RETROUVER UNE PROF

J'ai voulu retrouver une professeure d'anglais qui a marqué ma scolarité.

Et si tu devenais végétarien ?

Découvrez l'infographie sur le vegétarisme en France et une vidéo sur le végétarisme à Paris

Avis - d'âne à zèbre de François Bégaudeau

Pourquoi Vincent Delerm ne chante pas plus fort ? Pourquoi la jalousie c'est du vol ?

samedi 1 janvier 2022

Mes 10 albums de punk-rock français préférés

Je l'ai compris récemment, j'ai eu la grande chance d'entrer et d'être actif dans la scène punk française au moment où elle a atteint son apogée (2005-2011?). 

Faire partie de cette scène à la fin de l'adolescence et au début de ma vie d'adulte a grandement façonné celui que je suis aujourd'hui mais ce n'est pas le sujet. 

Voici mon top 10 des albums de punk français.

• Dolores Riposte - Sarcasmes et mauvais souvenirs (2007)


• Justin(e) - Du pareil au même (2006)


• Carving - One'n'all fight for unity (2005)


Nina'School - Du bruit dans la tête (2006)


Freygolo - Time to drop the gun (2004)


Faits Divers - Skate is dead (2006)


Bloom - pas le live, pas le best of (2006)



Intenable - Quatrième mur (2017)


Justin(e) - Accident n°7


Zabriskie Point - Paul (1999)

samedi 4 septembre 2021

J'ai vu November Ultra en concert et c'était génial

Mon dernier concert datait du 6 mars 2020. C'était Boy Pablo au Trabendo. C'était la vie d'avant, le groupe avait fait des blagues sur le Covid-19 et surtout mis le feu sur scène. C'était très chouette. Ensuite, une vague d'annulation a fait que... bah il a fallu prendre son mal en patience... jusqu'à ce 3 septembre et le concert de November Ultra à Paris. 


Je ne me souviens pas exactement de la façon dont j'ai découvert November Ultra. Ça doit coïncider avec la sortie du clip de Miel, en février 2021. Quand j'ai vu l'esthétique, l'univers et entendu sa voix, j'ai tout de suite su que j'allais aimer. 


Je ne suis pas le genre de personne qui se force à écouter des trucs que j'aime moyennement. La musique est ce qu'il y a de plus important dans ma vie. Si j'écoute encore et encore un ou une artiste c'est parce que sa musique fait résonner quelque chose en moi. C'est exactement ce qui s'est passé avec November Ultra. Elle dégage ce je-ne-sais-quoi qui m'a donné envie de lancer encore et encore sur EP Soft and Tender sur Spotify. 



J'ai su que j'appréciais vraiment cette artiste quand elle s'est mise à chanter en espagnol. C'est une langue qui me laisse plutôt indifférent. Mais à la fin de Soft & Tender, quand elle chante dans cette langue, c'est tout simplement magnifique. Il n'y a pas d'autre mot. 

Ensuite, parce qu'on est en 2021, l'un de ses sons, pas encore sorti, est devenu très utilisé sur Tik Tok. C'est intéressant car les Tik Tok faits par les gens avec cette musique correspondent à ce que je ressens quand je l'écoute. Une mélancolie douce-amère. Sa musique me fait repenser à des choses du passé. À des moments plus ou moins joyeux mais qui m'ont fait me sentir vivant. Des périodes dont je suis content qu'elles soient arrivées dans ma vie même si elles appartiennent désormais au passé. Des moments qui ont fait celui que je suis aujourd'hui. 

Et puis en août, la chanson que j'ai la plus écoutée est The End. de November Ultra donc. Elle s'est retrouvée propulsée en tête de ma liste de lecture « En boucle » sur Spotify. Une liste de lecture mise à jour automatiquement par la plateforme. Ce titre me fracasse vraiment et je l'aime beaucoup. 

Par ailleurs, je suis aussi tombé sur cette session acoustique à Rock En Seine fin août et ça m'a littéralement fait pleurer tellement c'est beau et le cadre si bien choisi. 


