RETROUVER UNE PROF

J'ai voulu retrouver une professeure d'anglais qui a marqué ma scolarité.

Et si tu devenais végétarien ?

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Avis - d'âne à zèbre de François Bégaudeau

Pourquoi Vincent Delerm ne chante pas plus fort ? Pourquoi la jalousie c'est du vol ?

dimanche 28 mai 2017

Avis cinéma - War Machine avec Brad Pitt (Netflix)

La saison 2 de Master Of None terminée, je cherchais un truc à regarder sur Netflix. Par flemme, j'ai cliqué sur le premier contenu qui s'et affiché en gros : War Machine. Il s'agit d'un film produit pour Netflix et qu'on ne verra jamais en salles. Je ne savais trop dans quoi je m'embarquais. Sur l'affiche, on comprend simplement qu'il va être question d'une guerre.


De quoi ça parle ?
Un général est appelé à la rescousse pour mettre un terme au bourbier dans lequel les États-Unis se sont engagés en Afghanistan. Sûr de lui, le général McMahon (Brad Pitt) veut tout nettoyer et revenir en héros.

Avis
Dès les premières secondes, on comprend que c'est une comédie. Les blagues potaches sont appuyées et répétées pour convaincre la personne qui douterait encore au bout de 10 minutes. Mais rapidement, j'ai compris qu'il ne s'agissait pas d'une simple comédie. C'est une comédie satirique sur l'intervention de l'armée américaine en Afghanistan. Une fois qu'on fait fi des blagues en tout genre, c'est intéressant de se concentrer sur le ridicule et l'impasse de la situation. En gros, si j'ai bien compris, le projet d'invasion américain en Afghanistan pour établir leur modèle de démocratie et installer la sécurité, n'a aucune chance d'aboutir. C'est trop complexe. J'ai notamment retenu une scène où le général McMahon se retrouve face à des villageois (après avoir nettoyé la ville des talibans).


Il explique le projet (leur assurer un avenir "meilleur). Et l'un des hommes lui demande poliment et simplement de partir tout de suite. À ce moment, le général McMahon comprend qu'il ne pourra pas mener son projet à terme. Il s'était convaincu qu'il était un sauveur alors qu'en fait il n'est rien de plus qu'un envahisseur aux yeux de la population.


Un autre moment fort c'est quand le général McMahon parle avec les soldats qui vont devoir partir à la conquête d'une ville tenue par les talibans. Là, l'un des soldats lui demande comment reconnaître les méchants. Il n'a pas trop de réponse. Une fois sur le terrain ce même soldat (et ses camarades) se retrouvent dans le feu de l'action. Ils voient passer des types qui s'enfuient mais ne savent pas s'ils doivent ouvrir le feu. À un moment donné, ils se font attaquer de loin. Ils repèrent d'où ça vient et envoie une grenade à l'endroit où se trouvent les assaillants. Après s'être rendus sur place, ils se sont rendus compte que la grenade a tué... un enfant. Je ne dirais pas que le film entre dans les détails de la guerre. Mais en quelques scènes, j'ai eu l'impression de comprendre, un peu, la situation. Ce que j'ai aimé c'est que pour une fois, un film de ce genre ne fait pas l'apologie de l'armée américaine. Ma génération a bouffé de ces films et séries où les Américains sont présentés comme les sauveurs de l'humanité. Rien que pour ça, je vous conseille vraiment de regarder War Machine.

Bon à savoir
Il s'agit d'un film tiré d'un livre et le personnage principal est calqué sur un général qui a vraiment existé.



