RETROUVER UNE PROF

J'ai voulu retrouver une professeure d'anglais qui a marqué ma scolarité.

Et si tu devenais végétarien ?

Découvrez l'infographie sur le vegétarisme en France et une vidéo sur le végétarisme à Paris

Avis - d'âne à zèbre de François Bégaudeau

Pourquoi Vincent Delerm ne chante pas plus fort ? Pourquoi la jalousie c'est du vol ?

jeudi 19 mars 2015

Mes 5 réactions après avoir lu l'interview de Booba pour les Inrocks

 (source)

Sur Twitter, le compte des Inrocks a tendance à publier beaucoup de fois un même article. C'est un peu agressif, mais vu que leur contenu web est très souvent de qualité, c'est pas plus mal. C'est donc ce qui s'est passé pour leur interview événement de Booba qui est, par ailleurs, en une du magazine. Hier soir, j'ai pris le temps de lire la looooooongue interview. Je n'ai pas vu le temps passer et j'ai vraiment queaphé. J'aurais pu me contenter d'un tweet laudatif mais voici mes 5 réactions à cet entretien.

1) Booba me fait gol-ri t'as vu. J'ai éclaté de rire à plusieurs reprises en lisant l'interview.

2) C'est tout sauf une interview promo. Il n'y a rien de pire que les interviews promo (90 % des interviews que vous pouvez lire dans les médias). Et quand tu sors de la promo ça devient tout de suite plus intéressant. Par exemple, avec Le Divan, Marc-Olivier Fogiel l'a bien compris.

3) Les Inrocks ont bien fait leur truc. ils ont pris le temps de faire l'interview (3h à Miami) et le résultat s'en ressent. C'est quali, tous les sujets ont été abordés sans ambages.

4) Le rendu. Oui, l'interview a été publiée dans leur print mais elle est aussi sur le web. Et c'est long, très long. Je ne crois pas avoir déjà vu une publication aussi longue dans les médias français. Et cela pour une bonne raison : en moyenne, les gens ne passent pas beaucoup de temps sur un site. Là, je crois que le temps de lecture approche les 30 minutes. Et je trouve ça super cool d'avoir eu le courage de tout retranscrire alors qu'ils auraient pu, comme beaucoup l'auraient fait, se contenter de juste garder les punchlines pour faire le buzz.

5) En lisant l'article ça me faisait chier de me dire que je n'avais rien payé pour y accéder. Oui, à la fin, ils proposent d'acheter tout le magazine mais moi c'est juste l'interview qui m'a intéressé. Et j'aurais aimé pouvoir faire un don de 1 ou 2 euros pour saluer le travail réalisé. Le Tube avait dressé le portrait du créateur de Blendle, un site qui permet d'acheter des articles à l'unité. Et la question qui se pose c'est : quel contenu faut-il faire payer ?. Pour le coup, cet article aurait pu être mis en payant à mon sens. Je pense qu'il faut faire payer les articles qui ont nécessité du temps et de l'énergie. Ce serait stupide de faire payer ce qu'on appelle des reprises comme Matthieu Gallet et son bureau à 100K euros. Par contre une enquête comme celle de Causette sur la télé-réalité dans leur dernier numéro, mériterait d'être mise sur le web contre rémunération.


lundi 16 mars 2015

On n'est plus des pigeons (France 4) : la face cachée d'Amazon

Ce lundi 16 mars à 20h45, France 4 vous propose un reportage immanquable sur Amazon dans On n'est plus des pigeons. On vous conseille vivement de le regarder. 

L'ambition d'Amazon ? Devenir le supermarché du monde. En France, le site marchand en ligne enregistre plus de 16 millions de visites par mois. Heureusement, depuis juillet 2014, la loi dite anti-Amazon, relative au prix du livre, empêche le géant américain de faire ce qu'il veut sur notre territoire. L'entreprise doit notamment s'aligner sur la politique du prix unique pour les livres en vigueur dans l'Hexagone. L'idée de cette excellente enquête menée par Mathilde Cusin pour On n'est plus des pigeons, est partie de son rédacteur en chef qui a une connaissance qui a eu des problèmes avec Amazon. Il lui a alors demandé de voir ce qu'elle pouvait faire sur ce sujet, nous explique-t-elle.

Pour faire son enquête, elle a passé un appel à témoins pour relayer des histoires de personnes qui ont eu des soucis avec la firme américaine. Et depuis qu'elle a terminé son reportage, la journaliste reçoit "tous les jours des mails de personnes qui ont eu des problèmes avec Amazon". À la fin du documentaire, on se dit qu'il est à charge. Pourtant, ce n'était pas le but de Mathilde. Tout au long de son enquête, elle a tenté de poser ses questions à Amazon et le service de communication n'a jamais souhaité répondre favorablement à ses requêtes. Résultat : ce sont les syndicats qui parlent des conditions de travail surprenantes de l'entreprise.

