ses capacités, il se retrouve à poil.


Autant vous dire que j'ai regardé d'une traite la saison 1 de One Punch Man. J'ai même été frustré de ne pas avoir la suite. Sachant que la saison 2 de l'animé est en production mais qu'aucune date n'est annoncé en ce qui concerne sa sortie. Loin de me laisser abattre, je me suis renseigné. Je me suis rendu compte que la saison 1 concernait les tome 1 à 7 du manga. Après une rapide recherche, j'ai trouvé une librairie indépendante où j'ai pu me procurer le tome 8. Et je compte bien tout lire jusqu'au 10, le dernier en date, au printemps 2018. 



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mercredi 4 avril 2018

Avis spectacle - Fary Is The New Black (Netflix)

3 avril 2018. Je vois passer un tweet de Netflix qui annonce la disponibilité d'un spectacle de l'humoriste Fary sur leur plateforme.



Je le regarde le soir-même parce que je trouve l'extrait amusant et parce que y'a quelques mois j'ai vu passer, sur Facebook, un extrait d'un autre spectacle que j'avais trouvé chouette.

À l'issue de la représentation, je n'ai pas besoin de réfléchir longtemps pour savoir ce que j'en ai pensé. Je suis content de ne pas avoir payé pour voir ce spectacle en vrai.

Déjà sur la forme. Malgré le fait qu'il travaille avec Kader Aoun, un producteur / auteur qui a déjà fait ses preuves, le spectacle est confus. Ça part dans tous les sens et après un peu plus de la moitié du spectacle j'ai commencé à décrocher. J'ai senti qu'il voulait faire passer des messages, notamment sur l'esclavage. Mais quand il le fait, il devient super sérieux d'un coup et ça détonne avec le reste du spectacle. Sur ce point-là, je ne lui en veux pas. Il est jeune. Il a le temps de s'améliorer sur ce point. On peut pas reprocher à un jeune de ne pas proposer un truc parfait dès le début.

Nan par contre, ce qui m'a poussé à écrire cet article c'est tout son passage où il parle des filles qui vont en boîte et leur façon de s'habiller. On va faire simple : il les humilie publiquement sur leur façon de s'habiller.





Ce qu'il fait c'est qu'il critique les femmes qui dévoilent leur corps pour aller en boîte. Il en parle de façon négative et méprisante. Il ne s'arrête pas là.





C'est plus clair là ? En gros, ce que je pense, c'est que personne n'a à juger autrui sur sa façon de s'habiller. Et attention, ici c'est un mec, mais j'ai appris récemment que certaines filles sont encore plus dures entre elles. Je l'ai entendu dans cette vidéo.



On va pas se mentir. Je pense que le jugement est une réaction naturelle chez l'humain. Cette phrase est le résultat d'observations menées depuis que je suis né. Mais je fais une GRANDE différence entre quelqu'un qui regarde la télé avec sa meuf et qui critique une participante des Reines du shopping et un type qui fait un spectacle dans une salle pleine qui est ensuite diffusé à une large audience sur Netflix.

Ça m'emmène à ma conclusion. La scène est, et doit rester, un espace de liberté ou les humoristes doivent pouvoir dire ce qu'ils veulent (dans le cadre de la loi du pays dans lequel ils/elles se produisent). Que Fary humilie publiquement des meufs, il peut le faire. En fait, c'est même pas à lui que j'en veux mais à Netflix.

Netflix est une plateforme née aux États-Unis. Et vous n'y avez peut-être pas fait attention mais je vais vous le dire : les programmes produits par Netflix ont tous un point commun : ils sont inclusifs et s'adressent à toutes et à tous. Ou en tout cas, au plus de monde possible. Or, j'ai trouvé que le spectacle de Fary ne correspond pas à cette ligne et j'ai trouvé ça dommage.

Cela dit, si vous moquer de la façon dont s'habillent les meufs pour aller en boîte et les traiter de putes c'est un truc qui vous branche, foncez regarder Fary Is The New Black sur Netflix.

Précision : ce passage n'est qu'une partie du spectacle. J'ai rigolé franchement 3 fois sur la totalité de la représentation.