La bande-annonce :


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Que vaut un avis culturel ?


mardi 16 mai 2017

Objectif critérium de pignon fixe : 1 mois avant la Geneva Classic Crit

Eh oui. Finalement, je ne participerai pas à la Rad Race Fixed 42 à Berlin le 18 juin prochain. C'est la première course à laquelle je me suis inscrit, c'était fin 2016. Je n'avais pas réalisé à quel point ça allait aller vite. Et à quel point arriver à ce niveau en si peu de temps allait être compliqué. Si je suis tout à fait honnête avec vous, c'est le bus de cette série d'articles, je pensais simplement qu'en augmentant mon ratio j'allais aller plus vite. C'est faux ! Mais bon, ce n'est pas très grave, à la place j'irai à la Geneva Classic Crit (1ère édition) en Suisse. Ce qui est chouette avec l'équipe de Sportunit c'est qu'elle propose des Finales B. Alors même si le niveau est aussi élevé, ça permet tout de même de courir un peu. Mais bref, ce n'est vraiment le sujet de cet article.

J'ai dit que je vous ferai des mises à jour sur mon évolution donc en voici une avant que les choses sérieuses commencent !

J'ai récemment amélioré mon temps sur 25km et j'en étais très content. C'est le résultat de mon entraînement donc c'est agréable. Et la particularité c'est que j'ai réussi à l'améliorer tout seul à Vincennes, sans peloton. C'est marrant d'aller vite en peloton mais ce que je me dis c'est que si j'arrive à rouler à une certaine vitesse seul, j'irais forcément plus vite en peloton.

J'essaie le plus possible de maintenir mon objectif de 80km minimum par semaine.



Je n'ai de plan très structuré. J'essaie simplement de rouler. J'essaie d'alterner les sorties au seuil et les sorties fonciers. Et puis, depuis aujourd'hui (16 mai 2017) je travaille la puissance avec du fractionné sur les rouleaux. Oui, car j'ai eu un déclic récemment. Je me suis rendu compte que je n'appuyais pas assez sur les pédales !!! L'une des astuces pour améliorer ça, c'est d'appuyer fort dans le dénivelé positif. J'avais tendance à essayer de monter tranquillement. Mais en fait c'est mieux d'appuyer fort ! La puissance ne fait pas tout mais c'est important de l'avoir.

Donc voilà, c'est surtout sur ça que je vais travailler ces prochaines semaines avant la course du 18 juin !

Rendez-vous à Genève !


vendredi 12 mai 2017

Avis - Garmin Edge Touring Plus (GPS)

Pour arriver à la perfection, il faut se tromper. Je pense que c'est valable pour tout. Fin avril, toujours en train de suivre mon entraînement, on me dit qu'il faut faire des sorties longues à un rythme tranquille (zone 2/3 de ma fréquence cardiaque maximale). J'ai commencé en tournant autour du polygone de Vincennes pendant environ 70km... mais c'était chiant !!! En fait mon problème, qui n'est pas un vrai problème, c'est que je ne connais pas trop les alentours de Paris pour faire des sorties assez longues. Du coup, à plusieurs reprises j'ai emprunté le Canal de l'Ourcq jusqu'à Sevran mais même ça, ce n'est pas assez long, environ 30km. Mais bon, je me suis lassé de ce parcours qui n'est pas non-plus le plus sympa à faire.

L'autre solution c'est d'utiliser mon téléphone portable pour me guider, d'utiliser un truc pour l'accrocher sur mon guidon et suivre les directions. Problème : ça nécessite d'être en 4G pendant toute la sortie. Si elle dure 3h, ça fait long. Et faut être certain de toujours capter. Par exemple, lors de ma sortie à Segré, à un moment, j'ai voulu me connecter à internet en pleine campagne, et ça ne captait pas du tout... Oui, on peut naviguer en hors-ligne mais ça nécessite des manipulations que j'ai la flemme de faire.

Autre solution mais que je n'envisage pas du tout : acheter une carte de France (en papier) et me guider comme ça.

Aussi, j'ai déjà un Garmin Edge 520 mais j'ai essayé la fonction navigation mais elle est pourrie. En gros, il faut importer un itinéraire (ça c'est relativement facile) et ensuite le Garmin guide. Mais le hic c'est le carte embarquée est sommaire. Tout n'est pas indiqué donc c'est très chiant pour se repérer. Et il n'y a pas d'option de navigation. Attention hein, le Garmin Edge 520 a tout un tas de fonctionnalités super et je le recommande vivement, mais pas comme GPS. Il n'est pas vendu en tant que tel dans tous les cas.