Après avoir découvert les informations qui sont dans le reportage de ce soir porté par des témoignages d'experts et de libraires, Mathilde Cusin conclut en disant que "parfois au lieu de rester au fond de son canapé, ça ne coûte rien d'aller voir un libraire dans son quartier". Et ça fait faire de l'exercice aussi !

A lire aussi :
Les librairies parisiennes entrent en résistance

samedi 14 mars 2015

Girls S04E04 en 6 gifs

La principale caractéristique d'Hannah c'est de ne pas savoir ce qu'elle veut faire de sa vie. Des fois, elle semble sûre d'elle et puis elle se remet à douter. Toujours. Et c'est aussi arrivé pour sa fac d'écriture. Et pour se justifier auprès de sa prof, elle sort une excuse pire que bidon.



Et elle rentre à New York, les cheveux dans le vent en pensant que tout est resté comme elle l'a laissé.




Oui mais non. Quand elle veut rentrer chez elle, elle est accueillie par une élève de Greendale (wink wink).

Et ses retrouvailles avec Adam sont encore plus glacées que les enfants de Véronique Courjault.



Pendant ce temps-là, Marnie espère encore faire carrière dans la chanson mais il semblerait qu'elle ait autant de talent que le noir des Linkup.

Et son compagnon d'aventure a finalement décidé de quitter sa copine - même si on comprend très bien que c'est sa copine qui l'a quitté - et s'en va pleurer dans les bras de Marnie qui, semble-t-il, a décidé de ne jamais se respecter.

dimanche 8 mars 2015

Avis lecture - Les crocodiles (témoignages sur le sexisme ordinaire)



S'il y a bien un article que je pourrais partager tous les jours c'est celui qui s'appelle : Comment éviter un buzz ?. On pourrait le résumer par : si quelqu'un/une oeuvre vous énerve, n'en parlez pas sinon ça lui donne de l'importance. C'est ce qui est arrivé au livre Les crocodiles. Je n'en avais pas entendu parler et puis la ville de Toulouse a décidé d'interdire la tenue d'une exposition de planches tirée de cette BD. Du coup, ça m'a donné envie de l'acheter.


De quoi ça parle ? 


Avis
C'est un livre indispensable pour tout(e)s les Parisien(ne)s. Pourquoi les Parisien(ne)s ? Parce que du temps où j'étais à Angers, je n'avais jamais entendu parler du harcèlement de rue. Je n'avais pas non-plus l'impression de le voir mais il doit sûrement exister aussi. Par contre, à Paris, j'ai déjà été témoin de beaucoup de scènes de ce genre.

Comme c'est indiqué sur la 4ème de couv', visible ci-dessus, ce sont des témoignages. Après avoir parcouru les pages, vous ne pourrez plus dire : "Ouais, ça arrive jamais ce genre de trucs". Ce ne sont pas des histoires inventées mais des expériences vécues par des femmes. Et on ne va pas se mentir, ça fait très peur. Ça dégoûte aussi. Je n'arrive pas à comprendre comment des hommes peuvent se comporter de la sorte. Comment en vient-on à siffler une femme, à la suivre, à la toucher alors qu'elle n'a rien demandé ? Ce comportement déviant vient probablement d'une frustration profonde. D'une impossibilité à s'exprimer avec des mots. C'est comme la bagarre en fait. Les gens qui se battent sont des gens qui manquent de vocabulaire. A priori, un homme qui sait s'exprimer n'a pas besoin d'utiliser des techniques aussi infectes.

En tout cas, lisez cette BD. Elle en vaut la peine car elle est drôlement chouette et pleine d'enseignements. 


A lire aussi
Avis lecture - King Kong Théorie de Virginie Despentes
Avis lecture - Baise-moi de Virginie Despentes

dimanche 1 mars 2015

Avis lecture - King Kong Théorie de Virginie Despentes


 J'ai vu Barbara Schulz dans On n'est pas couché en novembre. Elle venait faire la promotion de la pièce King Kong Théorie. Je suis allé voir la description de la pièce. J'ai appris que c'était un livre. Et j'ai donc préféré acheter le livre. Tout simplement.

De quoi ça parle ? 



Avis 
Ce livre permet de comprendre le féminisme porté par Virginie Despentes. Parce que pour ceux qui l'ignorent, il n'y a pas qu'un seul féminisme. Les courants sont nombreux et complexes. Plusieurs passages ont retenu mon attention dont celui sur la situation des prostituées qui est en lien direct avec celui de leurs clients.

