RETROUVER UNE PROF

J'ai voulu retrouver une professeure d'anglais qui a marqué ma scolarité.

Et si tu devenais végétarien ?

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Avis - d'âne à zèbre de François Bégaudeau

Pourquoi Vincent Delerm ne chante pas plus fort ? Pourquoi la jalousie c'est du vol ?

dimanche 22 février 2015

Avis cinéma - Réalité de Quentin Dupieux



C'est le premier film de Quentin Dupieux que je vois au cinéma. J'ai vu tous les autres sur mon ordinateur. Avec Wes Anderson, Quentin Dupieux est probablement mon réalisateur préféré. Les deux pour des raisons différentes. Ce que j'aime chez Quentin Dupieux, c'est le côté très loufoque, mais pas que. Dans tous ses films, il y a une forme de message. Par exemple, Steak, ça parle du conformisme et des conséquences que ça engendre. Je me souviens aussi de Rubber, qui reste mon préféré même après avoir vu Réalité. Encore à l'école, en cours de cinéma, je devais proposer un film à voir à mon groupe. J'ai proposé Rubber. Mes camarades étaient dégoûtés. Ils n'avaient pas compris. Ils étaient énervés. "C'est nul", "c'est de la merde", ont-il dit. Leur réaction était vraiment violente. Tant pis, j'imagine que le cinéma de Dupieux n'est pas fait pour tout le monde et au final, c'est peut-être mieux comme cela. Non, en fait, c'est certain.

De quoi ça parle ?

 

Avis
Avant d'y aller, je me suis renseigné le moins possible sur l'histoire du film. C'est seulement au détour d'une séquence du Grand 8, que j'ai vu quelques images. Mon collègue Raphaël m'avait aussi prévenu que c'était le scénario le plus abouti de Quentin Dupieux. Le jour de la sortie, ce mercredi 18 février 2015, nous sommes allés à la séance de 20h au MK2 Quai de Seine, à Paris. Je terminais à 19h, j'avais 40 minutes de trajet mais je n'étais pas inquiet car je me disais que dans tous les cas, la salle serait vide. Erreur d'appréciation majeure. La queue faisait 20 mètres et au début du film, la salle était remplie à 90 %. Mon hypothèse, c'est que les gens savent que les films de Quentin Dupieux font peu d'entrées et donc restent peu longtemps à l'affiche et qu'il faut donc se presser pour les voir.





Alain Chabat m'a fait peur. Parce que dans Réalité, il se comporte exactement comme le Alain Chabat que les gens connaissent. Il est drôle, donc. Le grand public pourrait se retrouver. En tout cas, au début. Car rapidement, Chabat se dupieuise et c'est là que ça devient intéressant. Autre chouette surprise, c'est la présence au casting de Jon Heder. Ce nom ne vous dit certainement rien. Cette photo devrait davantage vous parler.


Ouais, c'est Napoleon Dynamite. Pour moi, c'est un film culte. En ce qui concerne Jonathan Lambert, il est magistral. Aussi bon que dans Steak. D'ailleurs, à l'occasion de la soirée pour le lancement de Fifa 15, j'ai eu l'occasion de faire le check des Chivers avec lui. Il s'en rappelait !

En regardant Réalité, j'ai vécu une expérience. Je n'avais jamais ressenti ça au cinéma. Jamais. Au début, je pensais que ça allait se passer comme dans Rubber, par exemple. Et puis non. Il a poussé le curseur à fond et m'a coupé le souffle. Quand je pensais que c'était fini, ça allait encore plus loin et encore plus loin que ce plus loin. Vers la fin, le personnage joué par Jonathan Lambert encense un réalisateur et c'est intéressant car ça correspondait à ce que je pensais à ce moment. En gros, il dit : "Ce mec est un putain de génie". Et il le répète à l'envi. Je ne peux pas en dire plus sur ce film, j'ai juste été choqué. En bien. Si vous ne devez voir qu'un seul film de Quentin Dupieux, choisissez celui-ci. Vraiment.

