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Avis - d'âne à zèbre de François Bégaudeau

Pourquoi Vincent Delerm ne chante pas plus fort ? Pourquoi la jalousie c'est du vol ?

mercredi 18 mars 2020

Avis cinéma - Le daim, Le jeu, Mauvaises herbes



Le daim de Quentin Dupieux

Ce film raconte l'histoire d'un type, joué par Jean Dujardin, complètement obsédé par le daim.

Avis 
Les amateurs du cinéma de Quentin Dupieux ne seront pas dépaysés avec ce film. Bien ce que ce soit son dernier en date, ce n'est pas son effort le plus abouti. Le daim est un film avec une histoire très simple, des plans simples, une bande-originale simple. C'est une bonne entrée en matière pour découvrir l'univers du cinéaste. Réalité et Rubber restent cependant au-dessus en termes de qualité.



>>> Le daim de Quentin Dupieux en gifs



Le jeu de Fred Cavayé

Plusieurs couples d'amis se retrouvent pour dîner dans un appartement. Ils décident de jouer à un jeu qui va semer la zizanie dans leur vie.

Avis
Je ne m'attendais absolument à rien. J'ai lancé pour me divertir. Pour regarder, sans regarder. Et je me suis rapidement pris au jeu. C'est bien écrit, ça va vite. Il y a pas mal de rebondissements. Forcément, vu les acteurs, ça joue bien. J'ai ri de bon coeur à plusieurs reprises. Ça passe vite. Bref, exactement ce que j'attends d'une comédie !


>>> Avis cinéma - Les deux amis, Libre et assoupi, Vice Versa




Mauvaises herbes de Kheiron

Un type un peu paumé se fait passer pour un éducateur qui doit tenter de renouer le dialogue avec des ados en perdition.

Avis 
Ce film est une déception. Il y a tous les ingrédients pour en faire un film qui fait 1 million d'entrées. Pas un carton mais pas un échec. Au lieu de ça, Mauvaises herbes a été un flop avec moins de 500 000 entrées. Pour Kheiron, c'est un échec. J'explique cette déconvenue par son refus de faire un choix. Il a voulu traiter trop de sujets à la fois. Résultat, aucun n'est approfondi et il aborde tout du bout des doigts. Par exemple, il passe beaucoup de temps sur la relation entre Catherine Deneuve et André Dussollier alors que ça n'apporte rien à l'histoire. J'aurais aimé qu'il s'attarde vraiment sur un ou deux jeunes, qu'on observe leur quotidien et qu'on comprenne pourquoi ils se retrouvent dans cette situation. Allez, ça arrive de faire des erreurs, son prochain sera certainement plus réussi.


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Avis cinéma - Toni Erdmann de Maren Ade


Le daim de Quentin Dupieux en gifs









samedi 5 octobre 2019

Avis cinéma : Deux moi de Cédric Klapisch

De quoi ça parle ? 
Célibataires, trentenaires et parisiens, Mélanie et Rémy sont perdus dans leur métro-boulot-dodo. 


Avis
L'affiche fait pas envie. Le synopsis qui crache sur les applis de rencontres non plus. Mais l'affiche est de saison alors je me suis dit pourquoi pas. Je n'ai pas été déçu. C'est un bon film que je vous recommande d'aller voir, surtout si vous vivez à Paris. 

D'amour, il en est très peu question dans Deux moi. On suit surtout les vies 'un peu' compliquées des deux personnages principaux. Ils ont des existences plutôt banales. Ce que j'ai aimé c'est qu'il n'y a pas de début et il n'y a pas vraiment de fin. Le spectateur arrive au cours d'une histoire qui est déjà en train de se dérouler. 

Je ne m'attendais pas à rire autant. Il y a pas mal de situations drôles, surtout avec le personnage de Rémy. Le moment où il s'inscrit sur Facebook et découvre le profil d'un ancien camarade de classe est désopilant. 

J'ai apprécié aussi le fait que ça se passe dans des endroits que je connais à Paris. J'ai passé 3 ans à prendre le métro à Stalingrad donc voir ça dans un film, c'est marrant. Et surtout, ça m'a fait me sentir encore plus impliqué dans le film. Dans le sens où les vies présentées à l'écran sont sûrement celles de gens que je croise tous les jours voire avec qui je travaille ou avec qui j'ai travaillé. 