"[...] Quand on empêche les putes de travailler dans des conditions décentes, c'est évidemment aux femmes qu'on s'en prend, mais c'est aussi la sexualité des hommes qu'on contrôle. Que tirer un coup tranquille quand ils en ont envie ne soit pas chose trop agréable et facile. Que leur sexualité reste un problème. [...] La décision politique qui consiste à victimiser les prostituées remplit aussi cette fonction : marquer le désir masculin, le confiner dans son ignominie. Qu'il jouisse en payant s'il le veut, mais alors qu'il côtoie la pourriture, la honte, la misère. [...] Quand les lois Sarkozy repoussent les prostituées de rue en dehors de la ville, les contraignent à travailler dans les bois au-delà des périphériques, soumises aux caprices des flics et des clients (le symbolique de la forêt est intéressant : la sexualité doit sortir physiquement des domaines du visible, du conscient, de l'éclairé), il ne s'agit pas d'une décision politique allant dans le sens de la morale." (pages 80 et 81)

Toujours dans le domaine de la prostitution, Virginie Despentes a un point de vue qui pourrait en choquer plus d'un mais qu'elle défend efficacement.

"Je ne suis pas en train d'affirmer que dans n'importe quelles conditions et pour n'importe quelle femme ce type de travail est anodin. Mais le monde économique aujourd'hui étant ce qu'il est, c'est à dire une guerre froide et impitoyable, interdire l'exercice de la prostitution dans un cadre légal adéquat, c'est interdire spécifiquement à la classe féminine de s'enrichir, de tirer profit de sa propre stigmatisation." (page 83)

L'auteure s'intéresse aussi à la pornographie, l'un des sujets les plus tabous en France. Elle s'insurge contre ceux qui pensent que les hardeuses sont forcément des femmes tristes et qui n'ont pas de chance.



"La hardeuse, c'est l'affranchie, la femme fatale, celle qui attire tous les regards et provoque forcément un trouble, qu'il s'agisse de désir ou de rejet. Alors pourquoi plaint-on si volontiers ces femmes qui ont tous les attributs de la bombe sexuelle ? [...] Quel tabou est ici transgressé qui vaille cette mobilisation fiévreuse ? La réponse, après avoir regardé quelques centaines de films pornographiques, me semble simple : dans les films, la hardeuse a une sexualité d'homme. Pour être plus précise : elle se comporte exactement comme un homosexuel en back-room. Elle veut du sexe, avec n'importe qui, elle en veut par tous les trous et elle en jouit à tous les coups. Comme un homme s'il avait un corps de femme." (page 100)

Page 60, il y aussi un passage qui a attiré mon attention. Elle explique qu'en 89, elle est modératrice sur minitel et elle est payée pour supprimer les profils de plusieurs catégories de personnes : "Les racistes, les antisémites, les pédophiles et les prostituées". C'est intéressant de voir qu'à cette époque, les prostituées étaient placées sur le même pied d'égalité que des pédophiles...

Je me suis aussi reconnu dans un passage de l'introduction où elle dit : "Quand on n'a pas ce qu'il faut pour se la péter, on est souvent plus créatifs". C'est exactement ce qui m'est arrivé au collège. Je traînais avec des gars qui avaient beaucoup de succès avec les filles. Moi, j'ai vite compris que mon physique ne serait pas mon meilleur allié. Alors j'ai exploré d'autres pistes : la lecture, la guitare, le skate. Et ça m'a permis de m'ouvrir à d'autres mondes que je n'aurais peut-être pas explorés si je n'avais pas eu cet "handicap" qui quand il est bien maîtrisé devient un sacré avantage.

Avec King Kong Théorie on découvre la vie de Virginie Despentes et les raisons qui ont fait d'elle ce qu'elle est devenue aujourd'hui. C'est passionnant.


A lire aussi
Avis lecture | Baise-moi de Virginie Despentes
Avis BD | Et toi, quand est-ce que tu t'y mets ?

lundi 23 février 2015

100 000 vues sur le blog

Dans la nuit du 22 au 23 février 2015 le blog a passé le cap des 100 000 vues. Le premier article a été posté le 2 décembre 2011 et en tout, 266 ont été publiés sur Le premier degré et demi, c'est le nom du blog, jusqu'à aujourd'hui.

Ce blog, c'est une continuité. J'ai remarqué tôt que j'aimais écrire et partager mes pensées, mes avis sur la société ou les biens de culture. Ce blog, c'est la continuité de mes multiples skyblogs et d'Angers Mon Amour. J'aime vraiment écrire, c'est une nécessité, j'ai commencé avec un journal intime pendant mon adolescence, ça s'est poursuivi pendant que je chantais et jouais de la guitare dans le groupe Hearsays et ces expériences sont une façon pour moi de m'exprimer et surtout, surtout, surtout, de partager des expériences, des histoires. C'est sûrement pour ça que je suis devenu journaliste.

