RETROUVER UNE PROF

J'ai voulu retrouver une professeure d'anglais qui a marqué ma scolarité.

Et si tu devenais végétarien ?

Découvrez l'infographie sur le vegétarisme en France et une vidéo sur le végétarisme à Paris

Avis - d'âne à zèbre de François Bégaudeau

Pourquoi Vincent Delerm ne chante pas plus fort ? Pourquoi la jalousie c'est du vol ?

dimanche 26 octobre 2014

Être attiré par un film juste en regardant le bas de l'affiche

A Angers, je n'avais pas l'impression de voir tant d'affiches de cinéma que cela. Par contre, depuis que je vis à Paris, il y en partout. Surtout dans le métro. Impossible de les rater. Et, pour éviter de penser à la saleté du métro, je les regarde, après tout, elles sont là pour ça. Et je m'amuse à observer les partenaires indiqués en bas. Souvent, ils permettent d'indiquer la qualité du long-métrage et le public visé. Et cela, sans voir un synopsis ou une bande-annonce. En ce qui me concerne, il y a aussi un festival qui m'assure de prendre du bon temps : Sundance. Dès que je vois un film primé là-bas, je sais qu'il va être cool. Mais ce n'est pas le sujet t'as vu.

>>> Avis cinéma | Her de Spike Jonze

Voici quelques exemples pour étayer mon propos.

Bande de filles 




Entre les murs


Wrong cops 


Sils maria
Tomboy


Autant vous dire que quand je vois Fun Radio, NRJ, Skyrock ou des médias dans le genre en bas des affiches, j'évite (au moins de payer pour les voir).

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jeudi 23 octobre 2014

Avis cinéma - Bande de filles de Céline Sciamma



Méfiez-vous de la promotion à la télévision. Souvent, dans les programmes dont le but est (même s'ils tentent de le cacher) de faire de la pub à des produits culturels, les présentations sont bâclées. Pour Bande de filles je me souviens de leur passage sur le plateau Grand Journal de Canal + pendant le Festival de Cannes. Les quatre actrices (Karidja Touré, Assa Sylla, Lindsay Karamoh, Mariétou Touré) sont arrivées face à Antoine de Caunes et, sans surprise, elles n'ont pas pu beaucoup parler du film. Le but était juste d'inviter des personnes différentes de d'habitude. La forme donc, pas le fond car on n'a rien appris sur le long-métrage de Céline Sciamma. Quelques mois plus tard, ce mercredi 22 octobre 2014, je lis dans Télérama, un papier de Laurent Rigoulet où il évoque le film en mettant le thème en perspective : ce qu'on appelle un vrai article, pour info. Au journaliste, la réalisatrice/scénariste confie qu'elle a tenté de faire un ''récit initiatique pas si éloigné de ceux de Jane Austen ou Jane Campion''. C'est cette phrase qui m'a donné envie d'y aller le soir-même et l'évocation de films comme Foxfire et Entre les murs de Laurent Cantet.


Avis
Séance de 22h10. La majorité des gens, au courant du long tunnel de pubs qui précède ce pourquoi ils ont payé plus de 10 euros, arrivent tous vers 22h30. Au MK2 Quai de Seine, le public est assez homogène d'habitude, sauf ce soir. A la traditionnelle audience des films d'auteurs s'est greffée des adolescents certainement attirés par leur ressemblance avec les filles de l'affiche. Forcément, l'ambiance dans la salle s'en est ressentie. Certains commentaient à voix haute, d'autres, probablement étrangers aux règles en vigueur, filmaient sans gêne l'écran, ça tchipait, aussi. Tout cela a entraîné un concert incessant de ''chuuuuuuuut'' pendant toute la séance. Chiant, mais malheureusement prévisible. Toutefois, malgré cette confusion, c'est bien de réussir à emmener des gens comme cela dans les cinémas pour voir d'autres pellicules que Fast & Furious ou Scary Movie.

