J'ai fait un compte Tik Tok sur la Star Academy, un télé-crochet diffusé sur TF1. Dans cet article, je vais vous expliquer comment ça s'est passé.
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J'ai fait un compte Tik Tok sur la Star Academy, un télé-crochet diffusé sur TF1. Dans cet article, je vais vous expliquer comment ça s'est passé.
Je le sentais arriver et il vient de l'annoncer. John Hill vient de publier une vidéo YouTube dans laquelle il explique pourquoi il arrête le skate pour une durée indéterminée.
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| I'm Taking A Long Break From Skateboarding |
Cette fois-ci, c'est la bonne. Cet arrêt était attendu pour toutes les personnes qui regardent ses vidéos de façon assidue. Ces derniers mois, il semblait ne plus trop être dedans. Que ce soit dans sa façon de skater ou dans ce qu'il disait. Et puis les signes avant-coureurs ont commencé à apparaître. Depuis qu'il avait déménagé à Los Angeles (un paradis pour les skateurs), il rencontrait plein de monde, faisait plein de vidéos et puis il a commencé à arrêter de publier 3 fois par semaine. Puis il est passé à 1 vidéo par semaine pour enfin publier cette vidéo.
Il explique tout simplement qu'il n'a plus trop envie de faire du skate et souhaite se lancer dans d'autres activités. En ce moment, il fait de l'illustration et du parkour. Sa position peut être difficile à comprendre pour quelqu'un qui n'est pas à sa place. Vu de l'extérieur, il a tout ce qu'un skateur pourrait rêver d'avoir. Je fais une digression ici pour expliquer que le rêve de beaucoup de jeunes skateurs, qui voient qu'ils sont plus forts que leurs potes, est de gagner leur vie grâce à leur don. John a tout eu. Il a été sponsorisé plusieurs fois et il a surtout eu la bonne idée de lancer une chaîne YouTube. Ce qui, à mes yeux, est une forme de luxe. Car la vie de skateur pro me semble bien compliquée. En gros, ils doivent skater pour représenter leurs marques. Et ils ne peuvent pas se contenter de s'amuser. Ils doivent repousser leurs limites pour donner envie aux adolescents d'acheter les produits dont ils font la promotion. Quand on est YouTubeur (skate ou pas d'ailleurs), on a une forme de liberté. Bien entendu, il faut de la régularité mais sur le fond, on n'est plus libre. Bien qu'étant particulièrement doué, parfois John publiait des vidéos où il faisait simplement des tricks amusants. Et ça marchait tout autant.
En mai 2022, il a atteint la barre symbolique du million d'abonnés. Pour du skate, c'est tout sauf anecdotique. John Hill est d'ailleurs la figure de proue du YouTube skate. Il avait fait ses premiers surmenages avant d'y arriver d'ailleurs. Et je pense que le fait d'être si proche du million a dû le pousser à s'accrocher encore un peu.
Dans cette vidéo donc, il explique qu'il a tout eu dans le skateboard et il n'a plus trop de motivation pour en faire. C'est quelque chose que je comprends. C'est en ça que je comprends d'autant plus son choix et sa position. Quand j'étais plus jeune, j'avais des objectifs professionnels, je les ai atteints très tôt dans ma carrière. Et après être arrivé à « mon sommet », le reste m'a paru fade. Ça me fait penser aux champions Olympiques qui font une dépression après avoir gagné.
Au-delà de ça, il dit aussi que c'est important de suivre ses envies et de s'écouter. C'est un conseil que je donne à tous ceux qui sont prêts à l'entendre. C'est ce que j'ai toujours fait. Bien entendu, des fois ça marche, des fois ça marche pas mai pour moi le plus important c'est d'essayer encore et toujours.
Ma pire hantise ? Me retrouver à un âge avancé et avoir des regrets. Pour l'instant ce n'est pas le cas et je compte bien continuer comme ça.
Pareil pour John Hill.
