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Pourquoi Vincent Delerm ne chante pas plus fort ? Pourquoi la jalousie c'est du vol ?

mardi 29 janvier 2019

Avis cinéma - The Skate Kitchen

"Ça m'a donné envie de faire du skate" a lâché Gaëlle à la sortie de l'avant-première de The Skate Kitchen



J'ai découvert seulement quelques jours plus tôt l'existence de cette avant-première dans un endroit inattendu. Le cinéma Balzac situé sur les Champs-Élysées. J'attendais avec impatience de le voir. Après l'avoir vu seulement sortir aux États-Unis en août 2018, je m'étais résigné à ne jamais y avoir accès. Puis, peu de temps après, il a été présenté à la Roche-sur-Yon dans le cadre d'un festival. Puis, une sortie française a finalement été annoncée le 30 janvier 2018. Mais, j'ai découvert entre temps que le film est déjà disponible en ligne depuis l'automne. 


Enfin bref, j'ai surtout voulu aller à l'avant-première parce que la venue de Rachelle Vinberg était annoncée. Quelques heures avant la séance, j'ai regardé la story de la skateuse et j'ai vu qu'elle n'était pas en France. J'ai donc compris qu'elle ne serait pas présente. Mais ça n'a été annoncé nulle part. Dommage. Oui, car Rachelle c'est une skateuse que je suis depuis quelques temps. Et par projection, j'ai découvert le collectif Skate Kitchen

En mai 2018, j'avais fait un fil Twitter pour en parler. 


Quand j'ai découvert l'histoire de The Skate Kitchen expliquée par Nina Moran, j'ai eu des frissons. C'est rageant. Pour faire court, le skate est tellement un monde de machos qu'elles n'osaient pas en faire. Elles se sont réunies et ont réussi à se faire une place. 

De quoi ça parle?
The Skate Kitchen raconte la vie de... The Skate Kitchen, une bande de meufs qui font du skate à New York. 

Avis
J'ai regardé les vlogs de Rachel, les vlogs de The Skate Kitchen et je regarde ce qu'elles font sur Instagram. Je n'ai donc pas été surpris par ce que j'ai vu. Au retour de l'avant-première, j'ai lu plusieurs critiques et l'une d'elles a dit un truc très juste. Ç'eut été peut-être plus judicieux de faire un documentaire. Pour le film, des histoires ont été ajoutées pour créer un fil. Mais, au final, ce qu'on voit tout au long des 1h47 c'est leur vie. 

Je l'ai vite compris en voyant Nina Moran (Kurt dans le film). Elle est EXACTEMENT comme sur Instagram ou dans les vlogs. 

https://www.instagram.com/p/BoPoVs1n2X0/
C'est la plus charismatique de l'équipe. Et ça se ressent aussi dans le film du coup, vu que le film c'est 'presque' leurs vraie vies.

Donc, ouais, un documentaire ça aurait aussi pu le faire. Mais c'est peut-être plus difficile à vendre à des producteurs. Et puis ça ne serait pas sorti de la sphère des gens qui s'intéressent au skate, aussi. 

En fait, The Skate Kitchen ce n'est ni plus ni moins que la caméra de Crystel Moselle qui suit la vie de jeunes femmes qui font du skate à New York. Elles fument, elles traînent, elles vont à des soirées et elles font du skate. Ce qui ajoute une touche attirante, pour moi, c'est le fait que ça se passe à New York. Une ville fascinante. 

À part ça, c'est un film dans l'ère du temps. Le mot féminisme n'est prononcé qu'une seule fois mais c'est pourtant le message fort du film. Des meufs qui ont envie de faire ce qu'elles veulent et qui n'en ont rien à faire. Ça, c'est chouette!

Conclusion
C'est un super film qui a mérité d'être projeté à Sundance, un gage de qualité à mes yeux. 