À ce moment-là, je savais qu'il fallait que je la vois en concert. Genre vraiment. Je me suis rappelé qu'elle était programmée dans le cadre du Club Avant Seine, un événement où les talents émergents peuvent jouer en marge du festival. Je suis allé sur le site, décidé à retirer une invitation et c'était épuisé... J'étais franchement dégoûté. Mais parce que la vie est ainsi, quelques jours plus tard, le lieu a changé et de nouvelles invitations ont été mises en ligne. J'ai mis un rappel à l'heure prévue et j'ai rafraîchi la page pour être sur de ne pas rater la mienne. Bingo ! J'ai réussi à en avoir une ! 

Quelques jours avant son concert, une interview publiée par le compte Instagram de Rock en Seine est sortie. Je l'ai adorée car sa personnalité correspondait exactement à ce à quoi je m'attendais. Une personne sensible mais déterminée et qui affirme haut et fort ses ambitions tout en n'oubliant pas de faire ce qu'il faut pour y arriver. 
 


Vendredi 3 septembre. Le jour J est arrivé. 1h avant, je me rends compte que je n'ai pas de pass sanitaire et je pars en faire un en urgence. Ça aurait été dommage de rater ce concert tant attendu pour une histoire comme ça. J'arrive vers 19h et il y a une petite queue pour entrer au Bridge. C'est très probable que tous les gens qui sont arrivés si tôt sont venus pour la voir. D'ailleurs, juste avant d'entrer, November Ultra est sortie de nulle part pour saluer le groupe de personnes devant moi. Il s'avérait que c'était ses amis. J'ai essayé de rester normal mais c'était la première fois que je la voyais en vrai et elle dégageait la même énergie que dans ses stories Instagram notamment. 

On arrive à 19h30, les lumières s'éteignent, les gens s'approchent de la petite scène et en mois de 10 secondes le ton est donné. Elle démarre en faisant une remarque qui va faire rire l'audience. Mais dès son premier morceau entamé la magie opère. Ce set, plutôt court, ressemblera à ça. Un mélange de magie totale et de légèreté. Dire que j'ai adoré son concert serait un euphémisme. C'était exactement ce à quoi je m'attendais et même mieux. Outre The End. qui m'a mis les larmes aux yeux (rien ne remplace une prestation live), j'ai adooooooré sa nouvelle chanson dont elle a pris le temps d'expliquer la genèse. Je ne vous divulgâche pas le sujet mais disons que c'est le genre de truc que j'aime beaaaaauuuuucoup. 

Un point que j'ai particulièrement aimé et c'est très subjectif c'est la spontanéité de November Ultra. Je suis quelqu'un qui aime les débuts. Quand c'est pas « parfait », quand il y a encore beaucoup de magie et de fougue. C'est notamment pour ça que l'album Antichambre de Naast est l'un des mes préférés. Et puis le fait qu'elle parle beaucoup entre les chansons j'ai trouvé ça chouette. J'aime bien comprendre l'origine des chansons et les raisons pour lesquelles elles ont vu le jour. Enfin, c'était trop mimi de voir qu'elle semblait sincèrement touchée par l'engouement du public. 

En tout cas, je ne pensais pas qu'on aurait un jour une artiste comme ça en France. C'est une vraie chance et je suis content d'avoir pu assister à son concert à un moment où elle n'a pas encore totalement éclos. 

Si vous avez l'opportunité de la voir un jour, foncez, vous ne le regretterez pas. 



lundi 26 juillet 2021

Avis lecture - Regarde les lumières mon amour d'Annie Ernaux


C'est en lisant un magnifique portrait d'Annie Ernaux dans Le Monde que j'ai eu envie de lire son livre Regarde les lumières mon amour


De quoi ça parle ? 

Annie Ernaux parle de l'hypermarché de Cergy et décrit ce qu'elle voit. 

Le Carrefour dans lequel je fais mes courses


Avis 

Ça ne fait pas depuis longtemps que je vais régulièrement dans un supermarché. Mais rapidement, je me suis à observer ce qui se passait. J'aime bien observer. L'endroit dans lequel je vais à ceci de particulier qu'il se trouve dans une sorte de carrefour entre différents types de populations. Il y a à la fois des jeunes actifs (genre moi) et des personnes issues des quartiers populaires. Disons que c'est un véritable lieu de rassemblement pour un tas de personnes différentes et je trouve ça chouette. 