Pour commencer, le titre Bande de filles est un brin mensonger. La bande, pour laquelle les personnes citées plus haut sont venues, est seulement évoquée dans la première partie du film. Elles traînent aux Halles, apostrophent des bandes rivales et se battent. Mais, on se focalise rapidement sur Marieme, le personnage principal. A travers elle, Céline Sciamma tente de montrer l'évolution d'une adolescente à travers son appartenance à différents groupes. En la voyant (regardez juste l'affiche) on pourrait penser qu'on suit une jeune de cité. Oui, mais non. Oui, car elle vit dans une cité mais non car son histoire semble universelle. Elle pourrait concerner toutes les adolescents et les adolescents. A travers les différents groupes auxquels elle appartient, Marieme se cherche une identité à la fois vestimentaire et sexuelle. Tantôt ultra-féminine, tantôt garçon manqué. Mais, au-delà de cet aspect concernant pour les jeunes qui ont entre 16 et 20 ans, j'ai surtout été captivé par sa volonté d'affirmation dans un monde profondément marqué par une domination masculine. En un sens, Bande de filles est un film féministe. Il montre les pressions subies par les jeunes filles de la part des garçons. Sauf que Marieme n'a pas envie de reproduire le modèle. Elle veut s'émanciper. Alors elle tâtonne, se trompe, souvent, recommence, encore et à la fin (et ce n'est pas un spoiler) son cheminement ne s'achève pas mais elle a appris des leçons qui lui serviront à grandir. Et c'est là où on en revient à la référence à Jane Campion, réalisatrice qui aime mettre en scène des femmes fortes et indépendantes.

>>> Spring Breakers, les ados, passez votre chemin

En bref : c'est un chouette film engagé, de façon subtile, porté par un scénario efficace et des actrices amatrices convaincantes dans des rôles de composition. Par contre attention à l'effet Spring Breakers où des fillettes pensaient voir leurs stars préférées faire la fête gentiment, cela reste un film d'auteur et il n'est pas question de suivre la vie d'une bande qui met la terreur dans une cité. 

Bonus : si vous aimez les films du genre, regardez Foxfire de Laurent Cantet.

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Avis cinéma - La vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche


dimanche 12 octobre 2014

Avis lecture - Au début de François Bégaudeau



Préambule
Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu entre les mains un François Bégaudeau. En même temps, j'avais déjà lu la majorité des œuvres de mon écrivain préféré. J'ai donc fait un tour sur son compte Twitter, laissé à l'abandon et j'ai vu ça.


Je l'ai donc acheté. Tout simplement. 

De quoi ça parle ? 

 


Avis
La couverture a le mérite d'être claire. En posant le livre sur mon bureau au travail, l'un de mes collègues m'a dit : ''C'est bizarre un homme qui écrit sur la maternité''. Difficile d'objecter mais, Bégaudeau n'est pas un homme comme les autres. Enfin, si. D'un point physique, il ressemble à ses semblables, il a deux jambes, une tête et deux bras. Sa différence se trouve dans son esprit. Il a une sensibilité certaine pour la gente féminine et cela ne m'a pas choqué qu'il publie un bouquin de la sorte. Et, après l'avoir lu, on ne saurait dire si c'est un homme ou une femme qui se cache derrière les mots. Certes, c'est marqué sur la couverture, mais si ça ne l'était pas, il aurait été impossible de le deviner. Et cela pour une raison simple : les détails. Dans les nouvelles où il est systématiquement question de maternité, il parvient à montrer avec, je l'imagine car je n'y ai jamais été confronté, précision les différentes étapes. Et cela va aussi bien de l'état mental, pré et post-accouchement, à l'état physique décrit avec une justesse impressionnante. Difficile d'imaginer qu'il se soit servi de son expérience. Il a dû enquêter pour en savoir le plus possible sur le sujet et le résultat est plus que réussi.

Voici quelques passages qui ont plus retenu mon attention que les autres. 

Ce que j'aime bien dans les livres de Bégaudeau, car n'est pas la première fois qu'il le fait, ce sont les références à des chansons et à des groupes qui, même s'ils sont connus par ceux qui les connaissent, ne sont pas vraiment connus. Là, il écrit : ''Dans mon iPod je me repassais le même album, et dans cet album la même chanson. Maybe this weight was a gift''. Il fait référence à un album de Nada Surf qui m'a marqué personnellement et je trouvais ça cool. Mais ce n'est ni le lieu ni l'endroit pour parler de moi. D'ailleurs, il cite aussi Linoleum de NOFX à la page 50 et c'est l'un des titres, présent sur une compilation faite pour moi par un camarade de lycée, livrée sur un CD gravé, qui m'a conforté dans mon amour du punk-rock, musique qui a ensuite beaucoup façonné celui que je suis aujourd'hui. A bridge to many.

