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samedi 16 juillet 2022

J'ai fait 100 km entre Nantes et Angers et j'en ai pas chié

Ça serait présomptueux de ma part de dire que cette fois-ci faire 100 km était facile. Mais en tout cas en arrivant, j'en avais encore sous la pédale. 

Pour avoir plus de contexte sur cet article, je vous invite à consulter les 4 précédents sur le même sujet :

• J'ai fait 90 km à vélo et j'en ai chié

• J'ai fait 100 km à vélo et j'ai eu mal aux jambes

• J'ai fait une sortie à vélo de 100 km avec le Mobile Cycle Club

• J'ai roulé 100 km à vélo et ça va


Ce Nantes - Angers je l'avais en tête depuis longtemps. C'est même le premier 100 km à vélo que je visais. Pour moi qui ait grandi à Angers et suis souvent allé à Nantes, c'est un peu une sortie confortable mentalement. Vous pouvez le lire dans mon article sur les 100 km avec le Mobile Cycle Club où j'étais totalement paumé, c'est une autre paire de manches d'évoluer dans un endroit où on a aucuns repères. 

Pour cette sortie, j'avais en tête toutes les autres. Toutes les erreurs commises. Avant de partir, j'étais dans les meilleures conditions. Physiquement j'étais bien, le matériel était bien, le temps annoncé était pas mal et la route ne semblait présenter aucune difficulté majeure. Autant vous dire que mentalement, j'étais serein et c'est pas rien avant de partir pour faire 100 km. 

On est le vendredi 25 juin 2021 et je me rends à la gare d'Angers Saint-Laud pour prendre place à bord du Train Loire à Vélo. J'ignorais son existence avant de préparer ce projet et j'ai été très agréablement surpris. C'est un train qui a un wagon spécial pour accueillir les cyclistes qui font la Loire à Vélo. Pas de problème pour mettre son vélo dans le train contrairement à 95% de mes voyages en TGV depuis des années. Il y avait même une jeune femme pour ranger correctement mon vélo dans la rame dédiée. 

Après une petite heure, j'arrive en gare de Nantes sur les coups de 10h. 

Départ de la gare de Nantes

Je mets mon casque, je lance ma Polar Vantage M, je démarre ma trace préparée sur Komoot et je m'élance sur la partie la plus compliquée de mon périple. Je suis souvent allé à Nantes mais toujours en voiture et surtout jamais vers la gare. Par conséquent, je suis concentré jusqu'au moment où je rejoins le bord de la Loire. 

Il n'y a plus qu'à longer la Loire maintenant

Voilà, maintenant je n'ai plus qu'à suivre la Loire ! Ce que je me répète dans ma tête c'est d'y aller très tranquillement. Si je ne veux pas avoir de défaillance comme les précédentes fois, il ne faut surtout pas que j'appuie trop fort. Donc, je pars vraiment en mode promenade. Aucune accélération, pas de zone rouge, rien. 

Je m'arrête même plusieurs fois pour manger les bananes que j'ai prises avec moi et boire de l'eau.


Le seul passage plus compliqué que les autres est un moment où il faut longer les rails pendant un petit moment. La route se transforme en parcours de gravel et là je serre bien fort mon cintre pour bien garder l'équilibre. 

Je suis parti à 10h donc et l'heure du repas se rapproche petit à petit. J'ai faim mais je n'ai absolument aucun plan repas. Par chance, à un moment donné, je passe dans un village et surtout devant un restaurant en bord de route. La difficulté dans n'importe quel restaurant c'est d'y aller avec son vélo, sachant que je n'ai pas pris de cadenas, ça m'aurait alourdi et je n'avais pas prévu d'attacher mon vélo. Heureusement, ce restau dispose d'une grande terrasse cachée. Je m'y installe et je peux poser mon vélo devant moi. Ici, aucune chance de me le faire voler. Je commande une petite assiette de frites qui me fait le plus grand bien ! 

Frites + vélo sous mes yeux


Je ne m'attarde pas trop car il me reste la moitié du chemin à faire. Je repars le ventre pas plein mais bien rempli. Bien que je ne ressente aucune douleur physique, la seconde partie a parfois été pénible car j'étais en plein soleil. 

Cela dit, passer le panneau qui m'indique que j'arrive en Anjou m'a mis du baume au coeur. 


Comme je l'ai dit plus tôt, pendant la majorité du parcours, on longe la Loire ce qui n'est pas désagréable. 


Et enfin, après près de 5h à pédaler, j'arrive à Angers ! 


Je suis content car j'ai bien respecté mon plan ! Je n'ai pas roulé trop vite et ça se voit dans ma fréquence cardiaque. 


La zone 5 c'est quand je suis à fond, la zone 4 c'est quand je me donne mais que j'en ai encore sous le coude et tout ce qui est en-dessous correspond à une allure de promenade. 

J'ai roulé à une moyenne de 21,1 km/h. 

Cliquez sur l'image pour mieux voir la trace

Je n'ai pas grand chose à dire sur cette sortie si ce n'est que j'ai appliqué toutes les leçons apprises lors des précédentes sorties similaires ! Ça m'a donné envie de recommencer en revanche je dois avouer que je ne sais pas trop où le faire. Cette fois-ci, c'était confortable mais je ne me vois pas trop faire un exercice similaire en Île-de-France, où je vis. 

On verra bien, en tout cas, j'étais très fier de moi ! 

jeudi 15 avril 2021

J'ai roulé 100 km à vélo et ça va

Pour la quatrième fois de ma vie, j'ai fait 100 km à vélo. J'ai déjà parlé des premières fois sur ce blog : ici, ici et ici

Merci Guillaume pour la photo

La première fois, je ne m'étais pas du tout préparé. Le deuxième fois, je m'étais mieux préparé mais pas trop, la troisième j'ai souffert car je n'étais pas du tout prêt et diminué physiquement. Cette fois-ci, en m'élançant, j'ai repensé à toutes ces expériences pour que ça se passe de la meilleure manière possible. 

Tout part d'un défi organisé par WaTT. Le but du jeu était de faire 10 tours du polygone de Vincennes à Paris et 10 tours de l'hippodrome de Longchamp dans le cadre d'une même sortie. Avec la distance entre les deux, ça donne un peu plus de 100 km. 

D'ailleurs, je me rends compte que si ça ne tenait qu'à moi, je ne l'aurais pas tenté ces deux dernières années. À chaque fois, ça part d'un autre organisme. Pour être précis, ici ce qui m'a motivé c'est le nom donné au défi qui était lié au deuxième épisode de la trilogie du Seigneur des anneaux qui est un de mes films préférés. 

100 km ce n'est pas une distance que je cherche à reproduire régulièrement mais je l'appréhende avec respect. Je me dis que faire 100 km c'est un vrai défi pour moi. Pas un truc dans lequel on se lance sans réfléchir. 

Avant même de m'élancer, j'étais plus confiant que les fois précédentes. Pour commencer, j'ai déjà fait plusieurs fois 100 km. Donc, je sais que je peux le faire. C'est ce qu'on appelle l'expérience. Donc, je n'ai pas de doute quand à mes capacités. Ensuite, au moment de m'élancer, je suis en bonne forme. J'ai fait plusieurs sorties de 40 km dans les semaines qui ont précédé l'effort et ça allait. Je n'ai pas non plus oublié la partie nutrition. J'ai pris deux bananes, deux compotes et 2 bidons d'eau avec moi. 

