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dimanche 31 janvier 2021

Ce que j'ai aimé en janvier 2021 (Gabby's World, Willem Verbeeck et Pinegrove)

En écrivant cet article sur ce que j'ai aimé en 2020, je me suis rendu compte que j'avais sûrement oublié plein de trucs et c'est dommage car il y a plein de contenus que j'aime sur internet tout le temps mais j'en parle à droite à gauche sans jamais les mettre de côté. Je vais mettre un Tik Tok en story Instagram, mettre un lien YouTube sur Twitter ou faire un partage sur Facebook. 



J'ai réfléchi à un endroit où je pourrais tout rassembler et j'ai rapidement pensé à mon blog, tout simplement. Donc, je vais avant tout commencer cette série pour moi, pour garder une trace de mes goûts. 

Je ne sais pas trop comment ranger les différents contenus, donc je vais juste faire une liste classique, sans ordre de préférence. 

Ça commence déjà mal car j'ai eu l'idée seulement le dernier jour de janvier. Pour le prochain mois, j'ouvrirai un brouillon que je mettrai à jour petit à petit. 

C'est parti ! 

• Pinegrove - "Amperland, NY" - The Movie 

L'algorithme de YouTube est bien fait. Il met en avant des contenus qui seraient susceptibles de me plaire. La vignette de ce ~ film ~ a attiré mon oeil. J'ai lancé la vidéo un soir de semaine et je n'ai pas réussi à décrocher tant ce que j'ai vu m'a plu. L'esthétique du groupe Pinegrove m'a séduit et la musique colle à ça. J'aime bien les atmosphères comme celle qu'on voit dans ce ~ film ~. J'ai trouvé ça trop beau et j'écoute cet album très souvent depuis. Ça me donne l'impression d'être dans une forêt paumée aux États-Unis et j'aime bien ce sentiment. C'est de l'indie-folk. 

La chaîne YouTube de Willem Verbeeck

J'ai découvert Willem Verbeeck il y a déjà plusieurs années via les vidéos de John Hill, un skateur qui vit à New York. À l'époque, il avait filmé plusieurs vidéos pour John. C'est tout. Et puis ces dernières semaines, je suis en train de me mettre à fond dans la photographie argentique. Rapidement, je suis arrivé sur la chaîne de Willem qui est extraordinaire sur ce sujet. J'aime beaucoup son style. Il est hyper naturel, limite gêné d'être devant la caméra mais il parle avec passion. Ce que j'apprécie aussi c'est le fait qu'il parle au grand public. Il n'est pas là à se la raconter. En tant que néophyte dan ce domaine, j'apprécie ça. Il y a des conseils pour les débutants (askip il faut conserver ses films dans le frigo 🤯), des vidéos magnifiques, des vidéos plus amusantes, bref, une chaîne YouTube comme je les aime ! 



Puzzle de Daniel Sloss sur Netflix 

Je crois que je l'ai vu fin 2020 mais la popularité de ce spectacle a explosé via des extraits sur Tik Tok. J'en ai déjà fait des tonnes sur Instagram et sur Twitter mais pour résumer je dirais qu'il présente une théorie sur l'existence qui change des vies. J'ai vu son spectacle au meilleur moment pour moi. Je vous recommande vraiment vraiment vraiment ce spectacle. C'est dispo sur Netflix. 




C'était diffusé sur Canal + lors de la dernière saison du Grand Journal sur Canal +. Tous les épisodes sont disponibles sur sa page Facebook. Bien qu'il n'ait clairement pas eu son mot à dire sur tous les invités, il y a des épisodes désopilants comme ceux avec Mister V et Laurent Baffie. 


Tik Tok, Tik Tok et encore Tik Tok

C'est devenu mon rituel du soir avant d'aller me couche, regarder Tik Tok. Des fois, je ne vois pas le temps passer et deux heures plus tard, j'y suis encore. Je plains les gens qui ont des a priori sur Tik Tok et qui restent sur l'image qu'ils ont de l'application sans jamais avoir cherché à vraiment voir ce qui se passe dessus. C'est humain. Mais c'est dommage. De tous les réseaux sociaux, c'est clairement le plus intéressant en ce moment et vu comment les autres évoluent, c'est bien parti pour le rester. 