PS: je voulais vous dire de foncer le voir. Puis j'ai regardé où il était diffusé rien qu'à Paris. Eh bah, comme je l'avais pressenti, c'est pas la joie. Il n'est PAS diffusé à Paris mais à Chelles (77) au cinéma l'Étoile Cosmos. La première séance disponible est... le jeudi 31 janvier, donc le lendemain de la sortie officielle du film en France. Et la séance est à... 11h. Un jeudi. Celle d'après est le dimanche 3 février à 20h30. Il faut savoir que Chelles est là où se trouve un skatepark très connu en France, ceci explique cela. Mais bon ce n'est pas étonnant, je n'ai vu aucune communication officielle autour du film. Rien. Dommage, ça méritait mieux. Mais bon, déjà que le skate est un sujet de niche en France, des filles qui font du skate, c'est encore plus niche. Tant pis, vous pouvez donc vous jetez sur la diffusion en ligne.  





vendredi 18 janvier 2019

Twitter : la mise à jour "Signets" était attendue

Enfin!!!! En ouvrant Twitter sur mon ordi ce vendredi 18 janvier 2018 vers 20h, on m'a proposé de découvrir le nouveau Twitter. Je clique sans tarder car dans tous les cas ça ne peut que s'améliorer.


La première nouveauté qui m'a interpellé, c'est la possibilité de passer en mode nuit. On pouvait déjà le faire sur la version mobile ou sur Tweetdeck mais pas dans la version du bureau de Twitter. Absurde. J'ai beaucoup cette fonctionnalité car elle me permet de ne pas m'abîmer les yeux.


Ensuite, la VRAIE grosse mise à jour, c'est l'apparition des signets. C'était devenu indispensable à mes yeux. Aujourd'hui pour mettre un tweet de côté, la solution la plus rapide c'était d'appuyer sur le coeur. Ou sur l'étoile auparavant. En faisant cela, ça envoyait une notification à l'émetteur du tweet. Si l'objectif était de montrer son approbation, c'était parfait mais si le but était seulement de sauver le tweet pour le revoir plus tard, cela pouvait s'avérer compliqué.

Autre énorme avantage de la partie "signets" c'est pour mettre discrètement de côté une offre d'emploi. Concrètement, avant, quand je voyais passer une offre d'emploi qui pouvait correspondre à mes attentes, je me l'envoyais à moi-même en privé sur Twitter. Désormais, avec "signets", je peux ranger ça plus discrètement.

Cette fonctionnalité peut-être aussi pratique pour les journalistes où les personnes dont le travail consiste à faire de la veille. Mettons que vous travaillez sur un sujet qui nécessite de récupérer des tweets. Mais vous n'avez pas envie que vos concurrents puisse déceler ce que vous faites : tada, les signets seront d'une grande aide pour avancer discrètement.

Enfin bref, ça arrive un peu trop tard pour moi, mais je suis ravi de cette avancée du côté Twitter. Mieux vaut tard que jamais comme on dit. Mais bon, à force j'ai compris que Twitter n'avait pas d'énormes ressources et qu'il fallait être patient!


À lire aussi :
Pourquoi j'ai arrêté de Twitter

dimanche 16 décembre 2018

Avis série - Dogs Of Berlin (Netflix)

Quelle claque !!!! Le 7 décembre, deux séries sont sorties sur Netflix : Plan Coeur et Dogs Of Berlin. La première est une production française, la seconde est une production allemande. Logiquement, chez nous, la communication a surtout été faite sur Plan Coeur et chez nos voisins elle a dû être faite sur Dogs Of Berlin.



J'ai donc regardé Plan Coeur en premier et j'en ai parlé sur mon blog. Pas une série révolutionnaire mais sympathique. Pas à jeter, pas à encenser. J'ai enchaîné avec Dogs Of Berlin et le contraste a été saisissant. Humiliant même, pour Plan Coeur. Mais avant de donner mon point de vue là-dessus, je vais parler de la série comme je le fais d'habitude sur mon blog. 


De quoi ça parle ? 
Deux flics que tout oppose (un ancien néo-nazi et un allemand d'origine turque) se retrouvent à devoir gérer le meurtre de la vedette du foot allemand. En parallèle, ils vont tenter d'endiguer le crime qui sévit à Berlin. 



Avis
Bordel, qu'est-ce que c'était bien ! Il y a pas mal de sujets que j'aime bien dans cette série. C'est pour ça que j'ai très vite accroché. Et le fait que ça soit une série allemande m'a encore plus fait plonger. D'ailleurs, j'ai regardé Dogs Of Berlin en VOST pour vraiment avoir l'impression d'être immergé dans l'histoire (et pour mesurer mon degré de compréhension).

