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lundi 26 décembre 2022

Mes 4 albums préférés de 2022 (Frankie Cosmos, November Ultra...)

C'est la fin de l'année, le moment pour moi de faire le bilan de mes coups de coeur musicaux ! 



Frankie Cosmos - Inner World Peace



Frankie Cosmos est mon groupe préféré. J'attendais cet album avec impatience et je n'ai pas été déçu. Ça reste du Frankie Cosmos tout en ayant une légère évolution. Depuis leurs débuts, le groupe n'a pas fait un album raté. Tout est réussi et pensé à la perfection. Ça se voit qu'ils ont du temps pour créer et obtenir exactement ce qu'ils ont en tête. J'ai lu dans une interview que cette fois-ci, le reste du groupe a davantage apporté son grain de sel et c'est encore mieux comme ça ! 

Mention spéciale à Greta Kline qui vise toujours juste dans ses paroles pleine de nostalgie et de remise en question. 

Les liens utiles : 

Instagram

Bandcamp


November Ultra - bedroom walls



S'il y a bien un album que j'attendais avec impatience c'était celui-ci. Il est sorti le 8 avril 2022, pendant que j'étais en vacances dans un coin perdu du Jura. Au chaud dans le chalet, la neige qui recouvre la petite vallée visible depuis les fenêtres. Aucun bruit dehors, pas de voiture qui passe. Du calme. L'ambiance était parfaite pour lancer ce bedroom walls et le coup de coeur a été immédiat. La partie était déjà gagnée d'avance pour November Ultra que j'ai vue en concert en 2022

Comme elle l'a expliqué dans plusieurs entretiens, cet album a mis du temps à sortir et ça valait la peine d'attendre. Tout est parfait et on retrouve totalement l'univers de la chanteuse. Sa voix unique vous enveloppe et donne l'impression d'être dans un nuage. C'est beau du début à la fin. On a beaucoup de chance qu'elle soit Française, vraiment ! 

Elle a dit que son rêve était de remporter un grammy et ça serait tout sauf impossible que ça arrive. 

En attendant, je vais la voir en concert à Paris le 5 avril, j'ai hâte ! 

Les liens utiles :

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Instagram


Joni Île - Météorage


Sans ce tweet de Radio Tempête, je n'aurais jamais entendu parler de ce groupe de Lille. 


J'ai eu un coup de coeur immédiat dès la première écoute de Météorage. Joni Île m'a directement fait penser à du Frankie Cosmos. Et pour cause, ça y ressemble pas mal à une énorme différence près : ça chante en français. Si vous n'avez jamais écrit de chanson, c'est peut-être difficile à capter mais il y a une tendance naturelle à écrire en anglais. D'ailleurs, avant cet album Joni Île avait sorti des titres en anglais. Réussir à faire un album aussi bien en chantant en français est un exploit. Chanter en français casse la distance que l'anglais offre au près d'une audience francophone. Par ailleurs pour moi, ça permet aussi de se distinguer de tous les groupes dans le même style qui, eux, chantent en anglais. Je pense à Frankie Cosmos, Lomelda ou encore Florist. 

J'ai eu la chance de voir le groupe en concert intimiste chez un disquaire du Xe arrondissement de Paris. C'était beau. J'avais l'impression de voir le premier concert (c'était pas leur premier concert) d'un groupe qui va devenir « grand ». Je mets des guillemets car dans cette scène, personne devient célèbre. 

À l'heure où j'écris ces lignes, il n'y a que 157 auditeurs mensuels sur Spotify. 

Les liens utiles :

Bandcamp

Instagram 


Rex Orange County - Who cares ? 



Je vous ai déjà expliqué pourquoi j'aimais Rex Orange County en 2018 sur mon blog. Depuis 2018, pas mal de choses se sont passées dans ma vie et je dirai simplement ceci : sa musique m'a beaucoup aidé dans les moments les plus difficiles. 

J'ai eu la chance de le voir en concert à We Love Green en 2019 mais son concert de 2020 à Paris a été annulé à cause du covid. J'ai pas pu aller à celui en Écosse cet été (j'avais mes places 😔). Puis celui de cette année à Paris a également été annulé. 

Who cares ? est l'album parfait pour toutes les saisons.



J'ai mis 4 dans le titre mais j'ajoute une mention pour human futures de Dear Nora. Je ne sais rien de ce groupe. C'est Greta Kline de Frankie Cosmos qui a partagé l'album dans sa story Instagram, je suis allé écouter et j'ai trouvé ça très beau. Ça mérite au moins une écoute de votre part ! 



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jeudi 10 novembre 2022

J'ai vu Wet Leg en concert à Paris


J'ai découvert Wet Leg le 1er avril je ne sais plus comment. Peut-être une reco sur YouTube. 



J'ai tout de suite aimé. Beaucoup aimé. Les clips sont stylés, les meufs sont stylées, la musique est stylée. Elles ont débarqué avec un univers précis et efficace. Quand ce genre de chose arrive, mon premier réflexe est de voir si le groupe passe en concert à Paris. 

Une date était prévue en mai au point éphémère mais c'était complet. Heureusement, une autre date avait été annoncée le 9 novembre à Paris. J'ai donc pris ma place et je me suis rendu à l'Élysée Montmartre pour assister à cette représentation complète des mois avant le jour J. 


J'arrive à 18h30, beaucoup trop tôt. Mais cette arrivée anticipée va me permettre de voir la salle se remplir. En observant les gens arriver, j'ai capté un truc dont je vous reparlerai en fin d'article. 

Avant tout, parlons du concert. Dès le départ, je capte, sans surprise, que Wet Leg est un groupe qui remplit des salles grâce à une chanson. Un tube. Un méga tube même. 

Si le set est très chouette, on sent que tout le monde attend Chaise Longue. 

Le titre tant attendu arrive... en dernier. Et en effet, la salle s'est enflammée ! Les deux principales protagonistes aussi. 

Et après, c'était fini et les lumières se sont rallumées.

J'ai passé un bon moment mais globalement c'était mouais. 

Je capte et je respecte la timidité scénique mais là c'était peut-être trop pour moi. Juste venir pour jouer ses chansons et repartir c'est pas ouf. 

Ce n'est pas un concert qui va rester gravé dans ma mémoire. 

En revanche, en tant que personne qui aime observer la société et surtout les sujets qui m'intéressent, cette soirée a été bénéfique. 

Comme je l'ai dit plus haut dans l'article, je suis arrivé tôt et j'ai observé les gens qui sont venus garnir la salle. 

Pour être clair : il n'y avait que des vieux. Quand je dis vieux, je parle de gens qui ont minimum 30 ans et surtout de gens de plus de 40 ans. 