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Rubber de Quentin Dupiuex en 5 gifs
Wrong en gifs

Witz and vines #10

WITZ

A Rennes, un homme a volé le placenta de sa femme qui venait d'accoucher. Ensuite, il l'a mis au congélateur en a fait des glaces et les a apportées à Véronique Courjault.

Les vidéos 10 hours walking pullulent sur Youtube. Sentant le bon filon, Philippe Croizon a commencé le tournage de la sienne mais voyant qu'il n'avait fait que 10 mètres en 5 heures, son caméraman a lâché l'affaire.

Depuis l'attaque de l'hyper-cacher, les synagogues sont protégées par des militaires. Si un jour, des noirs sont visés par des attentats, est-ce qu'on va mettre des militaires devant les KFC ?


VINES






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Witz and vines #2

dimanche 15 février 2015

Avis BD | Et toi, quand est-ce que tu t'y mets ? (1 et 2)

J'ai acheté ces deux BDs pour le travail. A l'époque, je travaillais sur un article en marge de la diffusion de Femmes sans enfant, femmes suspectes sur Arte : Femmes sans enfant, femmes suspectes : "Une femme n'est pas forcément une mère" (Télé-Loisirs).


De quoi ça parle ? 
Et toi, quand est-ce que tu t'y mets (partie 1 et 2) sont deux BDs féministes. Elles défendent un point de vue - que je partage - qui défend le fait qu'une femme n'est pas forcément faite pour être une mère.



Avis
Ces deux BDs sont très orientées. Vu que je partage le point de vue exposé, j'ai beaucoup aimé. L'idée est simple : penser qu'une femme est sur terre pour donner la naissance est une construction de la société. Non, ce n'est pas une négation des organes génitaux reproducteurs mais ce que les auteures expliquent c'est que la maternité est devenue une doxa dans notre société, un élément considéré comme "naturel". Et de façon pédagogique et humoristique, elles démontrent que ce n'est pas une vérité absolue et surtout que ce n'est pas une anormalité d'être une femme et de ne pas vouloir d'enfant (c'est d'ailleurs le sujet de Femmes sans enfant, femmes suspectes, dont je vous parle tout en haut). Les femmes childfree sont stigmatisées, montrées du doigt, présentées comme des personnes bizarres qui n'ont pas de coeur. Ces BDs donnent des clés à celle qui n'ont pas envie de faire de bébé, pour expliquer leur point de vue.



Conseil de lecture
Dans une crèche.

C'est pour qui ? 
Pour tout le monde. Pour les hommes, les femmes, tout le monde. Vraiment.


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dimanche 8 février 2015

Avis : Belle & Sebastian - Girls in peacetime want to dance -

J'ai découvert Belle & Sebastian avec la bande-originale du film Juno. Dessus, le groupe avait deux titres : Piazza New York Catcher et Expectations. Je me suis contenté d'écouter ces titres pendant longtemps et puis l'année dernière, j'ai fait un tour sur la page Spotify du groupe et j'ai découvert d'autres titres : I want the world to stop, I am a cuckoo. La particularité de tous ces titres est qu'ils sont tous construits de la même façon : guitare + voix douce. On peut appeler ça de l'indie folk. Fin 2014, ils sont à l'affiche du Pitchfork festival à Paris. Placés en tête d'affiche, ils ont joué tard. C'était un vendredi soir, après une semaine de travail. Je commençais à avoir mal aux jambes. Bref, tout ça pour dire que les conditions n'étaient pas optimales pour apprécier ce concert. Au-delà de cela, à un moment du concert, ils ont joué un morceau disco. Je n'ai pas compris. Pour moi, B&S c'était de la folk, pas du disco. Et puis "DISCO SUCKS" comme ils le disent dans Freaks and Geeks. J'étais dégoûté. Et les jours qui ont suivi, je ne pouvais même plus écouter Belle & Sebastian.