Dans Au début, l'auteur est lucide. Pour ceux qui l'ignorent, dans les maternités il n'y a pas que des naissances, il y a aussi des morts. Les mères, rarement, les enfants, plus souvent.

''Il a dit : très beau placenta. En langue obstétricienne, très beau veut dire normal. L'absence de très beau veut dire anormal. Qu'il regarde maintenant le coeur sans dire qu'il est très beau veut dire que le coeur est anormal. Tellement anormal qu'il ne bat pas. Stoppé dans son élan à la huitième semaine. Depuis un mois, j'avais un enfant mort dans le ventre.''

La nouvelle qui se trouve entre les pages 84 et 96 m'a particulièrement marqué car elle n'évoque pas un accouchement per se mais une absence de lien entre une mère et sa fille qui lui a été enlevée à la naissance, pour des raisons que je vous laisse le soin de découvrir dans le livre. C'est beau et touchant.

Dans Au début, François Bégaudeau approche presque tout les aspects de la maternité. Même l'adoption homosexuelle. Je regrette simplement qu'il ne se soit pas attardé davantage sur l'essence de la maternité et son côté, malheureusement, inévitable pour les femmes de notre société. Mais comme je ne suis pas du genre à me plaindre, j'ai trouvé un livre qui fait référence à ce sujet. Si tu t'y connais un peu en littérature tu sais duquel je parle.

A qui s'adresse ce livre ?
A ceux qui veulent avoir un enfant. A ceux qui ne veulent pas d'enfant. A ceux qui s'intéressent au point de vue féminin sur le sujet. Aux amateurs de bons livres. 

Conseil de lecture
Surtout pas en regardant Baby Boom. Plutôt dans un parc, assis à côté d'une femme enceinte.

Infos
162 pages
6,60 euros
Lien pour l'acheter

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Avis lecture - La vie est ailleurs de Milan Kundera
Avis lecture - Onze joueurs d'Alexandre Vaillant

Avis lecture - On n'est pas que des poupées, mon premier manifeste féministe & On n'est pas des super héros, mon premier manuel anti-sexiste



Préambule
Il y a quelques jours, je suis allé acheter Au début de François Bégaudeau, au Comptoir des mots, mon repaire de livre à Paris. Et, en arrivant à l'endroit où il faut lâcher de l'argent contre des pages blanches noircies par de l'encre, souvent noir, j'ai vu un prospectus pour une rencontre organisée ce dimanche 12 octobre 2014 dans la librairie située dans le XXe arrondissement de Paris.

Après être rentré chez moi, je me suis dit que j'avais envie de les lire. Et, par chance, le dimanche, une librairie de la Villette était ouverte et avait à sa disposition les deux livres en question.

>>> Les librairies parisiennes entrent en résistance

Avis
C'est très court. Les deux livres, qui s'apparentent plutôt à des BDs, ne contiennent pas beaucoup de signes. Avec le recul c'est normal car ils sont destinés à des enfants. Mais parfois, comme les blagues, plus c'est court mieux c'est. Et là, c'est clairement le cas.

On n'est pas des poupées, mon premier manifeste féministe de Delphine Beauvois et Claire Cantais
Le nom de l'ouvrage a le mérite d'être clair et il remplit son contrat à la perfection. En quelques phrases, les auteures expliquent aux petites filles qu'elles n'ont pas à se soumettre à la doxa majoritaire vis-à-vis de leur genre.

J'ai retenu trois passages :

Être une fille ça ne rime ni avec balayette, ni avec robe à paillettes.

La seconde partie de la phrase correspond tout à fait au documentaire Princesses, pop stars & girl power qui a été diffusé sur Arte, le samedi 4 octobre 2014. Cécile Denjean, la réalisatrice, explique comment des marques ont, grâce à un marketing agressif, ancré dans la société le fait que les filles devaient être des princesses et porter du rose. J'ai eu l'occasion de m'entretenir avec elle au sujet de ce formidable documentaire : Entretien avec Cécile Denjean sur Télé-Loisirs.fr.

Je n'ai pas besoin qu'on vienne me sauver, je peux très bien me défendre toute seule.

Là, on peut penser à l'influence du divertissement dit mainstream. Et je vous laisse penser aux histoires des jeux Zelda et Mario...