Avant le concert, l'ambiance ressentie était celle d'un afterwork entre journalistes et gens de maisons de disques. Je me fourvoie peut-être mais je m'attendais à voir des jeunes. Des jeunes stylés. 

Mon analyse là-dessus c'est que dans le monde du rock (au sens large), il n'y a eu aucune transmission de relais entre l'effervescence du milieu des années 2000 et aujourd'hui. 

Et ça se voit dans les concerts. Il y a quelques semaines, j'étais à un concert de punk à Londres. Et pareil, il n'y avait que des trentenaires. Là où à l'époque, les bars (car les concerts étaient dans des bars) étaient plein de jeunes avec des looks extravagants. 

Il y a plusieurs facteurs responsables de ce déclin qui dure déjà depuis plusieurs années mais l'un des principaux selon moi ce sont les médias. Quand j'étais ado on avait la radio Le Mouv' (remplacée depuis par Mouv' qui est plus dans le rap). Dès qu'il y avait un groupe émergent, il passait en boucle. La radio donnait aussi sa chance aux groupes indés. 

En 2022, où est-ce que tu peux entendre parler de FUR (un groupe anglais) ?


Comment tu peux savoir que Dear Nora a sorti un nouvel album ? 



Comment tu peux entendre parler de Soccer Mommy ? 


Si j'ai accès à toutes ces recos c'est parce que j'écoute déjà des groupes similaires et que Spotify et YouTube me les recommandent. Mais c'est pas comme ça qu'on va chercher de nouveaux auditeurs malheureusement. 

C'est un brin fataliste parce que je trouve ça dommage qu'un genre de musique que j'adore soit actuellement en train de survivre à l'ombre d'autres qui prennent toute la place médiatique. 


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samedi 1 janvier 2022

Mes 10 albums de punk-rock français préférés

Je l'ai compris récemment, j'ai eu la grande chance d'entrer et d'être actif dans la scène punk française au moment où elle a atteint son apogée (2005-2011?). 

Faire partie de cette scène à la fin de l'adolescence et au début de ma vie d'adulte a grandement façonné celui que je suis aujourd'hui mais ce n'est pas le sujet. 

Voici mon top 10 des albums de punk français.

• Dolores Riposte - Sarcasmes et mauvais souvenirs (2007)


• Justin(e) - Du pareil au même (2006)


• Carving - One'n'all fight for unity (2005)


Nina'School - Du bruit dans la tête (2006)


Freygolo - Time to drop the gun (2004)


Faits Divers - Skate is dead (2006)


Bloom - pas le live, pas le best of (2006)



Intenable - Quatrième mur (2017)


Justin(e) - Accident n°7


Zabriskie Point - Paul (1999)

samedi 4 septembre 2021

J'ai vu November Ultra en concert et c'était génial

Mon dernier concert datait du 6 mars 2020. C'était Boy Pablo au Trabendo. C'était la vie d'avant, le groupe avait fait des blagues sur le Covid-19 et surtout mis le feu sur scène. C'était très chouette. Ensuite, une vague d'annulation a fait que... bah il a fallu prendre son mal en patience... jusqu'à ce 3 septembre et le concert de November Ultra à Paris. 


Je ne me souviens pas exactement de la façon dont j'ai découvert November Ultra. Ça doit coïncider avec la sortie du clip de Miel, en février 2021. Quand j'ai vu l'esthétique, l'univers et entendu sa voix, j'ai tout de suite su que j'allais aimer. 


Je ne suis pas le genre de personne qui se force à écouter des trucs que j'aime moyennement. La musique est ce qu'il y a de plus important dans ma vie. Si j'écoute encore et encore un ou une artiste c'est parce que sa musique fait résonner quelque chose en moi. C'est exactement ce qui s'est passé avec November Ultra. Elle dégage ce je-ne-sais-quoi qui m'a donné envie de lancer encore et encore sur EP Soft and Tender sur Spotify. 



J'ai su que j'appréciais vraiment cette artiste quand elle s'est mise à chanter en espagnol. C'est une langue qui me laisse plutôt indifférent. Mais à la fin de Soft & Tender, quand elle chante dans cette langue, c'est tout simplement magnifique. Il n'y a pas d'autre mot. 

Ensuite, parce qu'on est en 2021, l'un de ses sons, pas encore sorti, est devenu très utilisé sur Tik Tok. C'est intéressant car les Tik Tok faits par les gens avec cette musique correspondent à ce que je ressens quand je l'écoute. Une mélancolie douce-amère. Sa musique me fait repenser à des choses du passé. À des moments plus ou moins joyeux mais qui m'ont fait me sentir vivant. Des périodes dont je suis content qu'elles soient arrivées dans ma vie même si elles appartiennent désormais au passé. Des moments qui ont fait celui que je suis aujourd'hui. 

Et puis en août, la chanson que j'ai la plus écoutée est The End. de November Ultra donc. Elle s'est retrouvée propulsée en tête de ma liste de lecture « En boucle » sur Spotify. Une liste de lecture mise à jour automatiquement par la plateforme. Ce titre me fracasse vraiment et je l'aime beaucoup. 

Par ailleurs, je suis aussi tombé sur cette session acoustique à Rock En Seine fin août et ça m'a littéralement fait pleurer tellement c'est beau et le cadre si bien choisi. 


À ce moment-là, je savais qu'il fallait que je la vois en concert. Genre vraiment. Je me suis rappelé qu'elle était programmée dans le cadre du Club Avant Seine, un événement où les talents émergents peuvent jouer en marge du festival. Je suis allé sur le site, décidé à retirer une invitation et c'était épuisé... J'étais franchement dégoûté. Mais parce que la vie est ainsi, quelques jours plus tard, le lieu a changé et de nouvelles invitations ont été mises en ligne. J'ai mis un rappel à l'heure prévue et j'ai rafraîchi la page pour être sur de ne pas rater la mienne. Bingo ! J'ai réussi à en avoir une ! 

Quelques jours avant son concert, une interview publiée par le compte Instagram de Rock en Seine est sortie. Je l'ai adorée car sa personnalité correspondait exactement à ce à quoi je m'attendais. Une personne sensible mais déterminée et qui affirme haut et fort ses ambitions tout en n'oubliant pas de faire ce qu'il faut pour y arriver. 
 


Vendredi 3 septembre. Le jour J est arrivé. 1h avant, je me rends compte que je n'ai pas de pass sanitaire et je pars en faire un en urgence. Ça aurait été dommage de rater ce concert tant attendu pour une histoire comme ça. J'arrive vers 19h et il y a une petite queue pour entrer au Bridge. C'est très probable que tous les gens qui sont arrivés si tôt sont venus pour la voir. D'ailleurs, juste avant d'entrer, November Ultra est sortie de nulle part pour saluer le groupe de personnes devant moi. Il s'avérait que c'était ses amis. J'ai essayé de rester normal mais c'était la première fois que je la voyais en vrai et elle dégageait la même énergie que dans ses stories Instagram notamment. 