Cependant, les deux principales données qui m'ont permis de me lancer sans trop d'appréhension sont, dans un premier temps, le parcours. Je connaissais parfaitement tous les endroits par où j'allais devoir passer. Il n'y a pas cette charge en plus de chercher son chemin ou découvrir de nouveaux endroits et se demander si on ne s'est pas trompé de route. Dans un second temps le truc qui m'avait fait galérer les autres fois : me contenir. J'ai arrêté de faire ça depuis environ un an mais avant quand je faisais du vélo, je faisais la course tout le temps. Avec des vélos, avec les voitures, avec les scooters, avec les camions, avec les bus, tout le temps. Sauf que faire des accélérations ça consomme beaucoup d'énergie en très peu de temps. C'est vraiment quelque chose qui était plus fort que moi. Cette fois-ci, je me suis répété tout le long du trajet : « Reste calme, tu as un objectif précis, reste seulement concentré sur ce que tu fais ». Ça a fonctionné et ça a TOUT changé

Faire cela m'a permis de rester dans ma zone 3 de fréquence cardiaque. La zone dans laquelle je peux rouler le plus longtemps sans trop me fatiguer. 


Enfin, pour compléter tout ce qui a été dit au-dessus, je me suis assuré d'avoir une fréquence de pédalage supérieure ou égale à 90. Ainsi, je n'ai jamais trop eu besoin de forcer sur les pédales. 

À la fin de ma sortie, ça allait. Ma plus grosse douleur était au niveau des pieds car mes pédales sont pas ouf. 

Je suis content et fier d'avoir réussi à prendre en compte mes expériences passées pour tirer le meilleur des mes capacités afin de rendre cette sortie plus facile. 











dimanche 5 juillet 2020

J'ai fait une sortie à vélo de 100 km avec le Mobile Cycle Club (Paris)

C'est la troisième fois que je fais du vélo sur une distance aussi longue. Je vous ai déjà parlé des deux premières fois, ici et ici. La grande différence avec les fois précédentes c'est que cette fois-ci, je n'étais pas tout seul et surtout, j'étais pas du tout prêt physiquement. Ma jambe gauche était encore douloureuse. Enfin, un tendon de ma jambe gauche. La semaine précédente j'ai fait 66 km, une distance "facile" pour moi, pourtant, j'ai dû m'arrêter aux 3/4 car ma jambe me faisait extrêmement mal. J'ai terminé tant bien que mal la sortie parce qu'il fallait bien rentrer mais j'ai pris rendez-vous chez le médecin le lendemain. Elle m'a conseillé de ne pas faire de vélo pendant une dizaine de jours pour reposer ma jambe. Le problème, c'est que je m'étais déjà inscrit à la sortie du Mobile Cycle Club qui était prévue pour la fin de la semaine. Pour éviter tout problème, j'ai pas fait de vélo de la semaine pour reposer ma jambe. J'ai senti les effets bénéfiques de ce repos jusqu'au jour J et je me suis donc dirigé vers le Bois de Boulogne où le rendez-vous était fixé.



À mon arrivée, quelques personnes sont déjà présentes dont Julia et Anthony qui sont à l'origine de tout ça. La tonnelle, la table, les blancs et le panneau siglé du R de Ridéon donnent une ambiance rassurante à la sortie. Je suis venu pour ça. Pour me faire entraîner. Sinon, pas sûr que j'aurais tenté 100 km tout seul. Morgane de Mojo Food est chargée de donner les deux boules d'énergie et du café à chaque participant. L'ambiance est détendue mais calme. 



En ce qui me concerne, j'ai de l'appréhension face aux 100 km qui m'attendent mais je fais tout pour ne pas y penser. Je me laisse porter. 

Là, c'était avant la première montée et sur du plat (source)


Je pars avec le second groupe guidé par Julia assistée de Tony. Tant qu'on est en ville ça va. C'est au bout d'une trentaine de kilomètres que les problèmes commencent pour moi, quand la première difficulté pointe le bout de son nez, juste après Méry-sur-Oise. À cause de ma jambe gauche fragile que je dois préserver, je fais en sorte de toujours pédaler à plus de 90 rotations par minute. Du coup, hors de question de forcer dans les montées. Résultat : en 5 secondes je suis distancé. Je reste à mon rythme pour ne pas exploser. Cependant, lorsque la route cesse de s'élever, je sais que je dois combler mon retard par rapport aux autres. Outre l'excès de fatigue physique que ça me coûte, c'est aussi une bagarre mentale de se dire qu'on ne veut pas ralentir le reste du groupe. Me voyant en difficulté, Julia me dit que quoi qu'il arrive, elle ne laissera personne derrière. Ça m'a fait plaisir d'entendre ça et m'a remis du baume au coeur. Le hic, c'est que inconsciemment, ça me met aussi une forme de pression. 

Cette pression elle a deux faces. La première est celle qui fait progresser. C'est littéralement comme ça que j'ai beaucoup progressé à vélo, notamment via le Ride du Mercredi ou à Vincennes ou Longchamps. Rouler avec des gens plus forts, ça pousse à se dépasser. Bref, sur une sortie de 30 km, ça fonctionne mais se retrouver dans un schéma comme celui-ci sur 100 km, c'est un autre délire. Au bout de la 3e montée, mon moral commence à flancher une première fois. Mais Julia ne m'oublie pas et ne me laisse pas tout seul. Ma "chance" sera la grande malchance d'un autre participant qui a fait un tout droit, s'est éclaté dans un champ de maïs et a abimé son vélo. Ne pouvant pas repartir, Julia, a appelé le van du Mobile Cycle Club qui suit la sortie, pour qu'il vienne en aide au gars qui a eu une mésaventure. J'en profite pour retrouver le reste du groupe qui attendait de savoir quoi faire, à une centaine de mètres. Ça donne l'image ci-dessous où on dirait que je suis avec le groupe alors que ça fait bien 20 minutes que j'étais en galère.

(source)

La suite ne sera pas plus réjouissante pour moi. Julia restera attendre avec le gars qui est tombé et confiera le trajet jusqu'au repas à Tony. Sans surprise, je me retrouve vite lâché et là je vois que Tony reste près de moi. Je comprends que Julia lui a donné la consigne de faire attention à moi ! C'est trop gentil. Ça va surtout beaucoup m'aider. Voici à quoi ressemble tout le trajet qui m'attend avant d'arriver au repas. 

C'est tout sauf plat :(

C'était vraiment très difficile. Les endroits où ça montait pas, y avait du vent de face. Franchement difficile. Cependant, c'est à ce moment-là où je suis tombé sur Etienne qui roulait tranquillement. Être à deux dans ces moments-là, c'est pas du luxe. Ça m'a beaucoup aidé ! La grosse ascension que vous pouvez voir ci-dessus était vraiment duuuuure. Deux choses m'ont porté : 1/ Tony qui m'a poussé dans la montée (ça donnait l'impression d'avoir un vélo électrique). Il devait sacrément être facile pour faire ça, merci à lui ! 2/ Savoir que de la nourriture m'attendait après cette difficulté. 

Miskine (source)

Bref, j'arrive tant bien que mal au ravitaillement et là il est grand temps de manger. Lors de l'inscription à la sortie, j'avais réservé un sandwich vegan (guacamole, olives noires, tomates vertes, pickles d’oignons rouges et roquette) concocté par Mojo Food. Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre. C'ÉTAIT HYPER BON !!!