 Je serai peut-être une maman... ou pas !

C'est peut-être le passage le plus fort pour moi. La maternité est, de fait, une grosse pression pour les femmes. Pour certains, elles sont juste sur Terre, pour procréer. Et réduire les femmes à leurs organes reproductifs c'est faire preuve d'un archaïsme sans nom. Même si je n'aime pas faire des annonces, il est probable que je m'attarde sur ce sujet d'ici la fin de l'année.

Aussi, à la fin, il y a des portraits de femmes qui ont fait avancer la cause féminine au fil des siècles : Simone de Beauvoir, Louise Michel, Rosa Luxemburg et d'autres. 

On n'est pas des super héros de Delphine Beauvois et Claire Cantais

On ne va pas se mentir, la vie des garçons est moins ''difficile' que celles des filles. Mais, aujourd'hui encore, quand un homme fait preuve de sensibilité, certaines personnes utilisent des épithètes dégradants et se rapprochant de l'homosexualité pour commenter. C'est triste et regrettable. Et la seule phrase du livre que je retiens est celle-ci.

J'ai le droit de pleurer. Bah oui, c'est normal quand on a un chagrin, quand on a mal, quand on est ému, quand on est tellement heureux... ou juste parce qu'on en a envie.

Conseil de lecture
Je vous invite vraiment à acheter ces livres et à le lire avec des enfants.

Infos
Chaque livre coûte 13 euros.
Lien pour acheter les livres

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Avis lecture - La vie est ailleurs de Milan Kundera
Avis lecture - Dix-neuf secondes de Pierre Charras

dimanche 5 octobre 2014

Avis lecture - La vie est ailleurs de Milan Kundera



Préambule
J'ai lu La lenteur il y a quelques mois, et j'ai beaucoup aimé. Ensuite, en voyant ce livre dans une librairie, j'ai tout d'abord été attiré par le titre et par le thème : l'adolescence et le passage au monde des adultes.

>>>  Avis lecture : La lenteur de Milan Kundera


De quoi ça parle ?



Avis
J'ai adoré. Kundera a ce style si particulier qui fait qu'on peut à la fois l'aimer ou le détester, comme Bégaudeau. Deux auteurs aux styles clivants. Moi, j'aime les deux. Il y a plusieurs lectures possibles dans La vie est ailleurs. Celle que je m'apprête à vous dévoiler n'a aucun rapport avec le texte de François Ricard placé à la fin du roman. Dedans, il fait une analyse de l’œuvre et m'a, un temps, fait croire que j'étais complètement passé à côté du bouquin. Mais, loin de me laisser influencer, je reste persuadé qu'une œuvre culture n'a pas qu'une seule signification ou un seul objectif. Chacun y trouve ce qu'il était venu chercher.

Ce que j'ai apprécié dans La vie est ailleurs c'est de suivre la façon dont Jaromil, le personnage principal, découvre le monde. Et la découverte va de l'appréhension des camarades d'écoles (les différences de milieux) aux premiers émois amoureux dans lesquels je me suis étrangement reconnu.

A un moment du livre, il observe une jeune femme nue qui prend son bain à travers le trou d'une serrure. Et c'est pour lui un véritable choc qu'il s'empresse, en bon poète qu'il est, de coucher sur le papier. Et on peut lire ceci : ''Il n'était pas assujetti à ce qu'il venait de vivre, mais ce qu'il venait de vivre était assujetti à ce qu'il avait écrit''. Cette phrase est, à mon sens, le but premier de l'écriture qu'il s'agisse d'un roman ou d'une chanson. Moi-même dans ma jeunesse, qui n'est pas si lointaine que cela, j'ai écrit pléthore de textes pour extérioriser à l'écrit des aventures plus ou moins bonnes. Et c'est vrai que coucher des émotions sur papier permet de mieux les appréhender.

A la page 245 j'ai également noté une réflexion intéressante et, à mon sens, juste sur la révolution : ''La révolution la jeunesse forment un couple. Qu'est-ce que la révolution peut promettre à des adultes ? Aux uns la disgrâce, aux autres ses faveurs. Mais ces faveurs-là ne valent pas grand-chose, car elles ne concernent que la moitié la plus misérable de la vie et elles apportent, avec les avantages, l'incertitude, une épuisante activité et le bouleversement des habitudes. La jeunesse a plus de chance : elle n'est pas accablée par la faute, et la révolution peut l'admettre toute entière sous sa protection. C'est le monde des pères qui est précipité dans l'incertitude. Oh ! Comme il est beau d'entrer dans l'âge adulte quand les remparts du monde adulte s'écroulent''.  Mai 68, la révolution des parapluies qui se déroule en ce moment (5 octobre) à Hong-Kong...