On arrive à 19h30, les lumières s'éteignent, les gens s'approchent de la petite scène et en mois de 10 secondes le ton est donné. Elle démarre en faisant une remarque qui va faire rire l'audience. Mais dès son premier morceau entamé la magie opère. Ce set, plutôt court, ressemblera à ça. Un mélange de magie totale et de légèreté. Dire que j'ai adoré son concert serait un euphémisme. C'était exactement ce à quoi je m'attendais et même mieux. Outre The End. qui m'a mis les larmes aux yeux (rien ne remplace une prestation live), j'ai adooooooré sa nouvelle chanson dont elle a pris le temps d'expliquer la genèse. Je ne vous divulgâche pas le sujet mais disons que c'est le genre de truc que j'aime beaaaaauuuuucoup. 

Un point que j'ai particulièrement aimé et c'est très subjectif c'est la spontanéité de November Ultra. Je suis quelqu'un qui aime les débuts. Quand c'est pas « parfait », quand il y a encore beaucoup de magie et de fougue. C'est notamment pour ça que l'album Antichambre de Naast est l'un des mes préférés. Et puis le fait qu'elle parle beaucoup entre les chansons j'ai trouvé ça chouette. J'aime bien comprendre l'origine des chansons et les raisons pour lesquelles elles ont vu le jour. Enfin, c'était trop mimi de voir qu'elle semblait sincèrement touchée par l'engouement du public. 

En tout cas, je ne pensais pas qu'on aurait un jour une artiste comme ça en France. C'est une vraie chance et je suis content d'avoir pu assister à son concert à un moment où elle n'a pas encore totalement éclos. 

Si vous avez l'opportunité de la voir un jour, foncez, vous ne le regretterez pas. 



mardi 4 juin 2019

We Love Green 2019 : 10 remarques en vrac

J'étais à l'édition 2019 de We Love Green. Voici quelques pensées en vrac.



- Super programmation. À la base, j'ai seulement payé pour voir Rex Orange County et Aya Nakamura mais un festival c'est l'occasion de découvrir d'autres groupes. Grâce à We Love Green, j'ai écouté Lolo Zouaï en amont et c'était pour moi la meilleure prestation des 2 jours (devant laquelle j'étais). J'ai aussi pas mal écouté le dernier album d'Hamza mais ses paroles c'est pas possible.


- Rien à dire sur les points d'eau. J'ai vu des gens se plaindre du fait qu'il n'y en avait pas assez mais ils sont littéralement aux quatre coins du site. Je ne vois pas où il pourrait y en avoir plus.

- Très bonne sélection nourriture. En tant que végétarien, j'avais l'embarras du choix.

- Les tables pour manger sont pratiques et nombreuses. Que ce soit l'année dernière ou cette année, je n'ai jamais eu de problème pour trouver de la place. Les poubelles au bout de chaque table sont très bien placées pour éviter les déchets qui trainent.

- Les conférences sont une bonne idée. J'ai assisté à celle-ci que j'ai pu comprendre grâce à une traduction simultanée dans un casque fourni par l'organisation.

Le festival communique beaucoup sur cet espace Think Thank et sur ses conférences. Cependant, sur les 60 000 festivaliers, très, très, très peu prennent le temps d'aller écouter les gens invités. Et de ce que j'ai vu, un comportement fréquent est de venir pour se poser sur les transats pour manger ou se reposer et de repartir quelques minutes plus tard. Il faut dire que l'espace ne permet guère d'accueillir plus de 200 personnes. Donc, ouais c'est une bonne initiative mais clairement l'extrême majorité des festivaliers s'en fout.

(source)

- Il y avait beaucoup trop de monde le samedi. Comparé à l'année dernière, c'était vraiment infâme. Le site était beaucoup trop petit. Pour la première fois de ma vie, la foule m'a épuisé. J'ai trouvé ça oppressant. Du monde partout. En comparaison, le dimanche était bien plus agréable. Mais bon, l'objectif principal de l'organisation ça reste de faire des sous donc c'est peu probable que ça change l'année prochaine.

- Des nuages de poussière franchement relous. Conséquence directe du point précédent. L'année dernière, je n'ai pas le souvenir d'avoir vu un site dans cet état. Là, dès le samedi, l'espace devant la scène principale est passée d'une étendue d'herbe à une étendue de terre sèche et parsemée de cailloux. Le résultat d'un piétinement constant de dizaines de milliers de festivaliers. Ajoutez à cela du vent et vous vous retrouviez avec de la poussière qui volent partout, tout le temps. En termes d'écologie, je ne suis pas convaincu par le fait de détruire un espace de verdure comme celui-ci. 

- Écologie mais pas trop. J'ai lu quelque part que l'empreinte carbone des artistes qui viennent de loin était compensée par des arbres plantées à différents endroits du monde. Pour la communication c'est bien mais si à la base tu ne fais pas prendre l'avion à des artistes, tu n'as même pas besoin d'équilibrer un bilan carbone lourd. Tu vois ce que je veux dire? Après, ça voudrait dire qu'il ne faudrait faire venir que des artistes qui peuvent venir en voiture ou en car (donc pas d'Américains). Mais ça serait bien moins discutable. 

- Le partenariat avec Heineken est chiant. C'est dommage de ne pas proposer des bières locales à toutes les échoppes de boissons. Ou même proposer un plus large choix en fait. 

- La scène électro est-elle vraiment utile? Elle n'est pas super grande et le bruit qu'elle dégage est franchement désagréable pour les oreilles. Par ailleurs, je n'ai pas l'impression que les artistes qui s'y donnent en spectacle soient ceux qui attirent le plus de monde.

samedi 8 décembre 2018

Avis rap | Lomepal - Jeannine

Le vendredi 7 décembre, Lomepal a sorti son nouvel album intitulé Jeannine, du nom de sa grande-mère.


Il se trouve que Lomepal est le troisième artiste que j'ai le plus écouté en 2018. J'ai expliqué ce que j'aimais chez lui dans cet article déjà paru sur mon blog.


J'attendais donc le 7 décembre avec impatience. Et j'ai attendu le midi pour faire une première écoute de son nouvel album.