La distribution est vraiment bonne. C'est un phénomène qu'on retrouve dans toutes les bonnes séries. S'il est évident que les personnages principaux sont joués par des acteurs solides, on peut rapidement déceler rapidement la qualité d'une série en observant la façon de jouer troisièmes ou quatrièmes rôles. Par exemple, dans les premiers épisodes, l'actrice Alina Stiegler montre rapidement ses qualités. D'ailleurs, elle jouait tellement bien que je pensais qu'elle allait prendre beaucoup plus de place dans l'intrigue alors que pas du tout.

Tenor

C'est d'ailleurs l'une des forces de Dogs Of Berlin. L'histoire ne se concentre pas seulement sur les deux personnages principaux. Il y a tout un tas de ramifications qui fait que beaucoup d'acteurs ont l'occasion de briller. Ça donne plus d'épaisseur à la série et c'est pas plus mal. 

Aussi, j'ai bien aimé le mélange football - mafia - police. Ce sont trois mondes fascinants et plutôt opaques dont on ne sait pas grand chose. Des mondes qui sont la source de pas mal de fantasmes. D'ailleurs, Dogs Of Berlin m'a fait repenser au carton rouge stupide pris par Zidane en finale de la Coupe du monde en 2006. Le gars a réussi à plus ou moins se contrôler pendant toute sa carrière et là il fait un truc inutile sorti de nulle part. Je ne donne pas plus de détails si jamais vous lisez cet article avant de regarder la série mais ça interroge.

À part ça, l'histoire en elle-même est vraiment bien foutue. À aucun moment il n'y a eu de saut de requin. Tout s'emboîte de façon logique. La tension monte au fil des épisodes et le final n'est pas du tout décevant. Clairement, je vous recommande fortement de profiter de ces prochaines semaines pour regarder Dogs Of Berlin sur Netflix.

>>> Que vaut un avis culturel ? 

Plan coeur humiliée 
J'ai donc enchaîné Plan Coeur et Dogs Of Berlin. Quelle claque pour Plan Coeur. C'est une véritable humiliation. Et là il n'est pas question de genre. Les deux séries ne sont pas sur le même thème. C'est plus une question de globalité. Dogs Of Berlin c'est le Paris Saint-Germain (meilleure équipe de foot français) et Plan Coeur c'est une équipe de troisième division. Sur le papier, ce sont bien deux séries. Elles sont toutes les deux sur Netflix. Elles ont eu des campagnes de promotion similaires. Elles ont un scénario, des acteurs, bref, sur le papier deux séries se ressemblent.

Pourtant, Plan Coeur ne joue PAS DU TOUT dans la même division que Dogs Of Berlin. Si je n'ai pas défoncé Plan Coeur dans ma critique c'est parce que j'ai jugé la série à l'aune de la situation des séries en France. Je me suis dit que c'était pas mal par rapport à Marseille. J'ai vu ça comme un produit sympathique. En mode, c'est bien continuez comme ça, peut-être que dans 5 ans ça sera parfait !!! Sauf que Dogs Of Berlin est déjà 5 ans plus tard.

J'ai été stupéfait par la différence de maturité entre les deux marchés. Je parle seulement de Netflix.


La différence flagrante entre les deux pays est flagrantes et au désavantage de la France. Déjà, en termes de budget c'est saisissant. Et puis sur le contenu aussi. Ce n'est pas un hasard. Qui décide des séries sélectionnées pour être produites ? Netflix ? Si oui, est-ce que c'est Netflix qui impose des budgets plus petits à  la France ? Des séries moins ambitieuses ? Ou alors c'est lié au système financier en place en France ? Je n'ai aucun réponse à ces questions mais c'est dommage.

Et puis après tout, on n'est pas non plus obligés d'en prendre plein les yeux à chaque fois. Il en faut pour tout le monde.

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Dark (Netflix) : 11 questions qui n'ont presque rien à voir avec l'intrigue
Avis série : Plan Coeur (Netflix)

dimanche 9 décembre 2018

Avis série - Plan coeur (Netflix)

J'avais vu des affiches pour Plan coeur dans le métro sans que la sortie de cette série me marque plus que ça. Ensuite, vendredi matin, j'ai vu passer un tweet qui annonçait la disponibilité de la série sur Netflix. Plan coeur est arrivée à un moment où je n'avais littéralement plus rien à regarder. Je me suis donc dit pourquoi pas. Avant de lancer le premier épisode, je n'avais aucune connaissance sur le synopsis et je n'avais vu aucune bande-annonce. 