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lundi 2 avril 2018

Avis – Terrace House : Opening New Doors, partie 1 (Netflix)

RAAAAAAAAAAAAAH ! C’est ce que je me suis dit quand le huitième épisode de Terrace House : Opening New Doors s’est arrêté et que l’écran ne m’a pas automatiquement réorienté vers l’épisode 9. Quelle frustration ! En fait, il s’agit seulement de la première partie. Et je n’ai trouvé aucune date relative à la sortie de la seconde sur Netflix. Le problème c’est qu’il semblerait qu’elle soit déjà sortie dans d’autres parties du globe. Je vous préviens donc d’être prudent·e·s si, comme moi, vous voulez lire des articles ou des tweets sur ce sujet. Je crois que je me suis fait divulgâcher en cherchant le mot-clic #TerraceHouse sur Twitter.



Mais bon, à défaut d’avoir vu la saison entière, je vous propose de vous donner mon avis sur cette première partie de Terrace House : Opening Dew doors, disponible sur le catalogue français de Netflix.

Avant tout, je suis super satisfait de ces huit épisodes. J’avais apprécié Terrace House : Boys And Girls In The City mais j’avais été totalement frustré par Terrace House : Aloha State. Quelle déception. Déjà, j’en ai rien à foutre de Hawaii. Si je regarde Terrace House, c’est aussi pour être dépaysé. Si je veux voir des paysages similaires à celui de Hawaii, il me suffit de regarder les télé-réalités françaises. Avec Terrace House, je veux du dépaysement, de la tradition. Bref : je veux voyager sans bouger de mon canapé.

Pour ça, Terrace House : Opening New Doors répond parfaitement à mes attentes. La production a eu l’excellente idée de quitter la capitale pour installer les habitant·e·s à une heure de l’agitation de Tokyo. La région semble montagneuse et en voyant arriver les gens, j’ai vite compris que la montagne est une part importante de cet endroit. Il y a Taka qui est un snowboarder professionnel et Tsubasa qui est hockeyeuse. Bon, c’est vrai qu’on joue aussi au hockey dans des endroits où il n’y a pas de montagnes, mais ça reste une activité plus accessible dans les endroits de la sorte.

Mon grand défaut quand j’essaie de parler d’une œuvre c’est de ne pas réussir à structurer ma pensée. Cette fois-ci, pour faire ça bien, je vous propose de rassembler les différents points en plusieurs parties bien distinctes.



Rappel : cet article est seulement basé sur les huit premiers épisodes de Terrace House : Opening New Doors.

La romance entre Tsubasa et Shion 
J’adore les comédies romantiques. C’est mon genre cinématographie préféré. J’aime vraiment ça. C’est ma came. Mais c’est toujours du cinéma, des histoires inventées. Dans Terrace House, comme c’est précisé au début de chaque épisode, ce n’est pas scénarisé. J’apprécie cela. C’est pour ça que l’histoire naissante entre Tsubasa et Shion me réjouit au plus haut point.



Tsubasa je l’ai très vite appréciée parce qu’on la voyait jamais dans les premiers épisodes. Elle bosse dur entre le hockey et son travail. Elle sait ce qu’elle veut, elle sait où elle va. Cet aspect est d’autant plus visible quand dans la maison il y a une loque (y’a pas d’autre mot) comme Ami qui est complètement paumée et ne sait pas ce qu’elle veut. Même Yuudai fait semblant de savoir. Mais on parlera d’eux dans une autre partie. Ensuite, l’attitude détachée de Tsubasa m’a énormément plu. Elle a rien à foutre. Elle vient bouffer avec des joggings, des trucs amples, bref, la détente totale. Enfin, physiquement, je la trouve vraiment mignonne et comme je l’ai indiqué sur Twitter, j'aime bien son sourire.


Le seul moment où elle m’a agacé c’est quand elle est en train de jouer au baseball avec Taka dans le jardin et qu’elle s’excuse de pas être jolie. PUTAIN DE BORDEL DE MERDE ! Le pire c’est que Taka ne parlait pas du tout de ça. Genre, elle l’a sorti de nulle part.

https://twitter.com/EricRatiarison/status/975706219796197378


En ce qui concerne Shion, j’ai aussi eu une forme de coup de foudre amical pour lui. Il a vraiment l’air sympa. Comme Tsubasa, il est détaché et posé. J’ai aussi noté une fois que quelqu’un a dit de lui qu’il disait toujours n’importe quoi : signe de quelqu’un avec qui j’ai envie d’être pote. Et puis, pour couronner le tout il est SUPER stylé.