C'est vraiment un film d'automne. Le voir en juillet n'aurait pas de sens.




lundi 23 septembre 2019

The Office : l'épisode que je n'avais jamais vu

J'ai vu 12 fois les 9 saisons de The Office. Les 9 saisons, sauf un épisode.


Je n'en avais jamais parlé. Le mal étant réparé, je peux désormais me confier. Je me suis lancé dans The Office en récupérant sur un disque dur les cinq ou six premières saisons. L'un des fichiers était cassé. Illisible. J'ai bien cherché à le trouver en ligne mais je n'ai jamais réussi. Le temps passant, la recherche de l'épisode s'est avérée de plus en plus difficile. J'ai abdiqué en captant que voir cet épisode n'entravait en rien ma compréhension de l'intrigue. Mais cet épisode manqué est toujours resté dans un coin de ma tête.

>>> Le classement définitif des personnages de The Office <<<

En regardant un vlog sur YouTube, j'ai découvert que The Office était disponible sur Netflix. J'ai filé sur mon compte pour me heurter à une dure réalité : il n'est pas sur Netflix France mais sur Netflix... US.


Je crois que le pire c'est quand je voyais passer des photos de cet épisode et que ça ne me disait rien du tout. Mais l'histoire se termine bien.

Cet été, je suis parti en vacances aux États-Unis. Par chance, dans le Airbnb, il y avait un accès à Netflix. Très rapidement, je suis parti à la recherche de cet épisode avec un pincement au coeur. Et je l'ai lancé.

C'était un sentiment étrange et instructif. Clairement, l'épisode n'a rien d'exceptionnel. Mais c'est fascinant car il possède tous les codes typiques de la série. Du coup, j'avais l'impression de regarder un truc que je connaissais déjà. Ça m'a fait du bien.

Avec l'arrivée de Netflix, j'ai donné leur chance à beaucoup de séries mais aucune ne me procure le plaisir que j'ai ressenti la première fois que j'ai vu chaque épisode de The Office. Au final, cette mésaventure m'a permis de me faire un petit plaisir, 6 ans après la diffusion du dernier épisode inédit.

À lire aussi :
Je ne conseille pas à tout le monde de regarder The Office
Avis série - Dark (saison 2)


mercredi 7 août 2019

Avis série - Dark, saison 2 (Netflix)


J'étais ravi de voir que la saison 2 de Dark était disponible sur Netflix. J'ai vite déchanté en lançant le premier épisode et me rendant compte que j'avais tout oublié. Mais Mélanie m'a rassuré sur Twitter, merci à elle.


Après avoir repris espoir, j'ai lu ce récap' complet de la saison 1 (en anglais) pour me remettre les idées en ordre. Bon, clairement, ça reste un gros bordel cette série.


LA SUITE CONTIENT DES RÉVÉLATIONS SUR L'INTRIGUE



Avis
La saison 2 de Dark reprend là où la première s'est arrêtée. Littéralement. D'où la confusion. Il n'y a pas de moment d'observation où on nous prend par la main. Ils font genre que la saison 1 ne s'est pas terminée fin 2017. Il faut s'accrocher pendant le premier épisode et ensuite ça passe crème.

Cette saison 2 répond à toutes les questions que je me pose dans cet article. On découvre qui est qui. Qui fait quoi. Qui fait quoi pourquoi. Une fois de plus, Dark éclate la tête. Il faut vraiment s'accrocher pour essayer de comprendre ce qui se passe. Mais la principale révélation c'est que celui qui se cache derrière tout et maîtrise le plus les voyages dans le temps c'est Adam qui n'est autre que la version la plus vieille de Jonas.


Ensuite, on comprend que son ennemie jurée c'est Claudia. 


En ce qui concerne le fameux Noah, ce n'est que le pantin d'Adam/Jonas et il est beaucoup moins important qu'on pouvait le penser. 


Mais le principal rebondissement de la saison 2 c'est quand on commence à douter de qui est gentil et qui ne l'est pas. Au départ, on pense qu'Adam est un enfoiré et que Claudia est une gentille. Et puis, quand elle tue son père, on capte qu'en fait c'est pas si simple du tout. 

En ce qui concerne les autres personnages, franchement, ça ne m'a pas semblé captivant du tout. 