Et puis je suis tombé sur la bande-originale du film God Help The Girl, dont la majorité des titres ont été écrits par Stuart Murdoch, le leader de Belle & Sebastian. Je l'ai écoutée, beaucoup, trop. Elle est géniale. Donc, on en arrive au sujet principal : l'album Girls in peacetime want to dance, le dernier album de Belle & Sebastian sorti début 2015.

Avis
Disco doesn't sucks. Du moins je ne le pense plus. Cet album est vraiment très bon. Je prends beaucoup de plaisir à l'écouter. En un mot on pourrait dire qu'il est dansant. Il donne envie de danser. Mais pas comme ces musiques que les jeunes d'aujourd'hui écoutent où les infrabasses se succèdent. Non, là les jolies mélodies sont portées par une partie instrumentale impeccable. Le côté disco est très assumé comme le montre le premier single The Party Line


 Pour le coup, le deuxième, qui est aussi l'ouverture de l'album, ressemble plus à du Belle & Sebastian.



Mais pour moi, le vrai tube c'est Play for today. C'est un hymne à la joie moderne. C'est très entraînant. Et surtout, je ne peux pas résister à l'alternance voix homme/femme. C'est le genre de titre qu'on peut retrouver à la fin d'un film indépendant.



5 albums à écouter quand il pleut (et pour déprimer)

lundi 2 février 2015

Girls : le s04e03 en 7 gifs

On pensait Marnie perdue et hypnotisée par son compagnon de musique cliché.



Mais le gentil Ray lui a ouvert les yeux et lui a expliqué à quel point ce mec était un connard. Excitée par son soutien, elle lui a sauté dessus.


Pendant ce temps-là, Hannah a pété un plomb et a dit leurs 4 vérités à ses camarades de classe. Aucun n'a réagi. Et elle a fui...


A New York, ça fait 4 mois que Jessa n'a pas touché une goutte d'alcool. Produit qu'elle pensait à l'origine de son mal-être. Mais en fait, non. Elle ne va pas mieux et le prouve en déchirant une amende, devant le policier.


Pour le coup, l'amende était plutôt justifiée.


Adam, qui depuis le départ d'Hannah n'a plus personne à protéger, s'emporte et se fait arrêter.


Après avoir été libérés par Ray (il est vraiment gentil le gars), Adam dit ses 4 vérités à Jessa. Et alors qu'il s'apprête à partir elle lui fait une déclaration.



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dimanche 1 février 2015

Girls : le s04E02 en 5 gifs

Cet épisode commence par Hannah qui va à la fac à vélo. Comme je vous l'explique dans cet article que j'ai écrit pour Télé-Loisirs, le vélo n'est pas un élément anodin dans une série ou un film. Hannah à vélo cela représente une forme de liberté pour celle qui a pris la décision de quitter New York.


Juste après, elle tombe. Et la scène représente la vie d'Hannah. Au début, elle respire la liberté insouciante mais en fait toutes ses aventures se terminent toujours en échecs.



La plupart des étudiants prennent des studios mais pas Hannah. WTF.



Et quand quelqu'un ne va pas bien, qu'est-ce qu'il fait ? N'importe quoi. Et pour faire ça, Elijah est toujours partant.



dimanche 18 janvier 2015

Avis spectacle - Pulverfass Cabaret Club à Hamburg (Reeperbahn)

Avant d'atteindre l'entrée du Pulverfass Cabaret il faut prendre le U-bahn 3 jusqu'à la station St Pauli, remonter les marches et se faire aveugler par la prodigalité des néons des enseignes pour adultes. Le long des échoppes, point de locaux, que des touristes. Les Hambourgeois n'ont aucune raison de venir dans une rue qu'ils ont l'occasion de fréquenter sans se mélanger aux étrangers. La Reeperbahn est présentée comme le Pigalle à l'Allemande. Les points communs sont faciles à trouver mais pour vivre à Paris, je peux vous dire que Pigalle est bien plus glauque. Ici, point de racolage du type : ''Tu aimes les chattes fraîches et poilues ?''. Histoire vraie. Pour les amateurs de ce type d'échange, l'endroit de leurs rêves s'appelle Herbertstrasse, dans le quartier de St Pauli, toujours lui. Il s'agit d'une rue interdite aux femmes et aux mineurs. Elle est fermée par des barrières pour éviter les regards trop curieux. Cette rue est née du temps des SS. Ils ont tenté de tout fermer mais n'ont pas réussi à éradiquer cet endroit. Le compromis : l'encadrer.