De quoi ça parle ? 
Elsa, trentenaire et paumée, n'arrive pas à oublier son ex. La voyant sombrer, ses amies décident de lui payer un homme de compagnie sans la prévenir. Ça ne tournera pas comme prévu.



Avis
J'ai très rapidement compris que j'allais aimer Plan coeur. J'ai tout de suite apprécié le bon jeu des actrices et des acteurs et la qualité de la réalisation pour une série comme celle-ci. Ensuite, je suis très vite rentré dans l'histoire. Peut-être parce que j'ai presque l'âge des personnages et que je fréquente aussi les endroits où ils vont. Tenez, pas plus tard qu'il y a quelques semaines, je me suis retrouvé au même spectacle que l'actrice qui joue Émilie. Dans une salle de 20 places. C'est peut-être un détail mais quand je vois que les acteurs de The Office ressemblent pour la plupart à qui ils sont dans la vraie vie, je me dis que ça peut être une raison de la réussite d'une série.


L'histoire n'a rien de révolutionnaire et c'est très bien comme ça. Netflix est en train de vouloir séduire les Français avec cette seconde série produite pour la France. Ça aurait été stupide de tenter un truc trop pointu et inaccessible. Ici, les histoires d'Elsa et ses potes sont communes. On les a déjà vues dans d'autres séries. D'ailleurs, Elsa m'a rapidement fait penser au personnage de Lena Dunham dans Girls. Elle est insupportable et elle fait tous les mauvais choix.

À la fin de la saison 1 j'ai eu deux sentiments :
• elle fait de la peine la pauvre
• bien fait, t'avais qu'à faire les bons choix

Parlons du côté carte postale. Rapidement, on comprend les intentions en voyant le Sacré-Coeur en gros dans le fond, les troquets assez parisiens où ils vont et les endroits cossus dans lesquels ils vivent. Tout ça vient seulement servir le cliché des jeunes des autres pays comme a pu le faire une série comme Girls à New York par exemple. Si on voyait des gens dans des 20 mètres carrés en dehors de Paris, ça aurait tout de suite moins de charme.

À qui s'adresse Plan coeur
À mon avis, la principale cible de Plan coeur ce sont toutes les Elsa. Encore plus celles qui vivent à Paris ou dans des métropoles similaires à l'étranger. Elle a la trentaine, un travail où elle s'ennuie, elle est célibataire, elle n'a plus confiance en elle et elle cherche un sens à sa vie. C'est intéressant car après avoir fini la série (d'une traite), j'ai pensé à la cible donc. J'ai ouvert Twitter. Et une meuf qui se rapproche beaucoup de ce profil venait tout juste de dire qu'elle avait adoré Plan coeur. Ce n'était pas vraiment surprenant.

Conclusion
Merci Netflix. Merci parce qu'à aucun moment on aurait pu voir ce genre de série sur une chaîne française. C'est trop segmentant, pas assez grand public, parisianiste, bref, tout ce que veulent éviter des TF1 ou M6. Ce que veulent ces chaines c'est toucher les "femmes responsables des achats". La femme de 45-55 ans qui vit à Dijon, Reims ou Limoges. C'est pour ça que des feuilletons comme Demain nous appartient, Un si grand soleil ou Plus belle la vie cartonnent. À la télévision, il y a très peu de place pour le risque. Les enjeux financiers sont trop grands. Donc merci Netflix pour cette série qui est super chouette et dont j'ai hâte de voir la saison 2 !

Bonus, j'ai fait quelques gifs tirés de la série :

Tenor
Tenor
Tenor
Tenor

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J'ai terminé mon mois gratuit sur Netflix




samedi 8 décembre 2018

Avis rap | Lomepal - Jeannine

Le vendredi 7 décembre, Lomepal a sorti son nouvel album intitulé Jeannine, du nom de sa grande-mère.


Il se trouve que Lomepal est le troisième artiste que j'ai le plus écouté en 2018. J'ai expliqué ce que j'aimais chez lui dans cet article déjà paru sur mon blog.


J'attendais donc le 7 décembre avec impatience. Et j'ai attendu le midi pour faire une première écoute de son nouvel album.