>>> Super, des nouvelles, mon premier recueil de nouvelles

Le top 5 des articles les plus lus sur le site

La vie d'Adèle (Gifs) (attention spoilers) 15 910  vues

Aspirer une vidéo Youtube, Dailymotion ou Wat tv sur mac ? 2 357 vues

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Les meilleures punchlines de l'album du Klub des Loosers  1 264 vues

Le tag que j'ai le plus utilisé c'est Instant Lecture. Cette rubrique regroupe tous mes avis sur les livres que je lis. Pour l'instant, il y a 46 entrées. Et l'avis qui a le plus été lu est celui d'Un hiver à Paris de François-Xavier Josset. Ca fait plaisir car le bouquin vient d'un mec qui vient du punk-rock, une scène qui m'a beaucoup appris.

Sinon, je crois que l'article sur lequel j'ai le plus passé de temps c'est celui qui s'appelle : Le végétarisme en France (vidéo + infographie).

Ce blog, c'est une passion. Je m'en occupe pendant mon temps libre. Je ne me force jamais à écrire. Et comme ça arrive souvent, il est pas mal alimenté. Dessus, vous ne trouverez jamais de pub. Gagner de l'argent avec une passion, c'est étrange. Car l'argent casse tout. L'histoire passée et présente le prouve. L'argent ça ajoute des obligations, des contraintes, des barrières. Ma priorité dans la vie c'est la liberté et avoir un blog sans publicité me permet de la préserver.

Merci à ceux qui viennent régulièrement. 



dimanche 22 février 2015

Avis lecture - Baise-moi de Virginie Despentes



Virginie Despentes, c'est un nom que je connaissais sans pouvoir y coller un genre précis. Et puis je suis tombé sur cet excellent article des Inrocks : Faut-il avoir peur du féminisme pop ?. Le papier se termine par une citation de l'auteure de Baise-moi qui m'a marqué : "On n’a pas vocation à être toutes mises dans le même sac en fonction de notre appareil génital." J'étais, je suis encore, en pleine détermination de mon féminisme et ce passage m'a alerté et m'a fait comprendre qu'il n'y avait pas un seul féminisme. Mais ce n'est pas le sujet de cet article.

De quoi ça parle ? 


Avis
Si je devais décrire Baise-moi en une phrase je dirais que c'est Thelma et Louise et Pulp Fiction en beaucoup beaucoup beaucoup plus violent. Mais comme je ne suis pas obligé de mettre une seule phrase je peux développer. D'un côté il y a Manu et de l'autre Nadine. "Elles refusent de subir la vie, ses frustrations et ses défaites. Alors elles forcent le destin à accomplir leur volonté, persuadées que tout ce qui ne ne les tuera pas les rendra plus fortes", peut-on lire sur la quatrième de couv'. L'avantage de Baise-moi, c'est que le titre annonce la couleur. Le ton utilisé est - objectivement - trash. La violence est autant dans les mots que dans les actes. Exemple.

"Quand j'étais gamine, je m'imaginais volontiers solidement ligotée sur une table de bar, mon cul bien ouvert." page 99

Dans ce livre, pas de pudibonderies, une chatte est une chatte. Et j'aime ça. Dans le cadre de mon travail, je regarde beaucoup la télé et ça me fatigue de tous les voir faire attention à ce qu'ils disent. C'est aussi l'avantage de la littérature. Et Virginie Despentes profite largement de cette liberté. Ça c'est pour l'écriture.

Sur le fond, j'ai vraiment queaphé le fait que des femmes décident de faire ce qu'elles veulent. D'assumer leurs envies, d'assumer le fait qu'elles aient envie de niquer des types. Niquer dans le sens où elles se servent de types rencontrés dans des bars comme des objets. Elles tuent, beaucoup. Boivent, beaucoup. Fument, beaucoup.

En lisant Baise-moi, j'étais stressé. Si le premier tiers du livre est plutôt calme et sert à introduire les protagonistes, les deux autres tiers nouent le ventre. On imagine très bien à quoi ressemblent Nadine et Manu, on voit leurs failles, on les voit tuer des gens gratuitement et à la fin, un passage m'a même donné la nausée. Et ça, c'est un vrai tour de force. Une œuvre, peu importe sa nature doit provoquer des émotions. Là, le pari est réussi. Et en plus, c'est un bouquin résolument féministe qui ne devrait pas plaire à eux qui pensent - à tort - que les femmes doivent être douces, gentilles, ne pas fumer, ne pas boire ou encore ne pas assumer leur sexualité.


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