Quand on y pense, leur rapprochement était super probable étant donné leurs caractères assez similaires. C’est chouette que Shion ait amorcé le bail en prenant les devants pour la séduire. Une fois enclenché, ils ont enchaîné les rencards en commençant par un bain de pieds improbable. Qui propose comme premier rencard un bain de pied ? Shion. Et Tsubasa a accepté. Rien que ça, ça m’a fait les apprécier encore plus. Si t’as un délire chelou et que la personne que tu essaies de séduire le partage, c’est super bon signe.

Après ça, on a eu le droit à la partie de basket trop mignonne et digne des meilleures comédies romantiques. Quand il la bâche c’est « violent » mais c’est aussi trop mimi. Ensuite, quand ils sont assis sur le parquet je n’avais qu’une envie c’est qu’ils s’embrassent. Mais peut-être que les étapes sont différentes au Japon, je n’en sais rien. En tout cas, l’histoire entre Tsubasa et Shion est trop mignonne et j’espère sincèrement que ça ira au bout.



Yuudai et Ami 
Pire rapprochement de l’histoire. Les deux viennent d’entrer dans la vingtaine et sont complètement paumés. J’aime pas le mot « normal » mais c’est celui qui me semble le plus adéquat pour évoquer leur situation respective. Ouais, quand tu sors du lycée c’est normal d’être paumé, de pas savoir ce que tu veux faire, de réfléchir, de te tromper ou d’hésiter. Mais du coup, le hic intervient quand tu entres sur le marché du célibat avec une vie qui n’est pas en ordre. Ça ne fonctionne pas. Et ça n’a pas raté. Je n’avais jamais vu un rencard aussi horrible à regarder que celui entre Ami et Yuudai. Et ils se partagent les torts hein. D’un côté, Ami est infâme d’avoir accepté un rencard avec Yuudai alors qu’il ne lui plaît pas, pire, il l’irrite. Qui fait ça ? C’est pas une vie. Ensuite, Yuudai a été stupide de ne pas comprendre les signes négatifs qu’elle a envoyé les jours précédents. Il a forcé, il a insisté sans prendre en compte ce qu’elle disait ou ses réactions.



Je ne parlerai pas plus d’Ami car elle ne mérite pas mon temps par contre je vais évoquer vite fait la mise à l’écart de Yuudai. Ça se sent qu’il a une vie pas simple et les réactions de ses colocataires, plus âgés, sont violentes. Iels lui font la leçon. « Fais ci, fais ça ! » Niquez-vous, le gars est un gamin, laissez-lui le temps de grandir. Ça me fait penser aux gens qui disent : « C’est gamin de faire ça ». Bah ta race à vouloir faire l’adulte. Si être adulte c’est faire que des trucs sérieux et jamais sortir des clous bah nique, ça fait de la peine. Que des gens embrassent cette attitude à 20 ans, tant mieux pour eux, mais ne forcez pas les autres à imiter vos choix, même s’ils vous ont été bénéfiques. Chacun va à son rythme, c’est tout. Cependant, dans le cas précis de Terrace House : Opening New Doors, je comprends qu’ils veulent l’aider car ils vivent ensemble.


Mizu-tki ?
Comme Mizuki dans Boys and Girls In The City, Mizuki est invisible. Elle n’est impliquée dans aucune histoire du coup ça se transforme en peu de temps d’antenne. Mais comme par magie, dans les derniers épisodes, elle apparaît dans les montages… de façon peu glorieuse. Elle explique à Shion que son ex a repris contact avec elle. Je n’ai aucune expérience dans ce genre de trucs mais les commentateurs en plateau ont vite flairé l’embrouille. Et iels ont visé juste. Le gars voulait seulement tirer son coup. Le pire c’est qu’elle est parfaitement au courant qu’il a une copine. Mais ça n’a pas semblé lui poser de problème de faire un rencard avec lui et d’aller plus loin tout en sachant cela. Le plus triste dans l’histoire c’est qu’il a réussi à lui faire avaler qu’il voulait seulement s’amuser sans définir leur relation. Et ensuite, elle fait genre qu’elle est d’accord avec ça alors que clairement elle a encore des sentiments pour cet enfoiré.

Voilà, il s’agissait de mon avis sur la première partie de Terrace House : Opening New Doors diffusé sur Netflix. Vous regardez aussi ? Rejoignez ce groupe Facebook et venez en parlez avec moi sur Twitter !