Première écoute
Je me suis dit qu'il avait été pas mal influencé par Orelsan. Outre son duo avec lui sur La vérité, il fait un titre où il chante en parlant de sa petite-amie (ou son ex). Dans la chanson Le vrai moi il fait une déclaration d'amour qui fait penser à Paradis du rappeur de Caen autant sur la forme que sur le fond. Ensuite, dans Beau la folie, il parle de sa famille et de sa grand-mère. Deux sujets qu'on retrouve également chez Orelsan. Enfin, la dernière impression sur la première écoute c'était de me dire que c'est bien du Lomepal dans la continuité de ce qu'il a fait avant. Même si je suis un peu déçu qu'il n'y a pas plus de titres comme Pommade, par exemple.

Deuxième écoute
Lomepal est tout à fait conscient de la majorité des personnes qui aiment sa musique. Pour le savoir, il lui suffisait de regarder son public en concert. Sinon, un autre moyen facile d'identifier son principal public c'est de taper #Lomepal sur Tik Tok.


En gros, c'est le même public que Nekfeu à l'époque. Des jeunes issus de la classe moyenne. Cette année, ils ont demandé à leurs parents un chandail Levi's et des chaussures Fila. À mon sens, c'est le meilleur public pour un artiste qui veut vivre de son art. En effet, ils ont de l'argent pour acheter son album et aller le voir en concert. Avoir ce public est une chance. Le seul effet qui pourrait être négatif c'est que c'est aussi une audience versatile. C'est possible qu'une bonne partie soit passée à autre chose dans 3 ans.

Dave Grohl, c'est typiquement le genre de titre qui plaît aux personnes ci-dessus. Il y a de fortes chances qu'elle se retrouve dans pas mal de Tik Tok ou de stories Snapchat. Regardez les paroles pour comprendre. C'est le genre de truc qui parlent aux adolescentes et aux adolescents.





D'ailleurs, le site Genius permet de voir le nombre de personnes qui ont consulté les paroles. C'est une bonne indication pour connaître les chansons les plus populaires.

Voici, le lendemain de la sortie, le classement des titres dont les paroles ont été les plus consultées.




Les autres écoutes
Ça se sentait dans son premier album, Lomepal semble être quelqu'un d'assez triste et marqué par la vie. Ça ressort beaucoup dans cet album. Il a vraiment mis ses tripes sur la table et exposé ses failles à tout le monde. À titre perso, je regrette l'absence de titres aux rythmes plus enlevés mais le plus important c'est qu'il ait fait un album qui lui corresponde !

Vous pouvez écouter Jeannine sur Spotify.


samedi 24 novembre 2018

3 raisons d'écouter Rex Orange County

À l'heure où l'apparence est devenue primordiale dans la musique, la dégaine de Rex Orange County détonne. Vu de l'extérieur, il semble s'en foutre et il a bien raison car sa musique est tellement bien qu'il aurait tort de perdre du temps à soigner son style.


J'ai lu le nom de Rex Orange County beaucoup de fois cette année. Il est sur plusieurs titres de l'album Flower Boy sorti par Tyler The Creator au premier semestre de l'année 2018. J'ai cramé cet album. Cependant, je n'ai jamais eu la curiosité d'aller écouter ce qu'il faisait.



Sans trop de raison, j'ai sauté le pas en novembre de la même année. Première surprise : il est blanc !!!! En entendant sa voix, j'étais persuadé qu'il ressemblait à Frank Ocean. Genre vraiment. Mais ce point n'est guère intéressant. Ça arrive très rarement que je sois très rapidement emballé par un artiste et ça a été le cas avec lui. Je vous propose donc 5 raisons d'écouter Rex Orange County.


1 • Il est arrivé là où il est en travaillant dur. Il vient d'un endroit paumé d'Angleterre (Haslemere). Pour entrer à la Brit School (une école prestigieuse), il a atteint le niveau 8 en batterie. Le niveau le plus élevé dans l'apprentissage de cet instrument. Niveau de base requis pour rejoindre cet établissement.

2 • Je considère Tyler, The Creator comme un génie. L'artiste américain a repéré Rex Orange County sur soundcloud alors qu'il était encore inconnu. Il l'a invité à Los Angeles pour collaborer à son album Flower Boy. Ce qu'il faut savoir c'est que Tyler à accès à tout le monde aux États-Unis. Il peut faire des collaborations avec Kanye West s'il veut. Mais non, il va chercher un gamin de 18 ans qui vit de l'autre côté de l'Atlantique dont il a su déceler le potentiel.