Dans ce livre, Annie Ernaux décrit tout ça avec beaucoup de justesse. La preuve, tout de ce dont elle parle, je le retrouve dans le Carrefour de la porte de Montreuil dans lequel je fais mes courses. Pourtant, elle parle du supermarché qu'elle fréquente, à Cergy. 

« Il n'y a pas d'espace, public ou privé, où évoluent et se côtoient autant d'individus différents : par l'âge, les revenus, la culture, l'origine géographie et ethnique, le look. Pas d'espace fermé où chacun, des dizaines de fois par an, se trouve mis davantage en présence de ses semblables, où chacun a l'occasion d'avoir un aperçu sur la façon d'être et de vivre des autres. » 

C'est un petit livre d'à peine 96 pages qui se lit très vite. Il n'a rien de particulier. C'est une chronique d'un lieu que l'on est tous amenés à fréquenter à un moment où un autre. C'est un ouvrage pour les personnes qui aiment observer et prêter attention aux petits détails de la vie. 


À lire aussi

L'arabe pour tous de Nabil Wakim

Avec lecture : En finir avec Eddy Bellegueule d'Édouard Louis

mercredi 5 mai 2021

Avis lecture - Rupture(s) de Claire Marin

C'est un article de L'Obs où l'autrice Claire Marin est interrogée qui m'a donné envie de lire ce livre. Quand j'ai passé ma commande, enfourché mon vélo et récupéré l'ouvrage à la librairie Millepages, je ne savais pas encore à quel point ce livre me ferait du bien. 


Je n'aurais certainement pas acheté et lu ce livre il y a de ça 1 an mais la vie a fait que c'est un sujet sur lequel je me suis pas mal penché on va dire. On trouve tout un tas de ressources en ligne sur le thème de la séparation. J'en ai lu beaucoup. En anglais, en français, sur Quora, Reddit, des sites féminins, sur YouTube ou encore sur Tik Tok. La majorité du contenu m'a semblé plutôt simpliste et proposé par des gourous autoproclamés qui balancent des phrases génériques comme : « Il ou elle ne te méritait pas bla bla bla ». J'imagine que ça marche si ce genre de propos prolifère. Et tant mieux si des gens s'y retrouvent. Pour moi, c'était... bof. 

Mais ça, c'était avant de tomber sur Rupture(s) de Claire Marin. 

De quoi ça parle ? 

« Joyeuses ou tragiques, visibles ou cachées, les ruptures rythment notre existence. Comment les conjuguer avec l'idée de notre identité, une et constante ? Nous révèlent-elles les multiples facettes de notre être ou le fait que nous nous affirmions progressivement, au fur et à mesure de ces « accidents » ? Nous épurent-elles ou nous démolissent-elles ? Pour la philosophe Claire Marin, nous nous définissons autant par nos sorties de route que par nos lignes droites. Certes, naissances ou deuils, séparation ou nouvel amour fragilisent nos représentations, ébranlent nos certitudes. Mais ils soulignent aussi la place de l'imprévisible, et questionnent notre capacité à supporter l'incertitude, à composer avec la catastrophe et, en les surmontant, à parfois démarrer une nouvelle vie. »

Avis
C'était le livre que j'attendais sans le savoir. Il m'a vraiment fait du bien. Si je l'ai entamé en pensant lire des choses sur les ruptures amoureuses, c'est surtout le reste qui m'a aidé à comprendre d'autres événements qui se sont passés dans ma vie. J'ai lu des phrases qui ont mis des mots sur des comportements que j'ai eu dans le passé et que je n'avais jamais cherché à analyser. En un mot et sans trop trahir ce que je raconte dans mon carnet de bord, je n'aime pas les ruptures. Je ne suis pas quelqu'un qui se détache facilement. J'ai évoqué ça une fois dans une story Instagram et une personne m'a dit que ce n'est pas l'impression qu'elle avait de moi. Ça m'a surpris. Mais une fois la surprise passée, je me suis souvenu d'un truc que j'ai lu une fois et qui m'a marqué. Chaque personne a une vision différente de vous et c'est très peu probable que cette vision soit raccord avec l'image que vous pensez dégager. Enfin bref, c'est peut-être une carapace que j'ai mis en place pour me protéger. 