Première écoute
Je me suis dit qu'il avait été pas mal influencé par Orelsan. Outre son duo avec lui sur La vérité, il fait un titre où il chante en parlant de sa petite-amie (ou son ex). Dans la chanson Le vrai moi il fait une déclaration d'amour qui fait penser à Paradis du rappeur de Caen autant sur la forme que sur le fond. Ensuite, dans Beau la folie, il parle de sa famille et de sa grand-mère. Deux sujets qu'on retrouve également chez Orelsan. Enfin, la dernière impression sur la première écoute c'était de me dire que c'est bien du Lomepal dans la continuité de ce qu'il a fait avant. Même si je suis un peu déçu qu'il n'y a pas plus de titres comme Pommade, par exemple.

Deuxième écoute
Lomepal est tout à fait conscient de la majorité des personnes qui aiment sa musique. Pour le savoir, il lui suffisait de regarder son public en concert. Sinon, un autre moyen facile d'identifier son principal public c'est de taper #Lomepal sur Tik Tok.


En gros, c'est le même public que Nekfeu à l'époque. Des jeunes issus de la classe moyenne. Cette année, ils ont demandé à leurs parents un chandail Levi's et des chaussures Fila. À mon sens, c'est le meilleur public pour un artiste qui veut vivre de son art. En effet, ils ont de l'argent pour acheter son album et aller le voir en concert. Avoir ce public est une chance. Le seul effet qui pourrait être négatif c'est que c'est aussi une audience versatile. C'est possible qu'une bonne partie soit passée à autre chose dans 3 ans.

Dave Grohl, c'est typiquement le genre de titre qui plaît aux personnes ci-dessus. Il y a de fortes chances qu'elle se retrouve dans pas mal de Tik Tok ou de stories Snapchat. Regardez les paroles pour comprendre. C'est le genre de truc qui parlent aux adolescentes et aux adolescents.





D'ailleurs, le site Genius permet de voir le nombre de personnes qui ont consulté les paroles. C'est une bonne indication pour connaître les chansons les plus populaires.

Voici, le lendemain de la sortie, le classement des titres dont les paroles ont été les plus consultées.




Les autres écoutes
Ça se sentait dans son premier album, Lomepal semble être quelqu'un d'assez triste et marqué par la vie. Ça ressort beaucoup dans cet album. Il a vraiment mis ses tripes sur la table et exposé ses failles à tout le monde. À titre perso, je regrette l'absence de titres aux rythmes plus enlevés mais le plus important c'est qu'il ait fait un album qui lui corresponde !

Vous pouvez écouter Jeannine sur Spotify.


samedi 24 novembre 2018

3 raisons d'écouter Rex Orange County

À l'heure où l'apparence est devenue primordiale dans la musique, la dégaine de Rex Orange County détonne. Vu de l'extérieur, il semble s'en foutre et il a bien raison car sa musique est tellement bien qu'il aurait tort de perdre du temps à soigner son style.


J'ai lu le nom de Rex Orange County beaucoup de fois cette année. Il est sur plusieurs titres de l'album Flower Boy sorti par Tyler The Creator au premier semestre de l'année 2018. J'ai cramé cet album. Cependant, je n'ai jamais eu la curiosité d'aller écouter ce qu'il faisait.



Sans trop de raison, j'ai sauté le pas en novembre de la même année. Première surprise : il est blanc !!!! En entendant sa voix, j'étais persuadé qu'il ressemblait à Frank Ocean. Genre vraiment. Mais ce point n'est guère intéressant. Ça arrive très rarement que je sois très rapidement emballé par un artiste et ça a été le cas avec lui. Je vous propose donc 5 raisons d'écouter Rex Orange County.


1 • Il est arrivé là où il est en travaillant dur. Il vient d'un endroit paumé d'Angleterre (Haslemere). Pour entrer à la Brit School (une école prestigieuse), il a atteint le niveau 8 en batterie. Le niveau le plus élevé dans l'apprentissage de cet instrument. Niveau de base requis pour rejoindre cet établissement.

2 • Je considère Tyler, The Creator comme un génie. L'artiste américain a repéré Rex Orange County sur soundcloud alors qu'il était encore inconnu. Il l'a invité à Los Angeles pour collaborer à son album Flower Boy. Ce qu'il faut savoir c'est que Tyler à accès à tout le monde aux États-Unis. Il peut faire des collaborations avec Kanye West s'il veut. Mais non, il va chercher un gamin de 18 ans qui vit de l'autre côté de l'Atlantique dont il a su déceler le potentiel.

3 • La qualité de son album Apricot Princess est dingue. Dingue pour son âge en fait surtout. Si un type sort un projet de cette qualité à 26 ans ou plus en guise de troisième album, on se dit : logique. Là, c'est son premier vrai album. Et il a déjà tapé très très fort.



Il vient de terminer sa tournée et il est très probable qu'il fasse reparler de lui en 2019. J'ai hâte !

Si ça vous dit, il y a un chouette portrait de lui sur Noisey (en anglais) : https://noisey.vice.com/en_us/article/kzz47e/rex-orange-county-interview-2017

vendredi 29 juin 2018

J'ai vu Lomepal en concert à We Love Green

J'ai vu Lomepal en concert. Mais avant de vous dire ce que j'en ai pensé laissez-moi vous expliquer comment j'ai découvert ce rappeur français.

(source)


J'écoute Spotify tous les jours. Avant de passer en premium, j'utilisais la version gratuite de l'application d'écoute musicale en ligne. Sans payer, on se tape des publicités. Parmi les réclames que j'entendais entre les chansons, il y avait un titre de Lomepal. Je pense que l'algorithme de la plateforme avait capté que ça pourrait me plaire. Mais pour une raison que j'ignore, je n'ai jamais voulu creuser.

Puis un jour, mon pote Baptiste est venu me parler en privé pour me dire d'écouter Lomepal. Il ne m'a pas fait cette recommandation par hasard. Il a vu que j'aimais bien le skate et que j'en faisais aussi. Il m'a envoyé ce titre :



C'est une chanson où il parle de skate. Comme il l'a expliqué dans un concert publié sur Youtube, il a essayé de faire le meilleur titre possible pour rendre hommage à cette activité qu'il adore. J'ai écouté et j'ai tout de suite compris un truc : je suis dans la même tranche d'âge que lui. Par tranche d'âge, je ne parle pas d'un écart de 5 ans mais de moins de 2 ans. La référence qui m'a le plus marqué c'est celle où il dit : « Dégaine de clochard à la Chris Cole ».