3 • La qualité de son album Apricot Princess est dingue. Dingue pour son âge en fait surtout. Si un type sort un projet de cette qualité à 26 ans ou plus en guise de troisième album, on se dit : logique. Là, c'est son premier vrai album. Et il a déjà tapé très très fort.



Il vient de terminer sa tournée et il est très probable qu'il fasse reparler de lui en 2019. J'ai hâte !

Si ça vous dit, il y a un chouette portrait de lui sur Noisey (en anglais) : https://noisey.vice.com/en_us/article/kzz47e/rex-orange-county-interview-2017

mercredi 31 octobre 2018

Avis lecture : Judy, Lola, Sofia et moi de Robin d'Angelo



Quand je vois passer un livre qui m'intéresse sur mes réseaux sociaux (Twitter surtout en fait), je l'achète tout de suite. Systématiquement dans une librairie du réseau Paris Librairies. Cette fois-ci, j'ai vu passer une vidéo de StreetPress.


Je l'ai regardée et j'ai acheté le livre peu de temps après au Monte-en-l'Air. Je l'ai terminé en 4 trajets de métro. Je l'ai dévoré en fait. Ça m'a passionné. En plus, ça se lit très facilement.

De quoi ça parle ? 
« En couple, Robin D'Angelo, 31 ans, regarde du porno quand il est seul. «Je ne pense pas être misogyne. Pourtant, je jouis devant des vidéos où des hommes surjouent leur domination sur des femmes.» Alors Robin est passé de l'autre côté de l'écran, en plongeant en immersion dans le porno «amateur», celui de Jacquie et Michel, qui coûte peu et rapporte gros. Le journaliste a dû rédiger des articles complaisants dans Playboy, jouer dans un film, enfiler une cagoule... Et surtout, Robin d'Angelo a plongé dans l'intimité de trois actrices, Molly, Emma et Natacha, trois femmes aux trajectoires puissantes et chaotiques. Robin a dû franchir la ligne rouge de tous les codes journalistiques pour nous ramener un récit époustouflant et bouleversant. »


Avis
Vers la fin du livre je me suis dit que je n'avais rien appris. Mais en fait si. Il y a une grande différence entre être au courant vite fait d'un truc et lire toute une enquête détaillée sur le sujet. C'est ce que propose ce livre sur le porno pro-amateur.

Comme ça, sans réfléchir, ce qui m'a le plus marqué ce sont ses rencontres avec les actrices. La façon dont il les décrit est triste. Ça fait de la vraie peine. Aucune ne semble faire ça par passion (ce qui est possible par ailleurs). Elles sont seulement là pour l'argent. Aucun jugement de ma part, seulement une observation de ce que j'ai lu. Et ouais, ça c'est triste. Le plus chiant c'est quand la personne en face sait pourquoi t'es là. Elle en profite. Et c'est ce que font les producteurs en leur en demandant toujours plus.

J'ai aussi été surpris par la durée de vie des actrices. Une fois qu'elles ont fait le tour des différentes productions elles sont finies. Du coup, elles ont peu de chance de faire une vraie carrière. C'est assez horrible. Et d'après les témoignages, ce n'est pas prêt de changer.

Et puis il y aussi ce passage.

Un producteur (page 242) :

Faut pas oublier que la plupart des filles dans ce milieu, elles ne le font pas pour l'argent. Elles le font pour l'ego et par détresse affective. Elles n'ont tellement pas été habituées qu'on leur dise qu'elles sont belles qu'elles sont prêtes à montrer leur trou du cul pour ça. Elles sont complètement englouties dans une détresse affective. Et c'est des victimes.

Ça rejoint ce que j'ai compris dans ce livre. La plupart des filles ont des histoires compliquées souvent liées à des viols ou des agressions sexuelles arrivées pendant leur enfance.

À qui s'adresse ce livre ? 
Aux gens qui consomment du porno pro-amateur. C'est le porno qui n'est pas Dorcel et pas du homemade. C'est intéressant de découvrir les coulisses d'un monde aussi opaque. Même si bon, pour le coup la lecture du livre donne surtout la nausée. Après, comme tout, à chacun de faire ses choix en connaissance de cause.



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