Après quelques recherches, je suis tombé sur une vidéo d'une chaîne que je suis depuis quelques mois déjà :


J'ai appris l'existe du Garmin Edge Touring. La fonction de ce GPS est très simple, guider les cyclotouristes. Exactement ce que je cherchais. J'ai surtout été convaincu (grâce à la vidéo) par la fonctionnalité qui permet d'entrer un nombre de kilomètres qu'on souhaite faire et voir le Garmin proposer 3 boucles qui correspondent à la distance souhaitée. Le service PARFAIT si, comme moi, vous n'avez pas envie de passer des heures à confectionner des itinéraires.

Je me le fais livrer en 24h via Probikeshop. Je l'ai vite essayé à Angers. Je lui ai demandé de me faire une boucle de 30km sans passer par des routes sans revêtements. Et après seulement quelques minutes, il m'envoie au Lac de Maine (via le Front de Maine). Pendant plusieurs kilomètres, j'ai roulé sur des pierres. Pire, à la fin je me suis retrouvé sur un chemin de terre. Ça m'a soulé mais j'ai voulu lui donner sa chance. Mais là, presque arrivé à la fin, il s'est éteint. Genre totalement éteint. J'ai vu flou. Je le rallume et ça avait annulé l'itinéraire en cours. J'étais agacé mais je n'ai pas paniqué car j'étais à Angers, dans une ville que je connais par coeur. Mais imaginons que ça se soit produit dans un endroit que je ne connais pas du tout, ça aurait été bien différent. Ça m'a inquiété mais j'ai voulu lui donner une seconde chance.

Je me suis donc servi du Garmin Edge Touring pour faire une sortie de 90km. Pour sortir d'Angers, tout se passe bien. Cela dit, une fois passé Avrillé, je vois qu'il me fait rouler sur la grande route. Je trouve ça chelou. Et à un moment donné c'est le drame, il veut m'envoyer sur une voie rapide (genre la Rocade (ou le Périph pour les Parisiens). Je m'arrête et je suis obligé de passer par une route sans revêtement en mode CX. Alors qu'encore une fois, j'ai demandé d'éviter les routes sans revêtement. Je suis agacé mais ça se trouve je l'ai mal configuré, donc je continue. Ensuite, sur tout le reste de la sortie, ça s'est bien passé. Aucun problème.

Ce vendredi 12 mai, je reprends le Edge Touring pour faire un sortie tranquille de 50km à Paris et aux alentours. Il met énormément de temps à trouver une boucle. Il y en a une (sur trois) qui apparaît au bout de longues secondes. Je n'arrive pas à prendre du recul pour voir le tracé total. Ça déjà c'est un problème. Ensuite, il m'emmène sur le Canal de l'Ourcq, ça me fait chier. J'y vais quand même. Au début, ça se passe assez bien. Mais ça va rapidement partir en sucette. La carte s'est mise à disparaître de l'écran. Genre souvent. Et à un moment donné, à Aulnay, je me retrouve sans carte. Je ne connais pas du tout la ville. J'étais seulement rendu à une 20aine de km. Soulé, je me redirige vers le centre-ville (grâce aux panneaux de la ville) et je reprends le Canal de l'Ourcq pour rentrer chez moi.

Vous l'aurez compris, ça fait beaucoup de bugs en seulement trois petites sorties. Pour un appareil à plus de 200 euros c'est trop. Pour n'importe quel appareil c'est trop en vrai. Le Garmin Edge Touring Plus était censé me simplifier mes sorties ça m'a plus agacé qu'autre chose.

Sans tarder, une fois rentré chez moi après la sortie ratée dans le 93, j'ai déposé le Garmin Edge Touring dans un point Relay pour le retourner à Probikeshop.

Il faut savoir que le produit date de 2013, c'est vieux en termes d'électronique. Mais je voulais lui donner sa chance.