J'AI FAAAAIIIM (source)


Je me suis franchement régalé. Gourmand comme je suis, j'ai même regretté de ne pas pouvoir en manger un deuxième. Cependant, j'ai pris les deux boules d'énergie en dessert et elles étaient aussi délicieuses.

Mojo Food

Cette pause repas était franchement la bienvenue. C'était convivial, on a bien mangé, les photographes ont fait des photos, on a participé à un tirage au sort pour gagner des pneus Hutchinson et ensuite il était temps de repartir. 

(source)


À ce moment-là, mon moral est reparti à la hausse. J'ai bien mangé, mes jambes sont reposées, je suis prêt à avaler les 40 kilomètres qui restent avant l'arrivée. Cet état d'esprit a tenu approximativement 1 minute. Jusqu'à la première difficulté en fait. En soi, 40 km c'est pas beaucoup. Mais après 60 km et pas mal de D+, c'est une toute autre histoire. Je me retrouve à nouveau avec Étienne. Enfin c'est surtout lui qui reste avec moi car je suis bien plus mal en point que lui. Il a vraiment été sympa ! Sur le plat, j'essaie de rattraper le reste du groupe mais c'est peine perdue. Je n'ai plus assez d'énergie pour me dépasser. J'ai besoin de rouler à mon rythme, sans pression. Sans me dire qu'une vingtaine de personnes vont m'attendre en haut de chaque ascension. C'est ce que j'explique à Julia qui s'inquiète de me laisser dans la pampa comme ça. Je lui ai expliqué mon point de vue et elle a eu la gentillesse de me laisser finir la trentaine de kms restants tout seul. D'un coup, je me suis retrouvé seul face à moi-même dans la campagne du Val d'Oise où ça ne captait même pas en EDGE. Je l'ai choisi ce moment mais ça n'enlève rien à la difficulté de l'épreuve. Cela dit, rouler à mon rythme m'a vraiment fait du bien. J'allais objectivement très lentement (notamment à cause de ma jambe gauche douloureuse) mais j'avançais. Le sport et le vélo en particulier offre ce genre de moment hors du temps. Moi, tout seul sur mon vélo, dans la campagne. C'est une formidable façon de se retrouver face à soi-même. Le silence est absolu, les champs s'étendent à perte de vue, il n'y a aucune voiture qui passe. 



Je dois avancer, je n'ai pas le choix. Je ne vais pas rester ici. Ce sont certainement les 30 kilomètres les plus longs de ma vie. Contrairement à mes deux premières longues sorties, je ne suis pas près d'Angers. Le nom des villages ne me disent rien. Ce que je vois ne me rappelle rien. Ma jambe gauche commence à me faire très mal alors je pousse mon vélo quand ça monte. Je remonte dessus quand c'est plat ou que ça descend. Petit à petit, je sens que je me rapproche de la ville. Il y a de plus en plus de maisons et surtout, j'aperçois Pontoise au loin. Ça me remet du baume au coeur. Un baume trompeur. Mon Garmin m'indique qu'il reste une dizaine de kilomètres mais dans mon état, c'est beaucoup. Très rapidement, j'entre dans la ville et c'est un grand ouf de soulagement qui m'envahi quand je vois le panneau Pontoise. Une dernière poussée de vélo en montée et ça y est, j'arrive au centre-ville et j'emprunte la descente qui me ramène jusqu'à la gare où à ma grande surprise, il y a encore les organisateurs et quelques participants qui trainent. 

Après ça, j'ai expérimenté quelque chose qui m'inquiétait mais qui m'intéressait aussi : rentrer en RER avec mon vélo. Oui, je sais que ça peut avoir l'air absurde mais il faut savoir que je ne prends jamais le RER. Cependant, je sais que c'est un truc qui se fait. Partir de Paris à vélo et rentrer en train. Franchement, rien à dire de spécial à ce sujet, y avait pas grand monde et j'ai pu me poser tranquillement avec mon vélo. 


Ensuite, je suis rentré chez moi ! 

En résumé, c'était une super sortie organisée par le Mobile Cycle Club. L'ambiance était très bonne et Anthony et Julia ont tout géré parfaitement pour que tout le monde se sente bien. Si vous faites du vélo et que vous voulez faire de la longue distance en groupe dans un super cadre, je vous recommande vivement le Mobile Cycle Club !

La trace de la sortie


En ce qui me concerne, je suis content d'avoir réussi à faire 100 km mais la prochaine fois, je ferai en sorte d'être plus en forme. Je regrette d'avoir été un fardeau pour le reste du groupe. La leçon est retenue et je reviendrai plus fort ! 

Les liens utiles :
Mobile Cycle Club (Instagram, Facebook, Site)
Mojo Food (Instagram, Site)



lundi 25 mai 2020

Quel antivol choisir pour son vélo ?

Je pensais en avoir terminé avec les articles sur le vélo après avoir publié 5 conseils pour faire du vélo à Paris mais une autre idée m'est venue en tête. Un point très important : comment sécuriser son vélo.



En tant que cycliste, il existe des choses contre lesquelles on peut se battre, comme les scooters dans les pistes cyclables ou les voitures qui se garent sur ces mêmes pistes. Le vol de vélo, c'est rageant mais clairement, au moment où je rédige ces lignes (mai 2020), on ne peut pas espérer que ça change. Malheureusement.

Avant tout, il faut savoir que le vélo est en train de devenir doucement mais sûrement un produit convoité par les voleurs. En effet, un vélo volé peut se revendre très rapidement vu la demande, notamment à Paris. C'est pour cette raison que les voleurs redoublent d'efforts pour parvenir à leurs fins. Je traîne sur des groupes Facebook de vélo et je dirais que le vol qui m'a le plus choqué, c'est un type qui racontait que son vélo avait été volé dans le coffre de sa voiture... garée dans un parking souterrain privé. J'ai trouvé ça fou.

Pas loin derrière, j'ai vu plusieurs témoignages de gens qui se sont fait piquer leur vélo dans leur bureau. Genre les bureaux dont la porte donne directement sur la rue. Ou alors, une technique plus sournoise consiste à scier discrètement les supports pour vélos afin de venir récupérer la marchandise la nuit.

Là, tu te dis, dac, du coup, je vais acheter le meilleur antivol qui existe. Tu tombes vite sur la marque Kryptonite et tu prends le U le plus cher. C'est pas le plus mauvais réflexe.



Ce qui est sûr, c'est que la pire idée est de jouer l'économie et de prendre un antivol en forme de câble. Ne faites pas ça !


Je le sais parce que j'en ai fait l'expérience. Je laissais mon précédent vélo à l'entrée de ma rue. Un jour, alors que je savais qu'il fallait toujours mettre deux cadenas, j'en ai mis qu'un seul : le câble. Le vélo a mis moins de 24h à se faire voler. Un voleur a l'oeil. Il peut vite voir quand il lui suffit d'une simple pince pour dérober un biclou.

La mauvaise nouvelle c'est qu'avoir le meilleur antivol du marché ça ne suffit pas. Il faut aussi faire attention à l'endroit où vous posez votre vélo. C'est particulièrement vrai à Paris mais ça ne suffit pas forcément. Les nombreux exemples de vols indiquent que dans la rue, votre vélo sera toujours une cible potentielle. Si vous n'avez pas d'autre solution que de le mettre dans un lieu sécurisé (comme le parking de votre travail avec des caméras), vous pouvez augmenter vos chances de ne pas vous faire voler votre vélo.