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Voilà, Skyblog a fermé ses portes ce 21 août 2023, 21 ans après les avoir ouvertes en 2002.
2002, c'est l'année de ma troisième. Caramail touche à sa fin. Ou en tout cas, de moins en moins de personnes utilisent la messagerie. L'année scolaire qui suit, j'entame ma première seconde. Skyblog existe déjà mais n'est pas encore populaire. À l'époque, Voilà (un moteur de recherche) propose de faire des sites très facilement. J'en aurais deux. Mais l'ergonomie n'est pas top. C'est lors de l'année scolaire suivante que je vais à 100% me lancer sur Skyblog.
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| La webcam portable |
Je vais me servir de Skyblog pour raconter ma vie et partager mes passions. Oui, exactement comme je le fais encore aujourd'hui sur les réseaux sociaux sur lesquels je suis présent. Je parle de ma passion pour les tribunes, de mes films préférés, de punk-rock et aussi de trucs très intimes.
Mais Skyblog m'a surtout permis de faire naître une vocation. Je me suis rendu compte pendant cette année de seconde à Mongazon à Angers que je prenais beaucoup de plaisir à documenter et à raconter des histoires. Je ne suis pas allé très loin pour chercher des sujets. Je racontais la vie de ma bande de potes. Nos parties de foot, nos absurdités d'ados, nos virées au centre-ville d'Angers. J'accompagnais tous les récits par des photos prises avec une webcam portable.
Bien que ce skyblog était ouvert au monde entier, la principale audience était ma classe et par extension les gens du lycée. Mais moi, je publiais surtout pour mes potes et moi.
J'ai appris 2 ans plus tard l'effet que des posts publics pouvaient avoir. Pendant l'année scolaire 2006/2007, je suis envoyé en internat à la campagne. Ayant fait toute ma scolarité en centre-ville, je suis dégoûté. Mon skyblog va me servir à m'épancher. Je fais une publication où je dis que je suis arrivé dans un lycée de paysans. Toutes les personnes de ma classe (de 6 personnes) va voir le post. C'était que des filles. Elles l'ont mal pris. Ma prof principale aussi l'a vu. Elle l'a mal pris. Je me suis excusé. En plus, ces filles étaient très sympas. C'est ce jour-là que j'ai compris l'effet qu'internet pouvait avoir dans la vraie vie. Ça me sera très utile dans ma carrière sur les réseaux sociaux par la suite.
On arrive à la fin des années 2000. Facebook pointe son nez. Je m'y inscris. J'ajoute tous les camarades de la fac. Petit à petit je suis moins actif sur Skyblog et je publie ma dernière entrée le 9 octobre 2008. Désormais je publie des statuts sur Facebook et je parle de musique Myspace.
Ce blog sera le relai de mon skyblog à bien y penser. Ma première publication date de décembre 2011. Je l'ai alimenté régulièrement depuis. Ensuite, les autres réseaux sont arrivés.
C'est avec émotion que j'ai accueilli la fin de Skyblog. Sur mes 3 skyblogs c'est le début de mon adolescence qui y était gravé. Je suis quelqu'un qui aime les souvenirs. Grâce à son énorme longévité, j'ai pu retourner environ 1 fois par an voir à quoi ressemblait ma vie à l'époque où l'euro connaissait ses premières années. À une époque où je ne savais pas trop ce que j'allais faire de ma vie. Et surtout à mon époque préférée de la vie : le parcours initiatique. Ce moment où on se cherche, où on expérimente des choses et où on cherche ses limites.
En 2008, j'ai 19 ans. C'est à cet âge-là que j'ai fixé les bases de celui que j'allais être plus tard. Et 15 ans plus tard, je suis extrêmement fier de voir que je m'y suis tenu. C'est aussi pour ça que contrairement à tant de personnes qui disent avoir honte de leur skyblog, moi je n'ai pas honte. Je suis fier. Ces skyblogs sont les prémices du Éric adulte.