Ah et aussi, j'avais lu dans les commentaires que la luminosité était trop faible. Et bah je vous le confirme. Je porte des lunettes de soleil quand je roule et je ne voyais rien. Pas de rétroéclairage, rien. Un bien mauvais achat.

Une fois que j'aurais été remboursé, je vais voir pour un prendre un autre, sûrement le 820 explore, sorti à l'été 2016, donc plus récent !

Bilan : ne l'achetez pas !!!

mardi 9 mai 2017

J'ai fait 90 km à vélo et j'en ai chié

J'en avais un peu marre de toujours rouler aux mêmes endroits. La seule fois où j'ai tenté une expédition (pas si longue) c'était en allant à Versailles (j'en ai d'ailleurs fait une vidéo). C'était sympa de découvrir autre chose que Vincennes ou la piste cyclable qui va vers Meaux. Le problème c'est que je n'avais pas de GPS. Oui, le Garmin Edge 520 propose cette fonction mais de façon très basique. En gros, il faut entrer un itinéraire. Et gare à vous si vous vous trompez de route, il ne vous aidera pas et répètera que vous êtes sorti de la trace sans chercher à vous aider. Oui, il y aussi le portable, c'est d'ailleurs ça que j'ai utilisé pour mes précédentes sorties. Mais c'est chiant de toujours sortir son portable pour s'orienter. J'ai donc réfléchi et je suis tombé par hasard sur le Garmin Edge Touring. Un GPS qui est spécifiquement fait pour s'orienter. Je vous laisse regarder en ligne pour découvrir ses spécificités.



Après un premier essai sur une boucle de 30km, j'ai décidé de le rentabiliser en faisant enfin une grosse sortie. Ça faisait longtemps que je voulais le faire mais sans vrai GPS c'était compliqué. Dans un premier temps je voulais tenter un Angers - Nantes mais j'avais la flemme de rentrer en train. J'ai donc opté pour un Angers - Segré - Angers. Segré, c'est là où j'ai fait mon année de terminale à l'internat.

Lundi 8 mai 2017. 9h, j'entre Segré comme destination dans mon Garmin Touring Edge Plus et c'est parti. Je me laisse guider. Tout se passe bien jusqu'à un moment où j'ai l'impression de revenir en arrière. Après ma sortie, j'ai vérifié et en fait, une route a disparu mais n'est pas encore indiqué sur les cartes. J'ai donc dû traverser une 4 voies en construction pour retomber sur mes pattes. Et à partir de là, c'était simple. Le GPS m'a emmené sur des petites départementales tranquilles. Et puis, vers 12h, je suis arrivé à Segré ! Mais ce n'était que la moitié du trajet. Je mange une banane, bois un peu d'eau et c'est reparti. Cette fois-ci je demande au GPS de me proposer le trajet le plus rapide. Et en effet, ça va être beaucoup plus direct. Cette fois-ci, je me retrouve sur de longues lignes droites. C'est assez démoralisant, surtout avec la fatigue.

Ma grande peur sur ce genre de sortie c'était de me faire frôler par des voitures qui roulent à 90km/h. Finalement, rien de tout ça. Les voitures ont été hyper respectueuses. Elles ont toutes respecté la distance de sécurité. C'était assez agréable.



La vraie difficulté de cette sortie c'est l'énergie. J'ai pris que 2 bananes et 75cl d'eau. Pour une sortie de près de 4h, ce n'est pas assez. Donc, sur le dernier tiers je n'avais vraiment plus rien. C'était très désagréable. Cela dit, même si je n'arrivais plus à appuyer, je n'avais pas le choix, je n'allais pas rester dans la campagne profonde.

Je ne l'ai pas précisé mais j'ai fait toute cette sortie en pignon fixe (48x17 pour les connaisseurs). Ce qui veut dire que je pédale tout le temps. Pas de roue libre !