Par contre, même si je suis d'accord avec la plupart des propos avancés par Kundera, je ne le suis pas avec ce passage : ''C'est seulement quand il est âgé que l'homme peut ignorer l'opinion de son troupeau, l'opinion du public et de l'avenir. Il est seul avec sa mort prochaine et la mort n'a ni yeux ni oreilles, il n'a pas besoin de lui plaire ; il peut faire et dire ce qui lui plaît à lui-même de faire et de dire''. Dire cela revient à avaliser le fait que pendant ses jeunes années, comprenons la période entre 20 et 30 ans, il faut faire attention à tous ses faits et gestes. Je m'y oppose fermement et c'est d'ailleurs l'une de mes caractéristiques. Combien de fois j'ai lu dans des articles, des tweets ou des messages des personnes qui, s'approchant de la trentaine, regrettaient de ne pas avoir été elles-mêmes à cause de pressions qui émanaient de la Société. Trop de personnes rêvent tellement de s'intégrer et d'être appréciées qu'elles nient leur for intérieur pour adopter un comportement superficiel et consensuel.

Je ne vous gâche pas les passages où il rencontre sa première copine, où il fait l'amour pour la première fois et où il découvre la jalousie maladie. Ce sont mes préférés.

Il y a aussi un axiome important sur la relation entre Jaromil et sa mère qui ne supporte pas de le voir prendre son envol mais cet article est déjà trop long et je vous laisse le découvrir en vous procurant ce très bon livre qui mérite d'être lu.

Conseil de lecture
En mouvement.

Infos
463 pages
8,40 euros

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Avis lecture - D'âne à zèbre de François Bégaudeau
Avis lecture - Jouer juste de François Bégaudeau

Avis lecture - Onze joueurs d'Alexandre Vaillant (Justin(e))



Préambule
Alexandre Vaillant est le chanteur et le principal auteur des paroles de Justin(e). Justin(e), c'est un groupe de punk-rock formé à Treillières (44). Si vous ne les connaissez pas encore, inutile de vous les présenter. Mais, en une phrase on peut dire que c'est le meilleur orchestre de punk-rock français de l'Hexagone (à égalité avec les Zabriskie Point dont ils sont les descendants). Onze joueurs est une explication de certaines paroles issues des 4 albums du groupe.

De quoi ça parle ?



Avis 
Avant même de lire le livre, j'ai été séduit par la couverture. Elle fait référence à celle de Jouer juste, le premier roman de François Bégaudeau qui était le chanteur de Zabriskie Point, groupe qui, comme dit plus haut, a grandement influencé Justin(e). Les deux sont des passionnés de foot et sont, à mon sens, des génies, au sens propre du terme, mais ce n'est pas le sujet.

Onze joueurs est compliqué à lire. Ce n'est pas un bouquin à mettre dans les mains de n'importe qui. Les premières entrées présentent des concepts difficiles à comprendre pour les non-initiés, comme moi. Heureusement, dans d'autres parties du livre, des idées sont amenées de façons plus accessibles. Parmi les points qui m'ont marqué, il y a celui sur les groupes sujets et les groupes assujettis, thèse développée par Félix Guatarri. Voici un extrait.

''Les groupes assujettis le sont parce qu'ils se donnent, ou acceptent, des maîtres. La hiérarchie, l'organisation pyramide qui caractérise ces groupes empêchent alors toute créativité et oblige l'ensemble du groupe à se rabattre sur des énoncés stéréotypés. Les groupes sujets, au contraire, conjurent les hiérarchies et deviennent agents de leurs propres énonciations.''

>>> Avis lecture - Un hiver à Paris de François-Xavier Josset

J'ai aussi été captivé par la ''pédagogie institutionnelle'' de Fernand Oury imaginée pour lutter contre ''l'école-caserne''. L'école-caserne c'est ce qu'une majorité des gens ont connu. C'est à dire la relation hiérarchisée entre les élèves et le maître. L'idée est de proposer un système de classe coopérative comme l'a fait l'école de Neuville.