Ça m'a tout de suite rappelé que sur mon skyblog, j'avais publié une photo de moi où je suis assis sur les marches du multiplexe d'Angers. En légende j'avais inscrit un truc du style : « En mode Chris Cole ». Ce gars était en vogue dans le milieu du skate au début des années 2000. J'ai aussi les frissons quand il dit : « Quand j'étais p'tit, le skate y'avait qu'aux States que c'était cool ». C'est bien vrai. Quand j'étais au collège, même s'il y a eu une mode de s'habiller en mode skate, il y avait très peu de personnes qui montaient concrètement sur une planche. Par exemple, dans mon collège, on n'était que 6 gars à en faire. Et à Angers, on était tellement peu que tout le monde se connaissait de près ou de loin. C'est un peu comme le pignon fixe à Paris en ce moment.

Bref, tout ça pour dire que c'est chouette que Lomepal balance des vérités comme ça. Ça ne pouvait que me faire apprécier le personnage.

Cette entrée dans l'univers de Lomepal m'a donné envie d'écouter son album FLIP. Dans un premier temps, j'étais déçu car j'étais persuadé qu'il parlait super souvent de skate. En fait pas du tout. J'ai découvert un gars qui semble blessé par la vie et les relations amoureuses. Ça le rend super touchant. D'ailleurs, je crois que c'est une des raisons de son succès. C'est du rap émo en fait.

Ce que j'aime bien chez Lomepal aussi c'est le fait qu'il articule bien et du coup on comprend ce qu'il dit. C'est peut-être un détail mais c'est un truc important pour moi. Car outre ce que l'artiste et la musique dégage les paroles sont importantes dans mon jugement d'un artiste.

Vous l'avez compris, je me suis mis à beaucoup écouter Lomepal sur Spotify. À peu près au même moment, j'ai découvert la programmation de We Love Green 2018. Et là, vlatipa qui est à l'affiche : Lomepal (et d'autres artistes que j'aime bien).



J'ai raté Orelsan, j'ai déjà parlé du concert de Tyler The Creator sur mon compte Instagram et je vais donc vous raconter le passage de Lomepal à We Love Green.

Je n'étais pas particulièrement excité à l'idée de le voir car je savais que je pouvais le revoir n'importe quand. Donc, je n'ai pas fait le pied de grue pour avoir la meilleure place. En fin de compte, 30 minutes avant le début de sa prestation, je me suis retrouvé à environ 10 mètres de la scène. Ce qui est une bonne place au final. Mais je l'ai eu parce que pas trop de monde ne s'est pressé pour être tout devant. Donc, pendant cette demi-heure, j'ai eu le temps d'observer les jeunes qui sont venus spécialement pour le voir. Autant vous dire d'emblée que je me suis senti vieux. Par exemple, les gars à côté de moi se demandaient s'ils allaient avoir un contrôle la semaine prochaine. Qui dit contrôle, dit lycée. Du côté du reste de l'audience ce n'était guère plus vieux. Ça passait rarement la vingtaine.



L'heure du concert arrive. Là, je suis tout de suite dans l'ambiance et je saute partout. Je me rends compte que j'ai vraiment beaucoup écouté les sons car je connais tout ! Je me retrouve rapidement à l'endroit où ça bouge dans tous les sens. D'ailleurs, c'était ardu de ne pas tomber, poussé par les vagues de gens qui ne font même pas l'effort de se retenir. Autant vous dire que j'ai bien transpiré comme il faut.

En ce qui concerne la prestation de Lomepal elle était très bonne ! Bon, j'ai malheureusement pu la comparer à celle de Tyler qui est plusieurs divisions au-dessus. Mais à ce moment de sa carrière, Antoine a fait du très bon travail et je vous recommande chaudement d'aller le voir s'il passe par chez vous !

Vous pouvez revoir le concert sur le site d'Arte.

dimanche 8 février 2015

Avis : Belle & Sebastian - Girls in peacetime want to dance -

J'ai découvert Belle & Sebastian avec la bande-originale du film Juno. Dessus, le groupe avait deux titres : Piazza New York Catcher et Expectations. Je me suis contenté d'écouter ces titres pendant longtemps et puis l'année dernière, j'ai fait un tour sur la page Spotify du groupe et j'ai découvert d'autres titres : I want the world to stop, I am a cuckoo. La particularité de tous ces titres est qu'ils sont tous construits de la même façon : guitare + voix douce. On peut appeler ça de l'indie folk. Fin 2014, ils sont à l'affiche du Pitchfork festival à Paris. Placés en tête d'affiche, ils ont joué tard. C'était un vendredi soir, après une semaine de travail. Je commençais à avoir mal aux jambes. Bref, tout ça pour dire que les conditions n'étaient pas optimales pour apprécier ce concert. Au-delà de cela, à un moment du concert, ils ont joué un morceau disco. Je n'ai pas compris. Pour moi, B&S c'était de la folk, pas du disco. Et puis "DISCO SUCKS" comme ils le disent dans Freaks and Geeks. J'étais dégoûté. Et les jours qui ont suivi, je ne pouvais même plus écouter Belle & Sebastian.


Et puis je suis tombé sur la bande-originale du film God Help The Girl, dont la majorité des titres ont été écrits par Stuart Murdoch, le leader de Belle & Sebastian. Je l'ai écoutée, beaucoup, trop. Elle est géniale. Donc, on en arrive au sujet principal : l'album Girls in peacetime want to dance, le dernier album de Belle & Sebastian sorti début 2015.

Avis
Disco doesn't sucks. Du moins je ne le pense plus. Cet album est vraiment très bon. Je prends beaucoup de plaisir à l'écouter. En un mot on pourrait dire qu'il est dansant. Il donne envie de danser. Mais pas comme ces musiques que les jeunes d'aujourd'hui écoutent où les infrabasses se succèdent. Non, là les jolies mélodies sont portées par une partie instrumentale impeccable. Le côté disco est très assumé comme le montre le premier single The Party Line


 Pour le coup, le deuxième, qui est aussi l'ouverture de l'album, ressemble plus à du Belle & Sebastian.



Mais pour moi, le vrai tube c'est Play for today. C'est un hymne à la joie moderne. C'est très entraînant. Et surtout, je ne peux pas résister à l'alternance voix homme/femme. C'est le genre de titre qu'on peut retrouver à la fin d'un film indépendant.



5 albums à écouter quand il pleut (et pour déprimer)

dimanche 7 décembre 2014

Avis cinéma - God help the girl de Stuart Murdoch (Belle & Sebastian)

Préambule
Un jour, une collègue de travail m'envoie une bande-annonce en me disant qu'elle devrait me plaire. Je clique. Et je tombe là-dessus.