C'était sympa à faire, je suis fier d'y être parvenu mais la prochaine fois je prendrai assez à boire et à manger pour que ça soit plus agréable !


dimanche 23 avril 2017

Do More Race 2017 - Critérium de pignon fixe sur piste de karting

Ce 22 avril 2017 avait lieu la seconde édition de la Do More Race à Rouen. J'y suis allé avec Gaëlle. Voici ce que j'ai fait et quelques observations.



Dimanche matin, direction Rouen pour participer à ma deuxième course de pignon fixe de l'année (et de ma vie). Comparé à celle de Lyon, l'appréhension a disparu. On arrive sur le parking, juste derrière une partie de l'équipe Fixie Warehouse. Il est 12h30, les gens préparent leur vélo, discutent et mangent avant le début de la course. 13h, le comptoir pour retirer son dossard est ouvert. On reçoit un sac et un chouette t-shirt de la course. C'est une très bonne idée et ça fait un bon souvenir unique pour toutes les personnes qui ont participé. Bravo Kebi Courses ! Petit à petit, tout le monde arrive dans la piste de Normandie Karting et à partir de 13h30, on peut s'entraîner. Il n'y aura que 30 minutes pour découvrir la piste, enfin moins car il faut, logiquement, libérer le circuit pour laisser tout le monde s'entraîner. Après seulement quelques tours, je trouve ça mieux que la course de Lyon. Déjà, le revêtement est propre. Il n'est pas granuleux et donc plus rassurant.

14h. C'est parti pour la première série. Je suis dans le deuxième. Tant mieux, ça ne me fait pas beaucoup de temps à attendre. Nous sommes cinq. Mes objectifs sont 1/ de faire un bon départ 2/ faire une course dont je peux être fier. Le départ commence de façon étrange car l'un des concurrents tombe. La fille qui était devant moi l'évite parfaitement et je la suis. Mais je ne peux toujours pas lancer ma course car je n'arrive pas à enclencher mon pied droit. J'ai fait une erreur stupide : j'ai mis des nouvelles chaussures pour la course. Du coup, je n'ai aucun repère. Le gars tombé me repasse devant, je suis dernier. Au bout de plusieurs dizaines de mètres j'arrive enfin à clipser ma pédale et je peux entrer dans ma course. Je pars bon dernier. Je me donne à fond et au bout de 2 tours j'arrive à passer devant la fille. Par contre, je n'arriverais pas à rattraper celui qui était devant moi, à la troisième place. Je termine donc 4ème sur 5 de ma série. Content de mes tournants, frustré par le fait d'avoir raté l'enclenchement de mon pied droit.

Moi, quand je galère à enclencher


La particularité de la Do More Race c'est qu'il y a 2 courses minimum par personne. Je passe donc dans le tableau des repêchages. Hasard du logiciel de l'organisation, je me retrouve dans une série de... 2 personnes. J'ai vu courir le gars dans sa série et je me disais qu'il y avait moyen de faire une belle bataille. Bah, pas du tout. Déjà, il est parti en trackstand et il fait un super départ. Ensuite, j'ai encore mis mille ans à mettre mon pied droit dans la cale. Et ce qui m'a frustré c'est que le retard que j'ai pris au démarrage n'a pas bougé de toute la course. Donc, ouais y'avait moyen de faire quelque chose. Ça m'a agacé. Étant donné qu'on n'était que deux. Nous étions tous les deux qualifiés automatiquement pour le tour d'après !

Avant ma troisième course, je suis allé faire un tour dehors pour m'entraîner à enclencher mon pied droit parce que cette histoire m'a contrarié. J'ai pas réussi. Même à l'arrêt je galérais. J'ai opté pour un changement de stratégie. Partir avec le pied droit enclenché car j'arrive plus facilement à mettre le pied gauche.