Globalement, je ne regrette pas d'avoir regardé la saison 2 mais c'est très dispensable. C'est très compliqué pour pas grand chose. Ce n'est pas vraiment ce que j'attends d'une série. À la fin, je me suis rendu compte que j'étais trop concentré pour une activité comme celle-ci. Ça n'en vaut pas la peine. Surtout par rapport au plaisir procuré à la fin qui n'est pas ouf. 

Pour le coup, je n'en ai plus grand chose à faire de la suite maintenant que j'ai eu la réponse à toutes mes questions. C'est peu probable que je regarde la saison 3.


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Avis série - Plan coeur (Netflix)
Avis série - Dogs of Berlin (Netflix)


mardi 4 juin 2019

We Love Green 2019 : 10 remarques en vrac

J'étais à l'édition 2019 de We Love Green. Voici quelques pensées en vrac.



- Super programmation. À la base, j'ai seulement payé pour voir Rex Orange County et Aya Nakamura mais un festival c'est l'occasion de découvrir d'autres groupes. Grâce à We Love Green, j'ai écouté Lolo Zouaï en amont et c'était pour moi la meilleure prestation des 2 jours (devant laquelle j'étais). J'ai aussi pas mal écouté le dernier album d'Hamza mais ses paroles c'est pas possible.


- Rien à dire sur les points d'eau. J'ai vu des gens se plaindre du fait qu'il n'y en avait pas assez mais ils sont littéralement aux quatre coins du site. Je ne vois pas où il pourrait y en avoir plus.

- Très bonne sélection nourriture. En tant que végétarien, j'avais l'embarras du choix.

- Les tables pour manger sont pratiques et nombreuses. Que ce soit l'année dernière ou cette année, je n'ai jamais eu de problème pour trouver de la place. Les poubelles au bout de chaque table sont très bien placées pour éviter les déchets qui trainent.

- Les conférences sont une bonne idée. J'ai assisté à celle-ci que j'ai pu comprendre grâce à une traduction simultanée dans un casque fourni par l'organisation.

Le festival communique beaucoup sur cet espace Think Thank et sur ses conférences. Cependant, sur les 60 000 festivaliers, très, très, très peu prennent le temps d'aller écouter les gens invités. Et de ce que j'ai vu, un comportement fréquent est de venir pour se poser sur les transats pour manger ou se reposer et de repartir quelques minutes plus tard. Il faut dire que l'espace ne permet guère d'accueillir plus de 200 personnes. Donc, ouais c'est une bonne initiative mais clairement l'extrême majorité des festivaliers s'en fout.

(source)

- Il y avait beaucoup trop de monde le samedi. Comparé à l'année dernière, c'était vraiment infâme. Le site était beaucoup trop petit. Pour la première fois de ma vie, la foule m'a épuisé. J'ai trouvé ça oppressant. Du monde partout. En comparaison, le dimanche était bien plus agréable. Mais bon, l'objectif principal de l'organisation ça reste de faire des sous donc c'est peu probable que ça change l'année prochaine.

- Des nuages de poussière franchement relous. Conséquence directe du point précédent. L'année dernière, je n'ai pas le souvenir d'avoir vu un site dans cet état. Là, dès le samedi, l'espace devant la scène principale est passée d'une étendue d'herbe à une étendue de terre sèche et parsemée de cailloux. Le résultat d'un piétinement constant de dizaines de milliers de festivaliers. Ajoutez à cela du vent et vous vous retrouviez avec de la poussière qui volent partout, tout le temps. En termes d'écologie, je ne suis pas convaincu par le fait de détruire un espace de verdure comme celui-ci. 

- Écologie mais pas trop. J'ai lu quelque part que l'empreinte carbone des artistes qui viennent de loin était compensée par des arbres plantées à différents endroits du monde. Pour la communication c'est bien mais si à la base tu ne fais pas prendre l'avion à des artistes, tu n'as même pas besoin d'équilibrer un bilan carbone lourd. Tu vois ce que je veux dire? Après, ça voudrait dire qu'il ne faudrait faire venir que des artistes qui peuvent venir en voiture ou en car (donc pas d'Américains). Mais ça serait bien moins discutable. 

- Le partenariat avec Heineken est chiant. C'est dommage de ne pas proposer des bières locales à toutes les échoppes de boissons. Ou même proposer un plus large choix en fait. 