Pour vous donner un exemple précis, lorsque j'ai démissionné de mon travail en 2018, j'ai été ému lorsque j'ai quitté le parking dans lequel j'ai fait du skate tous les midis. Je ne suis pas quelqu'un qui se détache facilement. Je suis du genre à m'attacher aux lieux et aux objets. Heureusement, grâce à la méthode Marie Kondo découverte sur Netflix j'ai appris à évoluer sur ce sujet. Je me suis notamment séparé de pas mal de vêtements que je ne mettais plus mais auxquels j'étais très attaché par rapport à ce qu'ils représentaient. 



Pour en revenir au livre, la table des matières présente les différents thèmes abordés. 

Un passage m'a beaucoup plu dans le premier chapitre. L'autrice évoque un personnage dans un livre de Jean-Paul Sartre. 

« Lorsqu'être fidèle à soi demande tant d'efforts, que vivre est une telle imposture rejouée à chaque instant, assumer ses rôles habituels devient impossible. Il faut fuir et trahir ses engagements. [...] Ce qui jusqu'alors m'a nourri, entouré, protégé, désormais me dévore, me consume. » 

Dans le chapitre suivant, celui sur la rupture amoureuse, un tout petit passage sur les objets a attiré mon attention. Pour comprendre pourquoi, relisez ce que j'ai écrit au-dessus. 

« Les choses, reliques de l'ancienne vie partagée, demeurent tout en changeant de statut. Dans La Femme rompue, Simone de Beauvoir analyse avec froideur la manière dont se délite l'existence d'une épouse quittée. C'est tout un monde commun qui se vide de sa substance, les objets sont creux, comme si la vie désertait les témoins silencieux d'un amour perdu. Les choses ne constituent plus un univers rassurant, elles ne sont qu'une vaine imitation d'elles-mêmes. Que valent encore ces objets s'ils ne sont plus partagés, s'ils ne sont plus que le memento d'un amour mort ? Tout ce qui était familier paraît désormais étranger ou suspect, complice d'une trahison. » 


Je n'ai pas d'extrait particulier à sortir du chapitre « Devenir soi » mais je l'ai trouvé très intéressant. C'est seulement la trentaine passée que j'ai amorcé une rupture avec mon moi du passé. Avec la période où j'ai posé les bases de ma vie, vers 18 ans. J'ai eu le déclic un jour où j'étais au restaurant avec des collègues. J'ai raconté une anecdote originale on va dire et ils ont été surpris. Sur le chemin du retour, je me suis rendu compte que je n'étais plus vraiment cet Éric. Il n'est pas mort, il est en moi, il m'a façonné mais ce n'est plus celui que je suis depuis quelques années. Cette rupture avec cet ancien moi a mis du temps à arriver et je le redoutais car c'est violent de capter qu'on est passé à autre chose. Pour résumer, je suis devenu un adulte lol. Certains ont amorcé cette métamorphose tôt dans leur vie, moi, ça m'a pris pas mal de temps. Au moment où j'écris ces lignes, je suis encore en phase d'apprentissage mais je suis bien parti pour être diplômé ! 

Ce chapitre m'a fait penser aux paroles d'une de mes chansons préférées d'un groupe qui s'appelle Half Hearted Hero. 



Enfin, je termine avec un dernier extrait tiré du chapitre « L'être accidenté ». 

« Être déplacé, c'est se découvrir autrement et cette fragilité n'est pas seulement une défaillance, elle nous indique d'autre façons d'être, un autre style d'existence. L'expérience de la souffrance interroge cette place que nous avons occupée sans questions. Est-ce vraiment là que nous voulons être ? Est-ce là seulement que nous pouvons être ? L'enjeu est bien de se situer, après une expérience affolante qui nous a désorienté. Si mon corps a été mis « hors circuit », comme le dit Michaux, dans quel cercle l'inscrire désormais ? Quelle pulsation le porte et quel monde cette pulsation anime, ravive ou fait naître ? Si l'habitude façonne notre mode d'être, je peux donner ç mon corps de nouvelles habitudes, m'en servir autrement, explorer mon être gauche et en découvrir l'adresse. [...] Ainsi, j'aurais peut-être l'impression, comme Michaux, " de n'être pas tout à fait passé à côté, de ne pas avoir souffert en vain ". » 


Conclusion
C'est le livre parfait si vous êtes dans une période de rupture. Encore une fois, il n'est pas seulement question de rupture amoureuse. Avec son approche philosophique, Claire Marin met des mots sur des situations que tout le monde affronte un jour ou l'autre. 