Juste après l'avoir remerciée, j'ai donc posté ceci sur Twitter :

J'ai accroché dès les premières secondes en voyant cela :


Ensuite, le reste de la bande-annonce a fini de me convaincre d'aller le voir. Mais comme il fallait attendre le 3 décembre pour y aller, j'ai patienté en allant jeter une oreille à la bande-originale. Et là... je suis devenu accro. C'est probablement la meilleure ost que j'ai eu l'occasion d'entendre - désolé (500) days of Summer tu te retrouves deuxième -. Et elle est bien car elle correspond complètement au film. Et les musiques sont vraiment très belles. Résultat, cette semaine, j'ai dû l'écouter une vingtaine de fois. En fait, je n'ai écouté que ça, au travail, dans le métro, chez moi. Et le mercredi 3 décembre est arrivé.

Avis
C'est un très beau film. C'est intéressant car en écoutant la bande-originale (où il y a des extraits du film entre chaque titre), j'avais déjà un peu l'impression d'avoir vu le long-métrage. Que ce soit clair, l'histoire n'est pas le point fort. Ce que j'ai apprécié, c'est la façon dont le réalisateur montre comment se forme un groupe. Sinon, l'histoire d'anorexie du personnage principal n'est pas du tout fouillé. Le personnage joué par Olly Alexander est l'archétype du garçon qui écoute Belle & Sebastien et The Smiths. Un gars un peu timide, avec un physique passable mais un grand cœur. Un gars qui n'osera jamais déclarer sa flemme a une fille qu'il apprécie et couchera ses déboires sur papier en s'accompagnant à la guitare.

Concrètement, il s'agit d'une succession de ''clips'' qui viennent illustrer les chansons. Ainsi, des fois, sans prévenir, ils se mettent à chanter. On peut dire qu'il s'agit d'une comédie musicale car il y a aussi des chorégraphies. Fait amusant, le line-up complet ressemble à celui de Belle & Sebastian si vous avez déjà eu l'occasion de les voir sur scène.


En fait c'est simple, si vous n'aimez pas les belles mélodies, ce film n'est pas fait pour vous. Mais si vous aimez ça, cela devrait vous plaire. D'ailleurs, rien à voir, mais le film m'a presque donné envie de faire un tour en Écosse.

Observation
Je me suis rendu compte que le film était déjà sorti en Dvd au Royaume-Uni et aux USA. Étrange que les sorties n'aient pas été alignées partout.

dimanche 2 novembre 2014

Ces frontmen qui m'ont vendu du rêve (Future Islands, Touché Amoré, True Colors...)



Résumer la musique à une cassette, un 7'', un 12'', un cd ou un mp3 est réducteur. Très. Ces supports sont simplement des moyens de donner envie de voir un groupe ou une personne en concert, là où on ne peut pas tricher. Certes, certains utilisent des aides tels que les vocoders sur scène mais j'ai la chance de ne pas aimer ce genre de musique. Un concert (et par extension une tournée) est l'aboutissement d'un travail commencé au moment où la première note et le premier mot ont été écrits pendant la phase de création. C'est là où on peut juger un artiste, connu ou pas connu. Même si ce terme est subjectif.

Ces groupes, et surtout les frontmen, qui sont là pour ça, m'ont mis de véritables claques. Je n'ai pas souhaité faire un classement car ils évoluent dans des styles différents.

Justin(e)
Contrairement à ceux qui sont en-dessous, Alex ne bouge pas tant que cela. Mais, quand il est sur scène et sans se déplacer, il est à fond et c'est très prenant. Surtout que, de toute cette liste, c'est celui qui a les meilleurs textes. On ne peut pas dire des textes aussi géniaux sans les vivre à 100 % et il le fait très bien. 

Vu en live un graaaaaaaaaaannnnnd nombre de fois. Prestations toujours égales. 

>>> Avis lecture - Onze joueurs de Alexandre Vaillant

Future Islands
J'ai découvert Future Islands en 2010, où dans ces eaux-là, ils avaient un titre présent sur la bande-originale de l'excellente série How to make it in America. Il y avait le titre Balance, je l'ai trouvé énorme et j'ai apprécié l'univers. Quelques années plus tard je suis tombé sur un live fait à la télé américaine et le chanteur m'a bluffé. C'était juste fou. A partir de ce moment-là, j'ai souhaité les voir en concert, de mes propres yeux. C'est arrivé ce vendredi 31 octobre 2014 au Pitchfork Festival Paris. Et je n'ai pas été déçu, d'où la présence du groupe dans ce top. C'était vraiment vraiment fou. 

Naast
Vu à au Chabada à Angers du temps où le titre Mauvais garçon passait en boucle sur Le Mouv'. La meilleure époque de la radio d'ailleurs. Ils étaient en première partie de The Bellrays et ils ont été loin d'être ridicules. Ce que j'ai aimé, c'était l'ensemble. Ils avaient des dégaines arrogantes de connards mais j'aimais ça ; d'ailleurs je regrette leur disparition. Et surtout, sur scène c'était drôlement chouette. J'aurais aimé les voir plus souvent.

Touché Amoré
Touché Amoré c'est un mélange d'emo et de hardcore. Souvent, ce mélange donne de la merde à base de mèches roses et de jeans slims et de guitare tenue à 10 centimètres du sol. Là, c'est la puissance incarnée, de la musique aux textes. J'ai eu l'opportunité de les voir au Point FMR à Paris en 2013. C'était la fin d'une journée de cours, j'étais fatigué pas trop dans l'ambiance et la chanteur a tout de même réussi à m'emmener dans le concert. Sa performance m'a vraiment marqué. Et si vous voyez un jour passer ce nom sur une affiche, allez-y.


True Colors
Impossible de faire un top sur les meilleurs frontmen sans parler de Paco de True Colors, groupe de youth crew belge. Du temps où TC était encore en activité, le groupe dominait le hardcore jeu européen. Les textes sont écrits pour êtres scandés par les auditeurs en live et ça fonctionne. En live, Paco est une pile. Il ne s'arrête jamais, bouge partout, de la rage sort de ses cordes vocales. BUST.

jeudi 14 août 2014

5 albums à écouter quand il pleut (et pour déprimer)



Il pleut. Difficile d'avoir envie d'écouter la discographie de Best Coast quand la nuit tombe à 17h et que vous êtes trempés jusqu'aux os. Heureusement, il y a des groupes qui ont sorti des albums fait exprès pour ces situations. En voici 5.

Joie de vivre - The North End
Ce groupe est dans mon top 3 du emo jeu. Le vrai emo pas celui avec des mecs qui portent des slims et ont des mèches roses. Tu peux aussi écouter leur dernier album We're All Better Than This, l'intro de Going to a going away party est géniale.



Eels - Beautiful Freak



C'est parfait, c'est tout. Pas la peine d'en dire plus. 