''Contre le couple ''maître-élève'', contre des relations duelles souvent propices à la régression, à la manipulation ou à la fascination, la pédagogie institutionnelle développe une organisation, contourne les cloisonnements et les faces à faces traditionnels par un ensemble de lieux, de limites et de lois élaborés collectivement.''

J'ai aussi retenu l'entrée sur Jacques Rancière dont j'ignorais jusqu'à présent l'exsitence. Et surtout, ce passage sur la démocratie.

''Nous ne vivons pas dans des démocraties. Nous vivons, dans ''des États où le pouvoir de l'oligarchie est limité par la double reconnaissance de la souveraineté populaire et des libertés individuelles''*. En tenant compte du fait que ces libertés ne sont pas des cadeaux de la classe dominante mais le résultat de combats successifs pour leur existence et pour leur maintien. Régime parlementaire ou encore régime représentatif ne sont donc pas le résultat d'une adaptation de la démocratie aux temps modernes, à l'accroissement de la population ou à la taille d'une nation, mais une autre manière pour les élites ''naturelles' de conserver l'exercice du pouvoir.'' Ce passage devrait parler à ceux qui trouvent qu'il n'y a pas de différences entre les présidents de gauche et de droite.

*cet extrait est tiré de La haine de la démocratie de Jacques Rancière

Comme l'indique bien la 4ème de couverture, le livre ''survole les travaux de différents auteurs''. Il ne s'agit là que d'amorce qui visent à titiller la curiosité des lecteurs. Ca a fonctionné avec moi par rapport aux passages présentés plus haut.

Conseil de lecture 
Si des livres peuvent se lire dans le métro ou dans un espace bruyant celui-ci nécessite une véritable concentration. Donc, au calme.

Infos
85 pages
7 euros
Vous pouvez vous le procurer sur le site de l'éditeur : I Read Books.

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dimanche 7 septembre 2014

Avis lecture - Les incontournables de Karambolage (Arte)




Préambule
Je suis un inconditionnel de Karambolage. Tous les dimanches, pendant la saison régulière, j'essaie de regarder l'émission qui s'intéresse aux similitudes et aux différences entre la France et l'Allemagne. Quand je ne peux pas, je me rattrape grâce aux nouvelles technologies. C'est toujours intéressant et permet d'améliorer sa culture générale. Le seul problème c'est que c'est court et du coup plutôt frustrant. Après avoir cherché quelques épisodes sur le site d'Arte j'ai décidé de me procurer le livre qui regroupe les meilleures anecdotes.

>>> Karambolage : Claire Doutriaux, une femme fière de son bébé franco-allemand (entretien)

De quoi ça parle ?


Avis
Es ist ganz toll ! C'est un pur concentré de culture générale et d'anecdotes sur le quotidien et les coutumes des deux pays. Dis comme ça, ça pourrait vite sembler lourd à digérer mais ça ne l'est pas. Pour ceux qui ne connaissent pas l'émission, ce qui est bien c'est la façon dont sont expliquées les histoires. C'est très ludique et souvent drôle. Pour faire court, je l'ai vraiment dévoré. Voici trois exemples.

Le Paternoster
C'est tout simplement une forme d'ascenseur sauf qu'il ne s'arrête jamais. Même s'ils sont en phase de disparition avancée à cause du danger qu'ils représentent, j'ai envie de tester.




Salopp
Les Allemands ont repris le mot salope à leur sauce et il n'a pas le même sens que chez nous. ''Pour eux, quelqu'un est salopp gekleidet quand il est vêtu de façon décontractée mais avec élégance. Et ein salopper kerl est une personne sympathique, facile à vivre, un chouette type.''

Cette chaise d'écolier lancée en 1950 est, derrière son apparente simplicité, un objet bien pensé et assez technique. C'est aussi la madeleine de beaucoup de Français. 



Sinon, dans l'émission le mot qui m'a le plus marqué c'est Gemütlichkeit, un terme qui permet d'évoquer un bonheur simple et total. Il n'a aucune traduction dans les autres langues.

Vous pouvez découvrir les rattrapages de l'émission sur le site : Arte Karambolage.

Conseil de lecture
En Alsace.

Infos
217 pages

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