Aussi, comme je l'ai dit au début, publier sur Skyblog m'a permis de comprendre que j'aimais raconter des histoires. C'est donc grâce à ça que je me suis naturellement orienté vers le journalisme. Je viens de mettre un terme à ma carrière dans ce monde après 13 ans. Mais j'ai eu la chance de faire un métier que je n'ai jamais trouvé difficile. Parler de sujets qui m'intéressent, faire des vidéos, faire des photos, publier sur les réseaux sociaux, tout ça est très naturel pour moi. Et encore une fois, sans ce pied à l'étrier qu'a été Skyblog, je n'aurais peut-être jamais embrassé cette voie.
Le skyblog des jeunes d'aujourd'hui c'est Tik Tok. Celui des jeunes d'hier c'est Instagram. Celui des jeunes d'avant-hier c'est YouTube. J'ignore ce que sera celui des jeunes de demain mais ouais, Skyblog a changé ma vie.
Au revoir et merci.
J'ai littéralement grandi avec les réseaux sociaux. J'ai publié ma première vidéo YouTube en 2007, l'année d'obtention de mon bac. Facebook est arrivé la même année. Avant ça, j'étais sur Skyblog, msn et les chat.
Aujourd'hui, des gens vivent de Tik Tok, YouTube, Instagram et Snapchat (je sais, vous avez oublié Snapchat alors que c'est encore bien vivant). Le résultat de la professionnalisation de ce secteur est une perte de l'authenticité que j'ai connue depuis les débuts des réseaux sociaux. Aux débuts, l'altération de la vie était moindre. Il y avait moins de création de personnage pour faire grandir une communauté. Les gens étaient plus authentiques.
Aujourd'hui, c'est différent. Les enjeux sont différents. Entendons-nous bien. Ce n'est pas une critique. Je trouve ça chouette de voir les réseaux sociaux évoluer de la sorte. Ça ouvre des perspectives à un tas de personnes qui sans ça n'aurait pas pu vivre de leur passion. Et puis au-delà de ça, en tant que spectateur, ça permet d'avoir des rendez-vous réguliers à regarder à divers endroits en dehors de la télé.
Cependant, je ne peux m'empêcher d'avoir de la nostalgie pour la façon dont les réseaux sociaux étaient avant. Une période où on publiait sans objectif de résultat. Une période où tout le monde était beaucoup plus vulnérable et plus authentique. C'est tout l'objet de cet article. Ce monde n'a pas disparu.
En 2023, tout le monde ne cherche pas à monétiser ce qu'il publie. Tout le monde ne cherche pas à obtenir des subs sur Twitch. Tout le monde ne cherche pas à devenir viral. Et c'est chouette.
C'est d'ailleurs ma façon de fonctionner. À titre personnel, ce qui m'intéresse avant tout c'est le partage. Vous le savez si vous me suivez sur mes réseaux sociaux.
Via mes diverses passions, j'ai la chance de tomber sur ces personnes. Les gens qui publient juste parce qu'ils ont envie de publier, sans objectif monétaire en tête. Je pense à tous ces types d'Asie du sud-est qui font des tutos sur les logiciels Adobe, ces autres qui filment leurs vacances ou montrent comment fonctionnent un appareil photo argentique. Les vues sont faibles, il y a peu d'engagement mais la passion est réelle. Et je vis pour ça, comme en atteste ma chaîne YouTube de photo argentique.
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| Capécran de ma chaîne YouTube |
J'ai pensé à ça en tombant sur un Tik Tok qui met en avant la chaîne YouTube d'un vieux monsieur qui raconte ses aventures pour très peu de vues. Je trouve ça très stylé. Bon, le Tik Tok du gars est devenu viral et il est passé de presque pas d'abos à plus de 300 000.
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| Wander with mac |
Je regardais Arte et entre deux programmes, la chaîne a fait la réclame du film Les 2 Alfred qui allait être diffusé plus tard dans la semaine. En quelques secondes, ça m'a donné envie de le voir.