Kimya Dawson - Remember That I Love You



Regina Spektor - What we saw from the cheap seats




Submarine OST par Alex Turner

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A lire aussi :
Playlist - Pour en finir avec l'hiver (The Smiths, Cat Power, Best Coast...)
Playlist - Pour en finir avec le printemps (Naast, Future Islands, Tyler The Creator...)

mardi 22 juillet 2014

Interview : Let Down straight edge (PA)

Tu ne le sais certainement pas mais j'ai sorti un fanzine en 2009. Cela parlait surtout de straight edge. J'ai réussi à remettre la main sur l'interview principale en version originale. J'ai pris vraiment beaucoup de plaisir à faire ce fanzine de A à Z en bricolant sur Photofiltre. Stupide, je n'ai même pas gardé un exemplaire pour moi.



1) Hi, would you like to introduce your band, his history, each members (what do they do outside of the band, where do they live etc…). 

Okay, we’re Let Down, a straight edge hardcore band originally from Chalfont, PA, in the suburbs of Philadelphia. Bob is our singer, he lives in Philadelphia on different people’s couches when he’s not booking shows or doing stuff with Mother of Mercy. Kyle is our drummer, he attends Temple University in Philly and also plays in Mother of Mercy, I think he still works at the skate park around here. Drew is our guitar player, he’s the only one keeping it real who still lives in Chalfont, he graduated from college and is seeking a terrific career. I’m Justin and I play bass, I’m the one filling out this interview, I live in Doylestown, another suburb like 10 minutes from Chalfont and I work in a flower shop. Trying to start a cleaning business and cop a Jaguar in the near future.




2) How did you guys went into hardcore, your first show ?
My first real hardcore show was Reach the Sky in nearby Lansdale when I had just turned 15. I think all of our stories about getting into hardcore would mostly have the common bond that our area has always had a strong local scene in one way or another, these scenes have gone through a lot of phases over the last ten years but there have always been cool shows happening around here with some regularity, and of course Philadelphia has always had stuff going on. So like in other places you would just start off listening to punk or whatever and never really take it any farther than something you listen to in your bedroom or on your headphones, around here if you’re into that stuff you’re bound to meet other people and then someone will take you to a show and if you’re into it you’ll just keep going and getting into more music that way.

3) Well, why did you began a straight edge band, what straight-edge mean for you ?
When we started Let Down about five years ago, being a straight edge band was THE most important thing - like in our scene it seemed like an unachievable goal. At the time (like 2004) there were a lot of kids who went to shows, mostly because they didn’t happen too often, but it was like us and our friends and a core of like 20 people who were actually into hardcore and then 150 “normals”. Finding a line-up of all straight edge kids who were into hardcore required me to be the bass player and I’d never even played bass before, I was just the only logical candidate to fill out the band. I think we all have different concepts of what straight edge specifically means to us but I think as a band we were always on the same page about the function of a straight edge hardcore band - we never set out to “enlighten” anyone or preach about togetherness or any of that bullshit. Hardcore is supposed to be an outlet, mostly we’ve existed just to channel our rage at drinking, drugs and all that other bullshit because it really is pretty stupid and obnoxious. Coincidentally, we did all this shit at a time in hardcore when no bands were really talking about straight edge in the context we were, so as time went on our goal was basically to be the Judge or Floorpunch of the mid-late 2000s era.

4) You make a pissed-off hardcore who seems to be driven by anger, do you think that anyone could listen to your music ?
Hahaha good question! I guess people listen to our music, I mean if you check on last.fm it shows that a few people listen to it every month. When we set off as a band I think one of our goals was mostly just to make a band that WE would want to listen to first and foremost, and I feel like we’ve accomplished that pretty well. I’m not the kind of person who can hang around listening to my own band but if I was someone else (but still had my personality?) and heard Let Down, I think I’d be into it, so that’s okay. We say a lot of shit that other bands aren’t saying and I think that connects with some people, at least that’s what they tell me. LD is the kind of band that people either “get” or they don’t.



5) In the song ”Never Again” you say ”don’t try me again cuz I won’t let it happen again” . I guess it deals with the guy who are attempting to make you drink or smoke. In your everyday life is it often happening, do the people around you understand why you are straight-edge ?
"Never Again" is about a specific show we played in Chattanoogah, Tennessee when we were on tour at some shitty punk house, this punk dude was like holding a beer in Bob’s face when he was singing and Bob hit him or something, afterwards the dude asked what Bob’s problem was and Bob was just like "get the fuck away from me before I kill you", it turned into this big thing where we thought we were going to have to fight this whole venue, I think later Bob kind of wished he took it further and actually took the dude’s bottle and smashed it in his face. I identify with "Never Again" as being like, when someone gives you a bunch of shit and then later you think back, even if you did stand up for yourself which Bob and the rest of us definitely did, you’ll think "the next time that happens to me it’s going to be different". As far as people understanding us being straight edge, I can’t speak for everyone else but in my life I don’t have a really hard time with it. Most of the people I see on a consistent basis are people who I’ve known for years and they know not to bother me about drinking or drugs or whatever, I tend to use straight edge as a filter to keep me out of stupid social situations where drugs or drinking are required to "have fun" or whatever. I’m sure if I spent my time going to bars or parties it might be something I hear about more often but I’m so far removed from that it’s not even really an issue.

6) Well, in ”Different Way” you deal with a classic straight-edge theme. A friend who give up with straight edge. Do you think that edge break means face break ? Or more seriousely, do you think that if a friend of yours is done with straight edge you won’t talk to him again ?
HAHAHA “EDGEBREAK FACEBREAK!” Reminds me of the great faux-european hardcore band XHEADWALKX. Anyway first off that song is actually called “Different View”, not that it matters. I don’t think we ever really played that one live. Personally, and I think this pretty much goes for everyone in LD but like, I wouldn’t stop hanging out with someone just because they broke edge, but for me like a lot of my friendships with the people I know that are straight edge are based on the things we have in common - going to shows, finding things to do that aren’t drinking or whatever, so when that person breaks edge (and usually stops being interested in hardcore pretty soon after) we sort of lose what we have in common, then we’re not exactly friends anymore. That song is more about just how people talk a good one and then a few years down the line they become everything they once claimed to hate, and their words from not that long ago are just a big joke. We’ve been a band for so long, I can’t count how many places we would hit every time we toured and slowly watch the straight edge population drop to zero, meanwhile we’re still straight edge, still playing in this straight edge band with these songs about it, must look pretty stupid to everyone to see us still doing the same shit. oh well. I guess that’s the DIFFERENT VIEW or whatever.