>>> 8 conseils pour faire du vélo à Paris

Globalement, il faut accrocher votre vélo à un endroit où il y a beaucoup de passage. C'est improbable qu'une personne tente de couper/scier un cadenas alors que plein de gens peuvent le voir. À l'inverse, ne mettez pas votre vélo dans des endroits peu fréquentés comme une impasse ou un endroit où il y a peu de piétons. Parfois, ces endroits se situent à quelques mètres d'endroits très fréquentés mais ils restent moins visibles.

Je prends l'exemple d'Angers et de la rue Jeanne Moreau. Elle est perpendiculaire à la rue Saint-Laud qui est une rue très très fréquentée à Angers.


Dans cette petite rue, il y a pas mal d'arceaux où accrocher son vélo.


Comme ça, ça a l'air génial, surtout si vous voulez aller prendre un verre dans l'un des nombreux bars à proximité. Mais en fait, il y a régulièrement des vols à cet endroit, notamment parce que c'est une rue très peu fréquentée. À choisir, je trouverais ça plus malin de laisser mon vélo au Ralliement, à proximité d'un bar ouvert jusqu'à 2h du matin.


Maintenant, peu importe où vous avez attaché votre vélo, il existe des techniques pour maximiser ses chances de ne pas se faire voler son vélo. Déjà faire en sorte que votre vélo n'attire pas l'attention. C'est notamment pour ça que je roule avec un vélo noir et qui ne paie pas de mine.


En gros, si tu passes à côté d'arceaux vélos avec plusieurs bicyclettes accrochées, c'est probable que tu ne vois même pas le mien. Il suffit que les autres soient gris, blancs ou d'autres couleurs tape-à-l'oeil et je suis tranquille. Vous pouvez bien entendu acheter un vélo d'une couleur flashy mais gardez ça en tête avant de le faire.

L'autre astuce, plus contraignante, c'est de mettre deux U. Tout simplement. En gros, tout le monde ne met pas un U. Soit parce que les gens n'ont pas les moyens, soit parce qu'ils sont pas au courant, soit parce qu'ils sont prêts à prendre ce risque. Et donc, si vous mettez deux cadenas solides pour attacher votre vélo, ça va agir comme un dissuasif fort, même pour un voleur déterminé. Il faut savoir que son but est d'aller vite. Deux obstacles, ça va lui faire perdre du temps. Vous l'aurez compris, mettre deux U va permettre de renvoyer l'intérêt du voleur vers les vélos moins bien protégés. Par contre, déjà qu'un cadenas c'est lourd alors deux, ça l'est encore plus. À vous de voir.


On enchaîne avec le fait de laisser son vélo dehors la nuit. Je vous raconterai plus tard comment je fais mais je ne le recommande pas. La nuit, il n'y a personne dans la rue. C'est là où les voleurs se font plaisir. Faire des étincelles en sciant le U le plus solide du marché ? Pas de problème, y a aucun passage et ça suffit pas à réveiller quelqu'un à 3h du matin. Ce n'est qu'un bruit de plus. Mon conseil, c'est de réfléchir à quel point vous tenez à votre vélo, à quel point il est important pour vous. Clairement, quand je regarde les vélos attachés dehors dans ma rue, ce sont des vélos de piètre qualité qui ne sont pas en super état. Sinon, le mieux et le plus sûr, c'est de prendre votre vélo chez vous. C'est vrai, si vous vivez dans un appartement il va prendre la place, être encombrant et lourd à porter dans les escaliers. Mais c'est la sécurité maximum que vous pouvez avoir. Je le fais depuis presque 10 ans et ça fonctionne très bien.



Pour mes sorties pas liées au travail, je prends mon vélo quand l'activité ne sera pas trop longue. Par exemple, pour aller acheter quelque chose de précis qui ne va pas me faire rester à l'endroit où je vais trop longtemps. S'il est question de laisser une journée entière mon vélo dehors, je ne suis pas convaincu, sauf si l'endroit où je range mon vélo correspond à ce dont j'ai déjà parlé dans cet article.

Sous les publications Facebook où des gens signalent le vol de leur vélo, une même remarque revient souvent : comment il était attaché ?. C'est horrible car c'est culpabilisant envers les victimes. Franchement, évitez de le faire. Les coupables ce sont toujours les voleurs.

Malheureusement, avant que ça change, vous pouvez toujours suivre tous les conseils qu'il y a ci-dessus !

Vous pouvez trouver plein d'autres conseils sur le site Weelz.fr !


dimanche 10 mai 2020

5 conseils pour faire du vélo à Paris

Cet article est la suite du premier article dans lequel je dispense mes conseils pour faire du vélo à Paris : 8 conseils pour faire du vélo à Paris. C'est drôle, lorsque j'ai publié la première partie en 2018, je n'avais pas vraiment anticipé ce qui allait se passer dans les mois qui ont suivi. La grève des transports de la fin d'année 2019 a littéralement forcé les gens à se mettre au vélo. Les pistes cyclables qui, à peine quelques semaines avant étaient clairsemées, se sont retrouvées bouchonnées par des vélos. Des vélos eux-mêmes utilisés par des néophytes. Ça s'est vu. C'était clairement dangereux.



J'ai croisé des gens qui tenaient à peine sur leur vélo, d'autres qui avaient vraiment du mal à se lancer, ou encore d'autres qui ont fait des tout-droit car ils n'ont pas réussi à tourner. Bref, des comportements dangereux. Dans le cadre d'un partage de la route, prendre un véhicule que vous ne maitrisez pas ce n'est pas sympa, à défaut d'être illégal.

C'est pourquoi, j'ai décidé d'écrire cette suite à mon premier article car en voyant tous ces cyclistes, il m'est venu en tête d'autres conseils.



1. Roulez à votre rythme

Au début, quand vous prenez votre vélo pour aller au travail, c'est possible que vous trouviez ça difficile physiquement. Ce sentiment disparaîtra progressivement au fil des semaines. Donc, au début, il est fondamental que vous appreniez à vous écouter. Surtout, ne vous calquez pas sur le rythme des autres. Ce conseil m'est venu un matin. À la sortie d'une montée courte mais raide, j'entends un bruit de vélo qui tombe. Je ne comprends pas car il n'y a pas d'obstacle. Je me retourne et là je vois une jeune femme par terre, son vélo sur elle. Ce que je remarque en premier c'est qu'elle est toute rouge et à bout de souffle. Elle a tout donné dans la montée et elle n'avait littéralement plus rien. Ce n'était pas la première fois que je croisais des gens tous rouges et totalement essoufflés. C'est pour ça que c'est primordial de s'écouter. Une petite astuce pour savoir si vous êtes à un rythme confortable pour vous, c'est d'essayer de parler ou de chantonner. Si vous n'y arrivez pas, cela signifie que vous avez trop forcé.



C'est très important, notamment à Paris, de toujours être dans une zone de confort. Respirer avec aise, vous permet de rester lucide. Si vous êtes à bout de souffle, vous n'aurez pas la même sagacité. Or, rouler à vélo à Paris est exigeant. Le danger peut surgir à n'importe quel moment, il faut donc toujours rester sur ses gardes. Et pour être attentif, il faut être en plein possession de ses moyens.


Enfin, si à un moment donné vous ne sentez pas un passage pour une raison ou pour une autre, n'oubliez pas que vous pouvez toujours mettre pied à terre.