Après une petite dizaine de minutes de marche à braver le vent et la pluie, deux éléments météorologiques fréquents dans la ville du Hamburg HSV, vous arrivez au Pulverfass Cabaret. Vu de l'extérieur, l'endroit ressemble à un restaurant normal. Et dès que vous ouvrez les portes, le ton est donné, vous êtes accueilli par une dame qui ressemble fortement à un homme. Normal, c'est le projet. C'est un club de travestis. Tous les soirs, se tient le seul spectacle composé de travestis d'Europe.


Après avoir déposé nos affaires, nous suivons l'ouvreuse jusqu'à une vaste salle où sont dispersées les tables. La lumière est tamisée, l'ambiance feutrée et le public parsemé, séance de 22h30 oblige. Après avoir commandé à boire nous attendons le début de la représentation qui s'annonce haute en couleurs. Le spectacle ressemble à un cabaret classique, des personnes chantent, parfois en play-back, parfois pour de vrai, comme cette Philippine d'une cinquantaine d'années dont les organes vocaux n'ont rien à envier aux meilleurs chanteuses de la planète. Parmi les numéros les plus marquants, on retiendra ce travesti aux traits très féminins qui a laissé planer le doute sur son sexe jusqu'à la fin. Et, après quelques recherches, je suis tombé sur son compte Instagram.


Une photo publiée par Andressa Piovani (@fraupiovani) le

Un homme s'est glissé parmi la pléthore de travestis et sa particularité n'était pas ses talents de chanteur mais son organe génital très imposant. Pendant cinq minutes, il s'est déhanché avec une serviette pour le cacher et toute la salle était interloquée sur la taille de l'engin jusqu'à ce qu'il le révèle brièvement. Gaëlle a comparé l'objet à un "bras d'enfant". A défaut d'être indispensable, ce numéro était assez marrant.


Nous sommes allés au Pulverfass Cabaret de Hamburg le soir de mon anniversaire. Je tenais à marquer ce jour par une forme d'acte militant. L'idée était de supporter une cause et des personnes encore trop marginales en 2015. En regardant le cabaret, outre les chansons, je voyais des hommes qui ont certainement dû cacher leur volonté de s'habiller en femme pendant longtemps. Des hommes qui ont dû faire semblant, d'être de vrais mâles bien poilus, bien virils. Et puis un jour, ils ont trouvé un endroit où ils pourraient être eux-mêmes, tout simplement. Et j'ai trouvé cela très émouvant, très touchant. C'est d'ailleurs l'histoire de la série Transparent dont je vous parle sur le blog. Dans la vie, c'est important d'être qui on est au fond de son âme et de faire ce qu'on veut sans se soucier de l'avis des autres. A mon humble avis, j'estime que tout le monde aspire à cela mais peu osent vraiment à cause des autres. Cette masse inquantifiable qui altère les comportements et produit une norme sociétale. Certains ont envie mais alors qu'ils s'apprêtent à sauter le pas, pensent aux autres, à ce qu'ils vont dire et du coup rentrent dans le rang. Très tôt, en cinquième, j'ai compris que je n'avais pas envie de faire / penser comme la majorité. Je voulais tout remettre en question. Et après une quinzaine d'années, je peux vous affirmer que j'y suis parvenu. Jamais, je n'ai altéré ma façon de penser ou de vivre vis-à-vis de l'avis des autres. Je me fais mon propre avis sans, nécessairement, suivre celui de la majorité.