 (Justin, le bassiste, a répondu aux questions)

7) In Europe there is something who is raising this last couple of years which is called ”Binge drinking”. It consists in drinking as much booze as you can and in any places, beach, streets etc... Is there the same things in Chalfont, PA ?
People everywhere love to drink as much as possible, so yeah I’m sure it’s pretty much the same. I mean if you really think about it, life is pretty pointless and the world is harsh or whatever and we’re all gonna die alone etc etc so you can either be a BABY (WAHHH) about it and reach for a bottle like everyone else or you can just say “fuck it” and not to do that. We chose the latter option.

''Il faudrait instaurer la peine de mort pour les mineurs qui boivent''

8) In France there is a law who forbid the teen under 16 years old to buy alcohol or cigarets, what do you think of that, is there similar law in Pennsylvania ?
Yeah in the US the drinking age is 21, which probably seems way high to you europeans hahaha. Cigarettes is 18 but there’s no consequence for “underage smoking”, I mean you get hit with fines and shit if you drink but that doesn’t stop anybody, I’d say the average American teenager starts drinking at like 15 or whatever. What do I think about drinking ages? They should institute the death penalty for underage drinking. Nah I’m kidding. Or am I?

9) You guys went to south-est France, how was it ? In the north-west France there were a lot of guys who were so disappointed that you didn’t came over here. Are you preparing a new euro-tour ?
A lot of people asked me about that because France for some reason has this reputation in America for being really snotty/rude/anti-american or whatever, I have to say that the people we met over there were some of the nicest in all of Europe, although they probably hate us now because our singer did some interview where he talked about how the food wasn’t that great on the euro-tour and it wasn’t a very good time.  So yeah Marseille was kind of cool, seemed like a weird scene, they apparently don’t get a lot of “real” hardcore bands there, but they were nice kids. Obviously we would have liked to play/see France, I’ve never been there so of course I want to see all the sick landmarks, it just wasn’t in the tour plans for whatever reason. Bummer. As far as another Euro-tour goes, I don’t think that’s happening, the last one didn’t go so well and a lot of people are pretty pissed at us over there, we do get a decent number of friendly messages and stuff from euros so I guess some do like us but we’re not really touring anywhere anymore so it doesn’t look like we’ll be back. The European tour was pretty wack from our perspective - if we would have gone out with a bigger band or maybe had someone different book it, maybe we would have had a better chance but who knows. None of us have any delusions about how big of a band Let Down is/was, we know we’re not exactly a huge draw, but the whole thing with Europe is that you play these venues that are GIGANTIC to like 30 people, but you’re on a huge stage with all these “pro” lighting affects and a super professional soundcheck/linecheck that you have to show up five hours in advance for - it takes all the fun out of it. Back in the US, on the way back from Sound and Fury we were playing basements and garages with War Hungry and Swamp Thing to like 20-60 people a night and it was a great time. Bob talked about how we didn’t have that much fun in a blog interview and we got a lot of shit for it - whatever, we paid for our plane tickets, between that and all the money we lost over there we were out like $4000, I think we have a right to voice our opinion hahaha. A lot of people said we should have just been grateful, but look - every American band tours Europe nowadays, we were playing with shitty US bands like At Half Mast that I had never even heard of before I saw them in Europe at that point I don’t think they had ever even done a US tour before. If you have a demo and a shirt and can afford a plane ticket, boom, you’ve got a Euro tour. They probably did better than us too because just like in the US if you get on your knees and blow the people you’re playing for, you’ll sell some shirts. Whatever though, not like it matters now. So to anyone in Europe who wanted to see us and didn’t get a chance to, sorry - try to book plane tickets to this is hardcore! Get at me, I’ll even let you stay at my apartment.



10) Thanx, for taking the time to answer my questions. If you’ve got any messages to tell to the kids, any shout out, it’s now or never.
Thanks so much for the interview, it was wacky. So the future of Let Down is that we’re gonna do these OLC shows, then we’re gonna do This is Hardcore fest in Philly, then we’re probably gonna do a last show in our home town around the end of the summer and then we’re gonna hang it up. Five years is a long time for a straight edge hardcore band and we’re going out the same way we came in, still talking about straight edge and still not giving a fuck what people think about us. So to anyone who supported us in any way over the last 5 years, even if you never even went to a show but just downloaded our records or whatever and liked what we had to say, thanks a lot. That goes for everyone around the world. Book a show, do a zine, don’t waste your time reading or posting on the bridge 9 board. Straight edge now and forever. XXX.

Je vous laisse avec ce qui est pour moi, la meilleure intro de hardcore.


Let Down (TIH 2009, Phase 1) from hate5six on Vimeo.

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12 personnes qu'on trouve à un concert de hardcore

Les musiciens. Ouais, car s'il n'y a personne sur scène, il n'y a pas de concert et c'est chiant.


Le skin. Facilement reconnaissable à son crâne rasé et à ses boots ou ses Adidas samba noires et blanches. En général, c'est celui qui lève sa bière et la renverse dans le pit.

Le straight edge. Celui qui s'agace de la bière renversée dans le pit car ça glisse. Et aussi, les gens bourrés relous qui ne se contrôlent plus. En général, il porte des sneakers. Certains ont des croix sur les mains. Plutôt rare en France.



Les petites-amies des musiciens (ou les petits-amis). Pas difficile de les reconnaître, elles/ils sont toujours au premier rang et on peut lire dans leurs yeux de la fierté. Même si le groupe est nul.



Le leader naturel. En général, il est assez âgé et est présent dans la scène depuis de longues années. Il a déjà eu plusieurs groupes.

Le néophyte. Au départ, il se met devant la scène et se fait vite éjecter par les mosheurs sans comprendre pourquoi ils bougent de façon étrange.


Le meilleur ami. Jamais loin de la scène, il connaît toutes les paroles et se tient prêt à les crier quand le chanteur tend son micro.

 Le timide. Il n'est pas nouveau dans le milieu. Il est sur le côté, plutôt vers l'avant, il bouge la tête, reproduit la batterie avec ses doigts. Il aimerait se lancer mais n'ose pas de peur d'être ridicule.

Le slammeur. Celui dont la seule obsession est de slammer. S'il est maigre cela fonctionne souvent, s'il ne l'est pas, ceux qui le réceptionnent ont intérêt à avoir de la force dans les bras.



Le photographe. Quand il y en a trop, c'est relou. Mais, même si personne ne l'avoue publiquement, tout le monde aime revoir les photos des concerts sur Internet. Cela fait des souvenirs.

Le jeune qui était fan de Pleymo. Il s'ambiance en voulant pogoter mais comprend rapidement que ce n'est pas le propos du concert.

Le collègue du bassiste. Il n'écoute jamais de hardcore mais est venu par curiosité. Il ne comprend rien du tout. ''Pourquoi il vient de faire une roulade avant le gars là ?''