2. Repérez votre trajet

Votre vélotaf sera toujours le même. La seule fois où j'ai dû changer le mien, c'est quand la voie Georges-Pompidou était inondée. Donc, il convient de repérer tous les endroits par où vous allez passer. Cela a plusieurs objectifs. Pour commencer, il s'agit de voir si le vélotaf est envisageable. Par exemple, il y a plusieurs années, j'allais commencer un travail. 8 jours avant, un dimanche, j'ai effectué une reconnaissance. Au final, j'en suis arrivé à la conclusion que ma sécurité ne serait pas assurée si j'y allais à vélo. Je pense notamment au passage d'une porte que j'ai trouvé très violent. Tant pis, j'ai pris le métro. Ensuite, pour les expériences qui ont suivi, j'ai refais pareil sauf que j'ai pu prendre mon vélo.

Prenez aussi en compte que votre vélotaf du matin, qui doit être le plus rapide possible, ne sera pas forcément le même que votre vélotaf du soir où vous aurez peut-être plus de temps. Sachez également qu'un détour par une piste cyclable vous fera peut-être aller plus vite qu'un grand boulevard plus direct mais souvent bouchonné.

Repérer votre trajet va aussi vous permettre d'adapter votre rythme. Si vous savez qu'il y a une montée à la fin, il peut être judicieux de s'économiser au début. Si votre trajet se termine par une descente, vous pouvez peut-être vous permettre d'en mettre un peu plus avant. Au fil du temps, vous allez finir par cloisonner votre vélotaf.



3. Gonflez correctement vos pneus !!!

Gonfler correctement ses pneus est primordial. Je vois beaucoup trop de pneus mal gonflés sur mon trajet. Que vous ayez la flemme, je l'entends, mais c'est comme repousser un rendez-vous chez le dentiste, ça va vous pénaliser au bout d'un moment. Déjà, le rendement d'un pneu est moins bon s'il n'est pas correctement gonflé. Avec un pneu mal gonflé, vous allez devoir appuyer plus fort sur vos pédales là où avec un pneu gonflé correctement, le pneu va mieux vous rendre vos efforts. Bien gonfler ses pneus permet aussi d'éviter les crevaisons. En gros, l'idée est de vérifier l'état de vos pneus tous les 50 km. Si, à Paris, il existe des pompes en libre-service, le mieux est d'avoir une pompe chez soi, c'est bien plus pratique.


4. Prévoyez des habits de rechange

Au début, je n'en prenais pas. Par pudeur, mes collègues n'ont jamais rien dit. Pourtant, j'arrivais en nage au bureau. C'était franchement ridicule. J'avais la flemme de prendre de quoi me changer. Finalement, j'ai tenté une fois de prendre un haut et puis j'ai vu la différence. En un instant, je ne portais plus un haut plein de sueur mais un haut sec et qui ne laisse pas de trace sur ma chaise de bureau. Très concrètement, cela demande de l'organisation, d'autant plus que j'ai aussi des chaussures de cyclisme. Pour l'instant, je suis en flux tendu. Je prends un haut de rechange le matin que je ramène le soir. Mais rien ne m'empêche d'en prendre plusieurs un jour donné afin d'avoir une réserve. Ça me permettrait, par exemple, de rouler sans sac à dos de temps en temps. Après, bien entendu, tout cela dépend de ce dont vous disposez à votre bureau. Si vous ne pouvez rien laisser sur place, c'est plus compliqué de faire tout ça.


5. Prenez votre temps
C'est aussi valable si vous prenez le métro : prévoyez large. Ne comptez pas seulement votre temps de trajet. Évaluez votre préparation à faire du vélo. Par exemple, pour moi, ça consiste à ajuster mon casque, serrer mes chaussures, mettre mes lunettes de vélo, allumer mes lumières l'hiver et lancer l'application qui va me permettre de garder une trace de ma sortie. Ça, c'est pour quand le temps est sec. Quand il pleut, il faut ajouter environ 1 minute pour enfiler un pantalon de pluie. Arrivé à destination, je dois ouvrir la porte du parking à vélo, trouver une place, attacher mon vélo et enlever les lumières l'hiver. En gros, tout ça ajoute une dizaine de minutes par trajet.

Cependant, comme je vous l'ai dit dans un point précédent, la bonne nouvelle c'est que votre trajet ne devrait pas changer. Par conséquent le temps de trajet non plus. Ça m'amuse toujours de voir que dans 98 % des cas la durée de mes vélotafs est toujours la même. Les seuls moments où ça diffère c'est quand il y a un événement non prévu, comme une déviation. Ça peut aussi être un axe sans piste cyclable qui est souvent bouchonné. D'ailleurs, j'ai récemment changé une partie de mon itinéraire à cause de ça. Ce passage était trop imprévisible et j'ai préféré aller chercher une piste cyclable.

>>> 8 conseils pour faire du vélo à Paris

Voilà, je pense qu'avec ces deux articles, j'ai réussi à dispenser tous les conseils qui me sont venus en tête. Bon courage à toutes les personnes qui se mettent au vélo, c'est mon moyen de transport préféré et j'espère que ce sera aussi bientôt le vôtre !


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mercredi 16 mai 2018

J'ai fait 100 km à vélo et j'ai eu mal aux jambes

Un an après avoir fait 90 km et en avoir chié, j'ai retenté une sortie longue distance. Mais cette fois-ci, je voulais absolument passer la barre symbolique des 100 km.

Des semaines avant, j'ai donc regardé par où je pouvais partir pour faire un aller-retour de 100 km en partant d'Angers. Au final, mon dévolu s'est porté sur Saumur qui est à 50 km d'Angers. Mais ce n'est pas si simple. J'ai passé de longues heures a essayé de définir l'itinéraire.

Le plus évident ? La levée de la Loire. Problème, en regardant la route avec Google Maps, je découvre que la chaussée est super étroite et je vois mal comment des voitures peuvent me dépasser.

Ce genre de route ? Non merci !

Le but du jeu n'est pas de se tuer donc autant limiter les risques. Donc, je regarde s'il n'y a pas une route parallèle. Une petite route qui longerait la grande, les routes préférées des cyclotouristes. Et en cherchant le trajet sur Google je découvre qu'elle existe.

Voyez plutôt, la ligne bleu est parallèle à la levée de la Loire.


Mais je ne peux pas faire une confiance aveugle à Google. Donc, encore une fois, j'utilise la fonctionnalité Google Streets et je déchante rapidement. Si la plupart des routes sont goudronnées et sont a priori peu fréquentées il y a un problème. Il y a des putains de chemins. Sauf que je roule avec des pneus de course de 23 mm. En un mot : ils sont faits pour rouler sur du bon goudron. Je laisse donc tomber cette option. 

Il m'en reste une autre, passer de l'autre côté de la Loire. C'est ce que je vais faire. Là, je vais découvrir la D132 et la D751. Et en fait, ces départementales sont assez calmes et peu empruntées. Elles concernent surtout les habitants du coin, donc pas grand monde, surtout un mardi matin. Un coup d'oeil à Google Streets finira de me convaincre que c'est le bon itinéraire pour moi. 

Exactement le genre de route que je cherche

Ma principale erreur commise lors de ma première tentative était l'hydratation et la nutrition. J'avais seulement pris 75 cl d'eau et deux bananes. Avec le recul, je me demande comment j'ai pu être aussi stupide. Cette fois-ci, je me suis bien mieux préparé. J'ai fait en sorte de faire une pause toutes les heures ( ~ 25 km) pour boire 60 cl et manger. J'avais pris avec moi une Cliff Bar et 2 mélanges vegan. 