Vous pouvez acheter Rupture(s) de Claire Marin en cliquant ici



À lire aussi




dimanche 25 avril 2021

Avis - Formula 1 : Pilotes de leur destin (Netflix)

J'ai lancé Formula 1 : pilotes de leur destin sur Netflix à un moment où je ne savais plus trop quoi regarder. J'ai mis le premier épisode et j'ai été accroché dès le début. Ce n'est pas vraiment une surprise vu la façon dont c'est fait. Le montage est tout sauf subtil. Les ficelles sont grosses. Tout y est, les gros plans, la musique, les ralentis et l'écriture dramatique digne des meilleurs soaps, bref, tout pour devenir rapidement accro. 

J'ai adoré. J'ai regardé les trois saisons en très peu de temps. Je n'arrivais plus à m'arrêter tellement j'étais pris dedans. Je me suis même surpris à être déçu qu'il n'y ait pas de saison 4 alors que la saison 2021 vient à peine de commencer. 


Outre le montage, j'ai aimé cette série (docu ?) car plus jeune, je regardais tous les dimanches la Formule 1 du temps où c'était sur TF1. C'est donc un sport dont je suis familier. Mais à l'époque, j'ai seulement le souvenir de la course et du podium, rien d'autre. Je me suis désintéressé au début des années 2000. Fin 2020, j'ai entendu parler de l'accident de Grosjean mais ça n'avait même pas attisé ma curiosité. 

La force de ce docu c'est l'immersion au coeur des écuries. On a l'impression de faire partie de ce monde et d'entrer dans les coulisses. Bien entendu, on nous montre que ce qu'on veut bien nous montrer. Tout est parfaitement contrôlé. Mais ça me va, j'ai pas regardé ça pour découvrir des trucs cachés ou je ne sais quoi. Mais ça me semblait quand même important de le préciser. Par exemple, j'ai lu sur un site que Daniel Ricciardo qui est vraiment LE pilote le plus mis en avant avait signé une clause pour être dans le docu. C'est notamment pour ça qu'il est pas mal montré sous son bon profil. 

Enfin bref, voici quelques trucs appris et des observations qui me sont venues en tête en regardant les trois saisons.


Le monde de la F1 est horrible. C'est chacun pour sa peau. La meilleure illustration de cela c'est quand on voit des coéquipiers d'une même écurie se cartonner juste pour des questions d'égo. C'est complètement absurde. D'ailleurs, c'est un sport individuel. Le principe de coéquipier n'a aucun sens. J'ai découvert la rivalité entre Rosberg et Hamilton qui a mis fin à une amitié sincère de longue date. J'ajoute à ça le côté cruel du sport. T'as pas le droit d'avoir des périodes creuses. Si t'es mauvais tu dégages et basta. Et les places sont très très chères. J'ajoute à ça les réclamations des diverses écuries pour faire tomber les autres écuries. Y a des coups bas dans tous les sens. 

La voiture (donc l'équipe) est hyper importante. Tu peux être le meilleur pilote, si ta voiture et ton moteur est claqué tu vas rien faire. D'ailleurs, à les écouter, ce sont tous les meilleurs pilotes, même ceux qui n'ont pas de point. Je ne capte pas tout ce qui touche aux voitures mais ouais ce que je retiens c'est que la fiabilité est très importante. Ça doit être rageant de se sentir bien et d'avoir le moteur qui vous lâche. On voit plusieurs exemples durant les trois saisons. 