Je m'aligne sur la ligne avec 3 autres gars. Cette fois-ci, grâce à mon astuce, j'enclenche vite, l'un des concurrents galère plus que moi, je me retrouve troisième. J'arrive à tenir la position pendant un tour mais après il va me doubler. D'ailleurs, je tiens à signaler le fait qu'il m'a doublé proprement alors qu'il avait plusieurs occasions de le faire salement. Je me retrouve dernier mais je ne lâche pas et finalement, sans être dans la roue du troisième, je n'étais pas si loin, donc ça m'allait pour une dernière course.

J'ai bien observé comment roulaient les plus forts. Les trajectoires je savais que ça comptait mais ce n'est pas tout. En réfléchissant bien à mes courses, je me suis rendu compte qu'il y a plusieurs endroits où je ralentissais où les autres ne ralentissaient pas. Donc, même en prenant les bonnes trajectoires, si je vais moins vite ça ne peut pas fonctionner. Je ne sais pas trop d'où vient ce besoin de freiner pour rien, le parcours est fait pour être fluide. Un blocage dans ma tête, sûrement.

J'en ai fini avec ces courses, plutôt marrantes à faire. Maintenant, il est temps de continuer la préparation pour les autres critériums plus traditionnels ou l'agilité aura moins d'importance mais la force et l'endurance prédomineront. Je suis content d'avoir fait ces 2 courses et de découvrir l'ambiance de ces critériums.

Merci Kebi Courses pour l'organisation et surtout Gaëlle de m'avoir supporté !

Prochaine course : la Fixed 42 à Berlin. Et là, ça va être une autre histoire.

Retrouvez tous les articles sur ma préparation en suivant ce LIEN.

lundi 17 avril 2017

Mon premier critérium de pignon fixe ! (VIDÉO)

Voilà, c'est fait, j'ai fait mon premier critérium de pignon fixe. Laissez-moi vous raconter comme ça s'est passé et ce que j'ai appris.



Lyon, 15 avril 2017. Direction le parc de la tête d'or (plus beau parc de France ?) pour rejoindre le vélodrome où se tient la course organisée par Roulez Jeunesse. J'arrive vers 12h10, je récupère mon dossard et j'attends ma copine, venue à pieds de l'hôtel Ibis Part-Dieu. L'ambiance est détendue. Une fois ma copine arrivée, je pars faire ma découverte du circuit. Honnêtement, je suis très stressé. Je suis conscient de mon niveau et le fait que ça soit ma première course n'aide pas. J'y vais doucement. Je me fais doubler par toutes les personnes sur la piste. J'essaie de me concentrer, de comprendre les meilleures trajectoires, d'observer ce que font les autres. Je retourne m'asseoir pour me détendre. C'est pendant cette période que Julia Fouquet de la Team Fixie Warehouse va venir aux nouvelles. Je lui dis que j'ai peur et elle me rassure. Être rassuré par la futur gagnante de la catégorie femmes ça m'a fait du bien, ça m'a détendu. Je retourne m'entraîner un peu avant la fermeture des essais libres et là je suis mieux. Je me suis plus dans le coup. Je mange des frites et 14h sonne, la compétition commence. Je suis dans la série 5.

J'ai fait connaissance avec un type, dont c'est aussi le premier critérium de pignon fixe et il passe dans la série 3. Malheureusement, il prend un mauvais départ, il m'expliquera après que son short s'est coincé dans sa selle. Il a pris du retard. Il a paniqué et quelques mètres plus tard, il a fait un gros soleil. Et comme c'est un bon gars, il a pris ça avec le sourire et il a tout de même terminé la course !

Maintenant, c'est à moi de passer et pour voir ma course en entier, ça se passe dans la vidéo ci-dessous.



Je suis content de ma course, notamment le troisième tour. Cela dit, je pense que mon ratio était un poil trop petit. Et c'est peut-être pour ça que je me fais distancer si rapidement. Ah et aussi la technique. J'ai observé les plus forts sur les autres courses et ils avaient de belles courbes. J'ai essayé de regarder des vidéos sur la toile, quelques jours avant la course aussi, mais rien ne vaut l'expérience.

Je ne me formalise pas trop car c'était ma première course, cela dit, j'ai prévu de faire mieux dès le 22 avril à Rouen pour la Do More Race.