8h, c'est parti, je lance le parcours que j'ai préalablement entré dans mon Garmin. Dès le départ ça merde et je ne sais pas pourquoi. Je laisse tomber. Heureusement, j'avais bien étudié le parcours et je connais très bien la ville donc j'arrive à rejoindre la D132 facilement. À partir de là, je vais seulement rouler sur des routes très tranquilles comme la photo ci-dessus. Je croise très très peu de voitures, pas plus de 10. Je suis tout seul au milieu de la nature, les champs à ma droite, la Loire à ma gauche et les oiseaux qui chantent pour compléter le tableau. J'avoue avoir imaginé cette sortie comme ça donc je suis ravi. 

Sur le chemin, j'ai le plaisir de tomber sur le village de Thoureil, une petite cité de caractère comme c'est indiqué sur le panneau d'entrée. C'est vrai que ça a du charme. Je fais ma pause là avec une belle vue sur la Loire. 

La Loire

Bon, autant vous dire que c'est la seule étape de charme du parcours entre Angers et Saumur. Donc après, je repars sans m'arrêter jusqu'à mi-chemin. J'arrive à Saumur en bon état de forme. Je décide de me poser en face du château pour faire une belle photo. Je m'hydrate, je mange et c'est reparti !


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À ce moment-là, je suis rendu à 56 km pour 2h de sortie. Je ne suis pas plus fatigué que ça. Il faut dire que c'est une distance que je maîtrise. Lors des trois dernières semaines précédant cette sortie, j'ai fait deux sorties de cette distance. Je vais rapidement déchanter. À peine sorti de Saumur, je me retrouve avec du vent de face.



Concrètement, rouler avec du vent de face sur une sortie comme ça, c'est relou. Ça fait dépenser beaucoup plus d'énergie. Mais je continue bah parce qu'il faut rentrer. Mais je vais vite ressentir un problème vers 70 km. J'ai du mal à avancer. Mes jambes ne veulent plus trop appuyer. C'est intéressant car j'ai vite compris que ça n'avait rien à voir avec le reste du corps. Vu que je me suis parfaitement hydraté et nourri, ça ne venait pas de là. C'était seulement que mes jambes ne connaissent pas cette distance et qu'elles ont simplement lâché. À partir de là c'est devenu super difficile. J'ai commencé à me demander pourquoi j'ai voulu faire une sortie comme ça.

J'ai eu plusieurs moments où je n'arrivais plus à avancer du tout, donc je me suis arrêté pour laisser mes jambes se reposer pendant 5 minutes. La fin m'a semblé très très longue. C'était bizarre d'ailleurs car des fois, pendant 30 secondes, elles avaient un peu d'énergie et puis paf, plus rien.

Une fois de retour dans la civilisation, aux Ponts-de-Cé, je galère vraiment. Je tourne la tête, je vois une terrasse. Je m'y arrête car même s'il ne me reste que 10 km à faire, je n'y arrive plus. Je prends un coca pour me donner un dernier coup de pouce. C'était une plutôt bonne idée. Une fois arrivé dans le centre-ville d'Angers je retrouve du poil de la bête.

Mais il me reste encore une difficulté. La montée du Doyenné à 4 %. Deux jours plus tôt, j'y ai d'ailleurs battu mon record personnel. Mais là, je me demande comment je vais faire pour la monter. Finalement, je l'ai faite au ralenti. Dans l'image ci-dessous, vous pouvez voir la différence avec les autres fois où je l'ai montée.


C'était une sensation bizarre et désagréable. Ce que j'aime quand je fais du vélo c'est de savoir que je peux relancer à peu près n'importe quand. Là, à partir du kilomètre 80, je ne pouvais plus. C'était terrible.

Avec le recul et en voyant les statistiques, je me dis que je suis allé trop vite à l'aller. J'ai laissé trop de forces. Au retour, mes jambes ont donc logiquement lâché. Regardez sur ce graphique la différence de vitesse entre l'aller et le retour.



Bon et puis c'est vrai qu'il y a une grosse différence entre une sortie de 50 km et une sortie de 100 km. J'ai peut-être loupé des étapes. J'aurais dû essayé de faire 70, 80 et 90 km avant de me lancer ce défi. Mais bon, ça correspondait à mon calendrier de vacances.

Bon, en tout cas, si je m'étais promis de ne jamais recommencer, à la fin de cette sortie, je vais peut-être renter le coup mais en me préparant mieux physiquement cette fois-ci !

Ah d'ailleurs, fait étrange, je n'ai PAS DU TOUT de courbatures. Comme je vous l'ai dit, j'ai bien bu et j'ai bien mangé. Ce sont seulement mes jambes qui ont lâché en fait.

Retrouvez ma sortie sur Strava !

dimanche 29 avril 2018

Vélo à Paris - rouler en groupe ou rouler seul

Cet hiver, j'ai fait une pause avec le vélo sportif. C'est à dire que je continuais à prendre mon pignon fixe tous les jours pour aller au travail mais que je ne faisais plus de sortie pour le plaisir. Avec le recul, j'ai compris pourquoi. Je me suis aussi rappelé que j'avais déjà ressenti ça pendant ma préparation de l'année dernière. Mon problème, c'est que je roulais toujours aux mêmes endroits : le polygone de Vincennes et Longchamps. Les seules fois où j'ai tenté de sortir de Paris, je me suis perdu. Même en allant à Versailles. Du coup c'était chiant et j'ai pas pris de plaisir car j'ai passé plus de temps à préparer les sorties et à me perdre qu'à pédaler.



L'autre précision que je dois apporter c'est que je roule seul. Et faire du vélo tout seul ça a ses limites. Le plus grand avantage c'est que je suis libre de faire mes sorties quand je veux : samedi, dimanche, pendant mes RTTs, le soir, le matin, bref quand je veux. L'autre avantage c'est que si je veux faire des détours, je peux aussi. Pareil pour les pauses. Je suis fatigué, je veux prendre une photo d'un endroit précis, aucun problème. Oui, mais rouler seul a ses limites.

3 points négatifs de rouler seul à vélo :

• il faut parfaitement connaître l'itinéraire. Et non, un tracé sur un Garmin n'est pas infaillible. Je n'oublie pas cette sortie où le GPS a voulu m'emmener sur une voie rapide parce qu'il n'avait pas pris en compte une nouvelle route.

• imaginez que vous creviez, changez votre chambre à air et que vous creviez une seconde fois mais que vous n'avez plus de chambre à air. Bien entendu cette situation ne se passe pas en plein Paris un jour de semaine mais un dimanche en pleine campagne. Et bah si ça vous arrive, vous êtes dans la grosse merde.

• vous prenez le vent tout le temps. Alors attention, prendre le vent augmente la difficulté donc ça peut être un bon point si vous voulez améliorer vos capacités physiques. Mais pour augmenter son endurance, le mieux est d'être dans les meilleures dispositions et donc, prendre le moins de vent possible.

Voilà, maintenant que c'est dit, je vais vous raconter ma première sortie de groupe organisée par le magasin Steel.



Le rendez-vous est fixé à 9h30 au magasin Steel, situé dans le XIe arrondissement de Paris. À mon arrivée, il y a déjà pas mal de cyclistes qui attendent le départ en discutant. Je vérifie que je suis au bon endroit et on m'indique que je peux récupérer un café gratuit à l'accueil. C'est la première fois que j'entre chez Steel. L'espace est agréable et très bien agencé. Il y a de beaux produits aux 4 coins du magasin.