Sur Tik Tok, on peut rire : 

J'ai découvert 1 000 ans plus tard le sens derrière le tube Hey Ya! et ça m'a franchement mis sur le cul. 


On peut aussi s'évader sans bouger de chez soi. 

From my last afventure in northern Quebec #canada #adventure #explore #calm #peace


Plusieurs Tik Tok m'ont beaucoup aidé d'un point de vue personnel mais aussi professionnel. Et ça va me rendre meilleur dans ces deux domaines ! Un truc que je trouve intéressant dans l'application c'est que c'est un mélange entre un fil classique et un forum. C'est un peu ce qu'a tenté de faire Reddit mais avec une plateforme pas du tout agréable à utiliser. Là, c'est réussi. Dans la partie commentaires d'un Tik Tok, on peut retrouver des conseils d'inconnus et des encouragements. C'est vraiment sympa. Après, ne prenez pas ce que je vous dis sur cette application pour argent comptant. Comme l'explique cet article de Vincent Manilève sur l'application, l'algo de Tik Tok est spécifique à chaque utilisateur. Par exemple, en ce moment, j'ai des vidéos liées à la musique indé, au skate et à Frank Ocean. J'avais une pote qui m'envoyait des Tik Tok et a priori dans son "pour toi" il n'y avait que des mecs torse-nu qui dansent... 😬


On termine avec ce que j'ai écouté en écrivant cet article : Gabby's World. D'après, mon Spotify Wrapped, Frankie Cosmos est mon groupe préféré ces 3 dernières années. En partant du profil spotify du groupe, je suis tombé sur celui de Gabby's World et j'ai tout de suite accroché car il faut dire que ça se ressemble. C'est marrant car les deux viennent de New York. Je trouve ça vraiment trop beau et je pourrais écouter cette musique pendant des heures en faisant du vélo ou en trainant chez moi. C'est aussi la musique parfaite à écouter en se promenant dans un parc. 


Voilà, ça sera tout pour ce premier article sur ce que j'ai aimé ! Merci d'avoir lu et tant mieux si ça vous a plu ! Faites de votre mieux en 2021, c'est le plus important ! 

À lire aussi 


vendredi 29 janvier 2021

Avis lecture - L'arabe pour tous de Nabil Wakim


J'ai acheté le livre L'arabe pour tous de Nabil Wakim le jour de sa sortie, le 1er octobre 2020. Pourtant, je viens seulement de le terminer ce 10 janvier 2021. À vrai dire, je n'ai même pas commencé la lecture le jour de l'achat. Je crois que j'ai entamé le livre 1 mois plus tard. J'ai commencé à lire et j'ai eu peur. Peur de lire des choses qui me rendront tristes. Peur de lire des choses que je sais déjà mais couchées dans une oeuvre ça les rend encore plus réelles. J'ai donc fait une pause en décembre avoir de le terminer à l'entame de l'année 2021. Voilà pour le contexte. 

De quoi ça parle ? 

Cliquez sur l'image pour lire

Avis 
À chaque fois que j'ouvrais L'arabe pour tous, je le dévorais. J'étais happé par ce que je lisais. S'il est question de langue arabe, des enfants d'immigrés comme moi peuvent aisément s'identifier à ce qui est dit sur l'intégration. J'ai notamment été plutôt marqué par tout ce qui est lié aux parents et à leur langue d'origine. Je n'y avais jamais fait attention mais en le lisant dans le livre, je me suis rendu compte que mes parents dont la langue maternelle est le malgache, parlent systématiquement français en public et gardent le malgache pour le cercle privé. Pourquoi ? Parce qu'ils ont fait ce que tous les parents ont faits pour s'intégrer en France. Ils ont essayé d'adopter les coutumes et la culture française. Ils ont sûrement accepté beaucoup de choses que je ne peux même pas imaginer. Ce qui est certain, c'est qu'ils ont essuyé des plâtres pour que moi et d'autres puissent s'épanouir en France. 