De quoi ça parle ?
Alexandre, chômeur déclassé, a deux mois pour prouver à sa femme qu'il peut s'occuper de ses deux jeunes enfants et être autonome financièrement. Problème: The Box, la start-up très friendly qui veut l'embaucher à l'essai a pour dogme : « Pas d'enfant! », et Séverine, sa future supérieure, est une « tueuse » au caractère éruptif. Pour obtenir ce poste, Alexandre doit donc mentir... La rencontre avec Arcimboldo, « entrepreneur de lui-même » et roi des petits boulots sur applis, aidera-t-elle cet homme vaillant et déboussolé à surmonter tous ces défis ?
Mon avis
Ça c'est le cinéma français que j'aime ! Déjà avant tout chose, qu'est-ce que ça joue bien ! Le trio Denis Podalydès, Bruno Podalydès et Sandrine Kiberlain est très solide. Ensuite, ce film sorti en 2020 est bien dans son temps. Le fond de cette histoire est une critique de tout ce qu'a apporté Emmanuel Macron depuis qu'il est président. C'est à dire, l'ubérisation de la société française. Et le film s'emploie aussi à montrer comment cela affecte les gens.
Une partie qui m'a moins intéressé mais qui touche, de fait, pas mal de gens, c'est la façon dont les parents gèrent leur travail et leurs enfants en même temps.
C'est drôlement bien écrit et, je ne m'y attendais pas, mais j'ai rigolé aux éclats à plusieurs reprises !
Les 2 Alfred c'est ce que j'appelle un bon film. Ni un chef d'oeuvre, ni un navet, ni un film médiocre mais un bon film. J'ai passé un très bon moment devant et je vous invite vivement à faire pareil !
À voir aussi
J'ai découvert l'existence du film Office space sorti en 1999 dans la partie commentaires d'un Tik Tok. Quelqu'un recommandait de le voir en disant que c'était un classique, ça m'a suffi pour piquer ma curiosité. Je n'ai pas été déçu.
Alors que son entreprise est en train de licencier ses employés, Peter Gibbons décide de ne plus se rendre au travail. Lorsque ces licenciements affectent deux de ses amis, les trois collègues ont bien l'intention de prendre leur revanche. Pour arriver à leurs fins, ils ont alors l'idée de planter un virus dans les ordinateurs de leur ancienne compagnie afin de détourner son argent.
Mon avis
Mon obsession pour le monde du travail a commencé avec The Office. C'est ma série préférée à égalité avec Freaks and Geeks. J'ai vu The Office 14 fois. Si je ne nie pas que la série m'a fait rire, j'ai rapidement porté mon attention sur les interactions entre les gens et sur la façon dont fonctionne Dunder Mifflin. Plus récemment, j'ai adoré la série Severance pour les mêmes raisons. Dans cette série Apple TV, des employés oublient complètement qu'ils travaillent une fois qu'ils mettent le pied dans leur entreprise. Le personnage de l'extérieur ignore tout du personnage à l'intérieur et inversement. En ça, cette série fait réfléchir car la vérité d'une grande partie des métiers en 2023 c'est que c'est répétitif. Bon, ça pose surtout des questions éthiques. Mais ce n'est pas le sujet de cet article.
Si vous aimez The Office et Severance, vous êtes dans l'obligation de prendre 89 minutes de votre temps pour voir Office Space dont le titre français est 35 heures c'est déjà trop.
Ce film s'emploie à démontrer l'inanité du monde de l'entreprise. Au début, on voit un employé se voir reprocher par plusieurs supérieurs différents de ne pas avoir utilisé le bon document pour faire son rapport. La situation est ridicule car ils en font une affaire d'état.
J'ai acheté ce livre chez Myriagone à Angers en même temps qu'Anotské dont je vous ai déjà parlé sur mon blog.