Peu après 10 heures, l'organisateur de la sortie explique les règles et une trentaine de personnes s'élancent pour 50 kilomètres. Pour moi, l'énorme avantage d'une sortie comme ça c'est qu'il n'y a pas à réfléchir à l'itinéraire. Il suivi de suivre le groupe. Enfin, si on y arrive. Comme c'était indiqué dans la présentation de l'événement, l'un des prérequis pour s'inscrire était de pouvoir rouler à 25 km/h de moyenne pendant 50 km. Ça correspond exactement à mon niveau à vrai dire. C'est un point important si vous devez un jour participer à une sortie. Connaissez vos capacités et voyez si elles correspondent au rythme prévu. Donc, là pour moi ça allait. Il y a eu quelques accélérations sur des lignes droites. Quand c'est comme ça, mon conseil c'est d'essayer d'attraper une roue et de ne pas la lâcher.

Bon, l'autre avantage de cette sortie aussi c'est que personne n'était abandonné. C'est à dire que même si vous étiez à la traîne, le groupe attendait à un moment donné. Cela dit, comme je l'ai précisé plus haut, pour éviter d'être lâché le mieux est d'être sûr de votre niveau. Je me souviens encore de mes débuts au Ride Du Mercredi. J'étais pas au niveau et j'étais constamment lâché. Du coup, je me suis entraîné, je suis revenu et ça allait tout de suite beaucoup mieux.

Maintenant que je vous ai parlé de cette sortie qui était super chouette, voici les points positifs de rouler à vélo en groupe.

Précision : une sortie comme ça n'a pas grand chose à voir avec le Ride du Mercredi ou le Paris Chill Racing.

3 points positifs des sorties de groupe : 

• rouler en groupe en banlieue parisienne c'est très sécurisant. J'ai déjà essayé de faire des sorties seul en dehors de Paris et ça fait peur. Enfin, ça me fait peur. Là, l'effet de groupe crée une masse compacte qui protège l'ensemble.

• rouler à plusieurs permet de se dépasser, surtout quand on a niveau modéré comme moi. Là, pendant les accélérations j'ai été forcé de me donner, pas à fond, mais presque.

• rouler à vélo avec des gens permet également de se protéger du vent. Si vous savez rester dans les roues et vous abriter, ça vous aidera à économiser vos forces et tenir plus longtemps !

Voilà, je vous recommande donc de participer à une sortie Steel à Paris si vous le pouvez ! Rendez-vous sur leur page Facebook.


À lire aussi :
Le Ride Du Mercredi

mardi 13 février 2018

8 conseils pour faire du vélo à Paris

Je fais du vélo à Paris tous les jours pour aller au travail et aussi en tant que loisir, comme j'en ai déjà parlé à plusieurs reprises sur mon blogue. C'est mon moyen de transport préféré. Le vélo est pour moi un synonyme de liberté et c'est un truc très important pour moi.



J'aimerais bien qu'il y ait plus de vélos à Paris mais c'est pas le cas. Pour l'instant. Selon une étude, il y a seulement 3 % des franciliens qui se déplacent à vélo. Ce n'est vraiment pas beaucoup. Je n'ai jamais vu d'étude à ce sujet mais la principale raison c'est peut-être la peur. C'est vrai que ça donne pas envie.

D'ailleurs, j'ai entendu trois personnes différentes, en peu de temps, évoquer leur crainte de faire du vélo à Paris, de peur d'avoir un accident. C'est pour ça que je prends le temps de faire cet article.

Lire ces conseils n'empêchera pas une portière de voiture de s'ouvrir et de vous faire voler ou une voiture de vous frôler mais vous aurez, je l'espère, toutes les cartes en main pour vous lancer.

1. Avoir un vélo en bon état
Ne prenez pas un vélo rétro mal en point pour le style. S'il grince, c'est pire, ça veut dire qu'il y a un problème quelque part qui peut vous péter à la gueule à tout moment. Procurez-vous un vélo en bon état qui fonctionne parfaitement. C'est pour ça que c'est mieux d'éviter les ventes sur Le Bon Coin, surtout quand on ne s'y connait pas. Vous pouvez penser faire une bonne affaire en prenant un vélo pas cher mais ça ne sera pas le cas. Avec toutes les réparations que vous allez devoir faire dessus, autant mettre un peu plus et avoir moins de problèmes par la suite. Croyez-moi, je suis passé par là.
Et si vous vous retrouvez avec un vélo chelou, n'hésitez pas à le faire réviser entièrement chez un réparateur de vélos. Si vous voulez pécho un vélo ou faire réparer votre vélo, je vous conseille La Chouette, un café-vélo situé place de la République.

Régulièrement, La Chouette propose des vélos retapés à la vente

2. Choisir un guidon
Le guidon est une partie très importante d'un vélo. C'est votre point de contrôle. C'est avec lui que vous vous dirigez. Il existe plusieurs sortes de guidons différents. Prenez un guidon avec lequel vous serez à l'aise. Le meilleur moyen de le savoir c'est d'essayer. Encore une fois, oubliez le style. Le confort de conduite fait partie des éléments qui vous permettront de ne pas vous tuer sur votre vélo. Combien de gens je vois remonter leur guidon de course pour être plus confortable ? C'est absurde ! Et je vous le dis parce que je l'ai fait aussi. Par ailleurs, je ne suis pas persuadé non-plus que le guidon moustache soit le plus adapté à la conduite à Paris. 

Un guidon moustache

Cela dit, la forme de votre guidon est surtout liée à vos préférences. Si votre priorité est d'avoir le dos droit, alors, prenez un guidon en conséquence. Sachez simplement, qu'à mon avis, la meilleure option qui s'offre à vous c'est le cintre droit. C'est celui qui vous donnera le plus de contrôle. 

Un vélo avec un cintre droit

3. Apprendre à changer une chambre à air 
Vous allez crever. C'est pas une prédiction, c'est un fait. Surtout à Paris. 

Vous avez deux options :

• faire appel systématiquement à un réparateur, que ce soit un magasin ou une entreprise de réparation ambulante. Sachez que ça vous coûtera de l'argent. J'ai fait ça pendant un moment et j'en ai eu marre d'être dépendant d'autres personnes. 

• apprendre à changer une chambre à air. Je suis la personne la moins manuelle du monde et j'ai réussi à apprendre. Vous trouverez tout ce qu'il faut savoir sur internet. Pour faire cela vous aurez besoin de démonte-pneus (c'est pas cher), d'une chambre à air et d'une pompe. 

Astuce 1 : si vos pneus sont pourris, vous avez plus de chances de crever. Pour avoir le moins possible à changer une chambre à air, pensez à investir dans des pneus anti-crevaison. Ça, ça coûte cher. Ceux que j'ai sont des Continental 4 saisons. Ça vous reviendra à 75 euros la paire. Je n'ai pas crevé depuis que je les ai. 
Astuce 2 : regonflez régulièrement vos pneus. 
Astuce 3 : ne prenez pas des trottoirs à fond et évitez les trous.

(Ça fait déjà beaucoup hein ? C'est vrai. Mais faire tout cela vous permettra de rouler sereinement. On continue !)