- La scène électro est-elle vraiment utile? Elle n'est pas super grande et le bruit qu'elle dégage est franchement désagréable pour les oreilles. Par ailleurs, je n'ai pas l'impression que les artistes qui s'y donnent en spectacle soient ceux qui attirent le plus de monde.

mercredi 8 mai 2019

6 trucs appris en regardant des vidéos d’avion

Je pensais avoir réglé mes problèmes avec l’avion et puis en début d’année, mon coeur s’est accéléré pendant le décollage particulièrement raide de l’avion qui me ramenait de Lisbonne. Ça m’a énervé. Je pensais avoir tout compris mais en fait non.






Au lieu de subir, j’ai préféré me renseigner à fond sur le sujet. C’est comme ça que j’ai passé des jours et des jours à regarder une tonne de vidéos de décollages et atterrissages prises depuis la cabine de pilotage d’un avion. Je suis littéralement devenu accro à ces vidéos. 


Je vous propose donc de découvrir ce que j’ai appris.


1 - À part le décollage et l’atterrissage, les avions sont systématiquement en pilote automatique
D’ailleurs à l'atterrissage vous le sentez quand le pilote reprend la main,
l’avion est beaucoupmoins stable que pendant le reste du vol.

2 - Ce n’est pas toujours le pilote qui effectue le décollage ou l'atterrissage
J’étais persuadé que le co-pilote était seulement là pour assister le pilote. Pas du tout, en fait
les rôles peuvent s’inverser.


3- Le co-pilote est indispensable au bon déroulement du vol
La personne qui ne dirige pas l’avion est extrêmement importante. Elle s’occupe, entre autres,
des dialogues très importants avec la tour de contrôle ou de rentrer et sortir
les trains d’atterrissages.


4- Il y a des femmes pilotes
Oui, ça peut paraître stupide. Mais je ne savais pas qu’il y en avait. Dans les films d’avion,
c’est toujours un vieux pilote aux commandes de l’appareil. Toujours.
Et lorsqu’il y a un problème d’avion dans les nouvelles, les médias font
systématiquement appel au même type: Gérard Feldzer.




5- Un avion peut atterrir en pilotage automatique
C’est assez fou. Sans les mains!




6- La communication entre le pilote et le co-pilote est folle
Pour tout vous dire, j’ai surtout voulu rédiger cet article pour ce point. Depuis le début de
ma carrière professionnelle, ce qui a systématiquement foutu la merde, ce sont les
problèmes de communication. Toujours. Des propos mal interprétés, des non-dits,
des oublis, bref, des erreurs classiques mais qui empoisonnent une entreprise si
elles sont trop nombreuses.

Dans une cabine de pilote d’avion, cela n’existe pas. Chaque action est validée et vérifiée par l’autre. Absolument tout. Chaque manipulation est signalée. Par exemple, si le pilote décide de changer de vitesse, il le dit à voix haute et l’autre vérifiera le changement et le validera à voix haute. Au début, j’étais surpris par ce fonctionnement et en fait, c’est très très bien. C’est aussi important j’imagine en cas d’incident. Je suppose que les dialogues sont enregistrés dans une boîte noire.


Voici quelques chaînes à suivre si vous voulez voir des vidéos sur des avions:


Je n’arrive pas trop à savoir comment il fait pour avoir l’autorisation de filmer tout ça.
Mais peu importe, la chaîne YouTube de ce co-pilote français chez Air France est un régal!
Ses vidéos sont d’une extrême qualité. Vous pouvez d’ailleurs voir sa progression en regardant ses publications plus anciennes.


Cet chaîne n’est pas en français mais elle est très complète. Vous trouverez de nombreuses
vidéos à l’intérieur de cabines de pilotage. Ça permet aussi de découvrir d’autres aéroports.


Comme son nom l’indique, Joe est un capitaine. Sur sa chaîne, il évoque tous les sujets liés
à son métier. Attention c’est en anglais. Mais si c’est vous comprenez la langue, c’est passionnant.
En plus, une ambiance sympathique se dégage de sa chaîne.


Au fil des recommandations, je suis tombé sur cette chaîne particulière.
Le gars fait des reconstitutions très détaillées des accidents d’avions qui ont fait la une de l’actualité.
C’est passionnant et très bien fait. L’utilisation de Flight Simulator rend le tout très réaliste.
La vidéo qui m’a le plus captivé est celle du vol fantôme.
Je ne vous raconte pas la fin mais c’est surprenant jusqu’au bout.