Sur l'événement en lui-même, c'était chouette. J'ai pu parler avec Vera Cycling, la sympathique équipe de Pédaleur, dont j'ai déjà parlé sur ma chaîne YouTube et encore une fois, Antho de la Team Fixie Warehouse m'a donné de précieux conseils.

Le parcours était sympa, l'organisation bien foutue, le lieu propre, merci à toutes les personnes qui ont participé à l'organisation, j'espère bien revenir l'année prochaine !

lundi 3 avril 2017

[Compte-Rendu] AlleyCross x Team Random (Clamart)

Photo : U Nicolas photographie


Dimanche 2 avril 2017. C'est le jour choisi par la Team Random pour organiser son second événement. Annoncé depuis plusieurs semaines je me suis inscrit sans trop savoir pourquoi. Je n'ai pas de vélo adapté à un bois, je n'ai jamais fait de cyclocross et voilà quoi. Ah si en fait, si je me suis inscrit c'est que je trouvais le défi sympa même si je me disais que j'allais en chier. Je ne me suis pas trompé.

Quelques instants avant le départ
Dimanche 2 avril 2017, le rendez-vous est fixé à 10h à l'entrée du bois de Clamart. J'arrive à 10h. Mais si je me suis réchauffé en y allant, je me suis vite refroidi. Le départ étant prévu à 11h. Vers 10h30, je reprends mon vélo pour faire un tour dans Clamart. Les dénivelés positifs m'aideront à me réchauffer un tout petit peu. 11h. C'est l'heure du départ. Je ne ressens pas de tension particulière car mon seul objectif c'est de terminer. Une fois les coureurs lancés, la première difficulté s'offre à moi. Une montée pavée assez raide. J'essaie même pas de la monter à vélo, je pousse mon monovitesse en donnant tout ce que j'ai. Rapidement, je me retrouve dans les dernières places mais je ne panique pas.


Je roule tranquillement et je découvre la particularité du CX. Le terrain est escarpé, y'a des racines d'arbres, ça tourne parfois de façon sèche, y'a des montées courtes et intenses, bref, c'est sportif. En direction du premier CP (là où on récupère le manifeste) je suis distancé. Je vois plus personne au loin que je peux suivre. Par chance, je découvre que Raffy de Fixie Warehouse se retrouve derrière moi. Finalement, on va se retrouver à faire toute l'Alleycross ensemble. On part sans jeter un coup d'oeil au manifeste qui nous est donné. On suit un type qu'on aperçoit au loin. Mais à un moment donné on va le perdre et peu de temps après on va se perdre ! C'est à ce moment là que Raffy décide d'entrer les coordonnées du point de contrôle le plus proche. À partir de là, tout va s'enchaîner de façon plus simple.

Photo : Eiko Zinjir


La plupart des points de contrôle étaient faciles d'accès. Le seul qui m'a bien fait galérer et celui situé en haut d'un escalier avec des marches super hautes. Bien entendu, il fallait porter son vélo pour arriver au sommet et faire valider son manifeste. Ce passage était vraiment difficile ! Juste après être redescendu, je remonte sur mon vélo et termine la descente dessus. J'ai pris un peu trop de vitesse, mes freins sont très mal réglés, ça tournait, j'ai vu flou. À plusieurs reprises je me suis vu rentrer dans un arbre, je ne contrôlais plus du tout ma trajectoire mais avec un peu de chance, je m'en suis sorti sans rien.

Après, 1h25, nous sommes enfin arrivés au finish où une bière et un plat vegan m'attendait. L'organisation était super, je pense que c'était pas trop difficile quand on avait un bon vélo adapté. Ce qui est sûr c'est que je ne le referai pas avec un vélo avec des pneus de 23mm. Ma seule hantise était de crever. J'ai eu beaaaaaucoup de chance que ça ne m'arrive pas.

Au final, je termine 28ème sur...33 !

Merci la Team Random pour cet événement !

La trace Strava de la course.




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