À la fin de Ménilmontant


4. S'équiper (HYPER IMPORTANT) 
Voici plusieurs éléments indispensables à acheter, j'ai bien écrit indispensable

• un casque (peu importe lequel, ils ont tous une norme de base de sécurité à respecter, les différences de prix sont liées au confort et à l'apparence)

• un cadenas U de bonne qualité, c'est ce qu'il y a de plus sûr. Ne soyez pas radin sur ce coup, c'est ce qui dissuadera les voleurs de prendre votre vélo et de préférer s'attaquer à celui d'à côté qui a une chaîne. Comptez 40 à 50 euros minimum pour un cadenas solide.  



• des lumières sont indispensables pour rouler la nuit. Elles ne vous serviront pas à voir mais à être vu par les autres. Pendant l'hiver, où la nuit tombe tôt, j'ai croisé beaucoup de gens sans lumière et sans éléments réfléchissants. Autant vous dire que si en plus ils sont habillés dans des couleurs sombres ils sont invisibles. C'est du putain de suicide. Ne faites pas ça.


Voilà, on en a terminé avec tout le matériel ! Maintenant on peut passer à la pratique.


5 • S'entraîner 
Vous pouvez vous lancer directement dans la circulation parisienne. Cependant, je vous conseille vivement de vous entraîner. Apprenez à maîtriser votre vélo, c'est très important. Ça vous sera extrêmement utile, une fois sur la route. Il y a quelques jours, j'ai vu une dame à vélo qui a failli se faire écrabouiller par un car parce qu'elle avait perdu le contrôle de son vélo.

Voici quelques techniques à maîtriser :

• rouler de façon détendue sans être crispé de partout

• apprendre à éviter des obstacles au dernier moment

• savoir rouler avec une seule main sur le guidon. Cela vous servira à indiquer vos changements de direction. Mais aussi à remercier et vous excuser.

• apprendre à s'arrêter en urgence

• apprendre à contrôler ce qui se passe derrière des deux côtés (gauche et droite). Je vois beaucoup de personnes faire semblant de se retourner pour vérifier que la voie est libre sans vraiment regarder. Résultat, ça crée du danger... pour eux. Ne négligez pas ce point, il est très important.

• Pour faire tout cela, je vous conseille des endroits calmes les abords du Canal Saint-Martin le dimanche (fermé aux voitures) ou encore la zone qui se trouve vers la Rotonde à Stalingrad. Vous pouvez aussi le faire dans votre rue, mais choisissez un endroit calme !


6 • TOUT ANTICIPER
C'est LE PLUS IMPORTANT. Si vous savez tout anticiper parfaitement, vous pourrez même rouler en pignon fixe sans frein (je ne vous le conseille pas cela dit).

Anticiper ça veut dire tout prévoir, tout le temps. La circulation à Paris est particulière. C'est l'anarchie. Et ça, tu le comprends à force de la pratiquer.

Voici une liste de choses auxquelles vous devez faire attention :

les piétons à Paris ne respectent rien. C'est un fait. C'est même très probable que vous soyez comme ça aussi. Ça traverse partout et surtout sans contrôler. C'est selon moi LE plus grand danger. Tous les jours, pas tous les deux jours, TOUS LES JOURS, je vois des piétons qui s'engagent sur une route et qui soit ne regardent pas, soit regardent du mauvais côté avant de traverser. Sachez que le code de la route stipule qu'ils sont toujours prioritaires. Même s'ils font n'importe quoi. Oui oui, vous avez bien lu. Même si ton feu est vert, tu DOIS le laisser passer sinon t'es en tort.

>>> La fois où j'ai failli tuer une vieille dame à vélo

les taxis et les VTC sont dangereux. Ils gagnent leur vie avec le nombre de course qu'ils font. Ils doivent aller vite. Ils sont toujours sous pression. Résultat, ça donne des comportements dangereux pour les autres. Parmi ce que j'ai observé il y a celui qui s'arrête au milieu de la route à une voie pour déposer son client, celui qui se gare sans mettre de clignotant pour prévenir, celui qui sort de son parking sans mettre de clignotant pour l'indiquer, celui qui va te coller au cul de façon agressive alors qu'il peut pas physiquement te dépasser parce qu'il y a pas la place ou encore celui qui va te frôler dans la voie pour bus.

restez loin des bus. Surtout de la droite des bus. Concrètement, ne tentez rien de dangereux quand vous êtes à proximité d'un bus. Si vous voulez doubler, soyez certain d'avoir le niveau pour. Ne passez jamais jamais jamais à droite des bus. Sauf si vous voulez vous faire écraser.

ne roulez pas près des voitures stationnées !!! Le risque c'est de se prendre une portière qui s'ouvre. J'ai vu quelqu'un s'en prendre une, c'est pas beau à voir. Je peux vous assurer que les automobilistes ne regardent pas avant d'ouvrir. C'est chiant mais c'est comme ça. Vous voyez à peu près la place que prend une portière ouverte ? Mettez CET écart entre vous et les voitures garées.

En résumé : partez toujours du principe que les autres vont faire n'importe quoi. À vrai dire c'est ce qui se passe la plupart du temps. Gardez ça en tête.

7 • Respectez le code de la route
Ça, c'est probablement le point que vous ne retiendrez pas. C'est pas mon genre d'être fataliste mais c'est ce que je constate. 9 cyclistes sur 10 ne respectent rien. Ça grille des feux dans tous les sens, ça grille des feux perpendiculaires, ça traverse des carrefours au rouge. Je n'en ai pas parlé précédemment mais ouais, les autres cyclistes font aussi partie du danger. Typiquement, quand mon feu est vert à un croisement perpendiculaire, je contrôle toujours car je sais, par expérience, qu'un vélo peut arriver sur le côté parce qu'il a grillé son feu. Soyez pas des relous putain.

8 • Prenez la place qui est la vôtre
Je pense que la plupart des cyclistes à Paris s'en foutent de ce point. Mais c'est un point très important quand on milite pour la pratique du vélo. Faire du vélo à Paris c'est se réapproprier un espace dominé par la voiture et les scooters. Donc, imposez-vous. Ne vous soumettez pas. Faites-vous respecter ! Vous pouvez croire que ça ne sert à rien, mais si tous les cyclistes le font, croyez-moi que ça va finir pas rentrer.

Une petite anecdote. J'attends le passage au vert d'un feu dans la piste cyclable. Là, y'a une gars en scooter qui arrive derrière moi et il me dit de bouger. Je lui réponds simplement qu'à la base il n'a rien à faire sur la piste cyclable. Je n'ai pas bougé.

Ça y est, vous pensez enfin vous lancer ? Pour commencer, n'hésitez pas à rouler avec la Paris Rando Vélo, c'est une fois par mois. Vous pourrez rouler en groupe à un rythme modéré !

Sinon, si vous voulez vous lancer doucement, sachez que pendant les vacances scolaires y'a moins de monde sur la route.

C'est marrant, en relisant l'article ça donne l'impression que c'est chaud de rouler à vélo à Paris. Bah à vrai dire ça l'est. Cependant, ça m'empêche pas de croiser tous les jours des gens aux apparences diverses et variées. Des jeunes, des vieux, des femmes et des hommes. À vrai dire là où je roule (Paris EST), je vois plus de femmes que d'hommes sur des vélos.

Pour finir je dirai ceci : chaque personne sur un vélo est la clé du changement. Ça commence par vous. En vous y mettant, vous montrerez à vos proches que c'est possible.

Vous commencez quand ?

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