Le point commun entre ces deux langues, c'est qu'elles viennent de pays qui ont été colonisés par la France. Quand un colon vient dans un pays, il cherche à le transformer pour qu'il lui ressemble le plus possible. Le biais principal est la langue : en l'occurence ici le français. Le risque avec ça, c'est que la pratique de ces langues disparaissent petit à petit avec les générations qui suivent. C'est ce dont parle Nabil Wakim dans son livre. C'est ce qui se passe dans ma famille. Sur trois enfants, il n'y a que ma grande soeur qui a récemment appris à parler le malgache. Mais la comparaison s'arrête ici. La France ne cherche pas à ralentir l'apprentissage du malgache contrairement à l'apprentissage de l'arabe. 

Ça m'amène au premier extrait qui m'a marqué, page 160. 

« Le bon arabe, c'est celui qui ne se plaint pas et qui fait ce qu'on lui dit de faire. Le bon Arabe, c'est celui qui ne transforme pas le paysage avec sa langue, sa culture, sa religion. Le bon Arabe, c'est celui qui choisit d'être le meilleur en français plutôt qu'en arabe. Je me rends compte que je suis un peu comme ça. »
C'est l'impression que j'ai quand on parle de la France et de l'immigration. La France ne voit pas les autres cultures comme une richesse. La France fait passer sa culture avant toute les autres. C'est pour ça qu'on se retrouve avec des films comme Intouchables qui cartonne dans lequel Omar Sy joue le rôle du noir gentil qui ne fait pas peur. Je pense aussi à une carrière comme celle de Roschdy Zem. Je pense aussi à Claudia Tagbo qui a réussi à intégrer la clique d'Arthur en jouant la noire de service avec son accent bien cliché. Bref, que des gens qui ont coché toutes les cases pour se faire accepter. C'est dit avec mépris mais je respecte aussi leurs choix. Chacun fait ce qu'il veut. Le film qui incarne le plus cela a cartonné au cinéma : Qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu ?. À l'inverse, les États-Unis, qui est un pays éclaté au sol sur plein d'aspects, valorise les cultures différentes. Ils font même ça à outrance. 

Un autre point qui a soulevé mon attention est l'image qui est collée aux personnes qui parlent ou veulent apprendre l'arabe. Page 106, on peut lire ceci : 
« Un ancien inspecteur d'académie raconte : "Un chef d'établissement qui n'était pas contre à titre personnel m'a dit : 'Je ne veux pas faire fuir mes bobos'. Il y a là un fantasme de l'invasion barbare." Pour ne pas dire "je ne veux pas de l'arabe", les proviseurs vont glisser "je suis plutôt sur l'italien". "Mais on sait que ça veut dire 'je ne veux pas mélanger mes élèves aux gens des cités'". "C'est perçu comme une sorte de déclassement social", se désole l'ancien inspecteur. »

À cet extrait, j'ajoute cette déclaration de l'artiste Camélia Jordana qu'on peut retrouver page 151. 

« Quand j'ai dit que j'allais chanter en arabe, mon label n'était pas content. Ils m'ont prévenue que l'arabe, ça ne passait pas à la radio. Ils m'ont dit : 'Mets du français dans ton album si tu veux que ça passe à la radio'. »

En fait ce que j'ai compris dans le livre c'est qu'il y a plein d'arabophone en France et plein de gens qui veulent apprendre l'arabe. Mais les institutions font en sorte que ça n'arrive pas. Et c'est pas quelque chose de passif. Ce sont des choix délibérés. Rien que les derniers mois en ont été l'exemple parfaits. Dès qu'il s'agit du monde arabe et de qui s'y rattache (langue, religion), l'opinion publique se tend. Le problème c'est que c'est une tendance que les enfants d'immigrés intériorise. C'est là où ce livre est important, il met le doigt sur un problème systémique. 

Cependant, tout n'est pas foutu. Je me souviens avoir été marqué par un propos de Fianso chez Clique. Il disait que l'époque des parents qui baissent la tête et s'excusent d'être là est révolue et que lui ne s'excusera jamais d'être qui il est. Dans la même veine, Mustapha El Atrassi dit pareil. C'est d'ailleurs, cet artiste qui m'a éveillé sur ce sujet à travers ses spectacles. Je trouve ses propos très intéressants et je vous conseille très fortement d'aller voir ce qu'il fait, notamment sur sa chaîne YouTube. Le point commun entre les deux c'est qu'ils ont le même âge. 


Conclusion 

C'est un livre excellent que je vous conseille fortement d'acheter même s'il remue et révolte. 

Infos 

198 pages - lien pour l'acheter


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