C'est un rassemblement de Draco Malefoy. J'ai l'impression que la majorité sont des petits cons. Ça semble être la condition sine qua non pour faire de la Formule 1. Si t'es trop gentil, c'est pas un monde pour toi. Si tu veux gagner, il ne faut pas avoir peur de percuter les autres ou même de mettre les autres en danger. D'ailleurs Verstappen a été présenté comme un méchant dans la série. Au début je ne l'aimais pas avant de capter qu'il avait l'état d'esprit parfait pour être le meilleur dans ce sport. Et ses résultats parlent pour lui. 

L'argent est roi. Les sponsors sont hyper importants. On le comprend surtout via le focus porté sur l'équipe Haas. C'est intéressant qu'on ait pu voir la partenariat raté avec le sponsor boisson d'ailleurs. Au-delà de ça, la fin de la saison 3 montre qu'ils doivent se séparer de leurs deux pilotes Magnussen et Grosjean pour des raisons financières. Avec l'arrivée d'un sponsor allemand, ils ont été obligés d'engager un pilote allemand et j'ai découvert par la suite qu'ils ont aussi pris Mazepin qui n'a pas le niveau pour faire de la Formule 1 et a fait plusieurs sorties racistes. Mais c'est le fils d'un Russe hyper riche donc grâce à l'argent de son père, il a réussi à entrer en F1 sans problème. Pareil pour Lance Stroll qui a intégré Racing point parce que son père a financé l'écurie. C'est en partie comme ça que ça marche. 

Les journalistes participent beaucoup aux tensions qu'il peut y avoir. Ça c'est valable dans tous les sports pas mal médiatisés en vrai. Et c'est en partie leur travail donc je ne leur jette pas la pierre. Cependant ça fait partie intégrante du travail de pilote de F1 de savoir réagir à ce genre de chose. Savoir quoi répondre à des questions qui n'ont rien à voir avec votre façon de piloter. Ils ne peuvent pas se cacher derrière leur écurie comme un joueur de foot pourrait se cacher derrière son club. Nan, ici, la communication est une grande partie de leur travail. Chacunet de leur apparition, c'est aussi une occasion de montrer les marques qui leur permettent de rouler. 

Les Français sont en place. Outre Daniel Ricciardo, l'autre personne mise en avant dans ce docu c'est Cyril Abiteboul, ancien directeur de chez Renault. Il a vraiment beaucoup de temps d'antenne. Pareil pour Romain Grosjean qu'on voit beaucoup et Pierre Gasly qui a un beaucoup de temps d'antenne. J'ai même découvert récemment que Toto Wolff parlait parfaitement français. À tout cela on peut ajouter Jean Todd qui est une légende du sport. 

C'est un sport cruel. Bottas est frustré alors qu'il est dans la meilleure écurie du moment et qu'il est super fort. Peut-être que si Hamilton n'était pas là, il aurait déjà gagné un championnat du monde. Les moments où il parle de sa frustration sont terribles. 

Ça me tabasse quand ils disent déso après avoir planté la voiture. Ce sont des accidents qui coûtent hyper cher et un mauvais freinage peut les envoyer dans le décor. 


Lewis Hamilton est dans un autre monde. Tout au long des trois saisons, on voit plusieurs affrontements entre pilote et au bout d'un moment je me suis rendu compte que les épisodes se terminaient très souvent de la même façon : Hamilton qui remporte la course. Au moment où j'écris ces lignes, je viens de commencer de regarder le docu de Canal + qui lui est consacré. Il est vraiment à part. Il a ce truc en plus que très peu de sportifs ont. C'est très impressionnant. 


Conclusion 

Je vous recommande vivement de regarder ce docu-série. Il n'est pas question de voitures mais d'hommes et de rivalités. L'aspect technique est vraiment placé au second-plan. Vous serez tenus en haleine du début à la fin ! La cerise sur le gâteau c'est qu'il y a aussi pas mal de passages sympathiques et divertissants. 




jeudi 15 avril 2021

J'ai roulé 100 km à vélo et ça va

Pour la quatrième fois de ma vie, j'ai fait 100 km à vélo. J'ai déjà parlé des premières fois sur ce blog : ici, ici et ici

Merci Guillaume pour la photo

La première fois, je ne m'étais pas du tout préparé. Le deuxième fois, je m'étais mieux préparé mais pas trop, la troisième j'ai souffert car je n'étais pas du tout prêt et diminué physiquement. Cette fois-ci, en m'élançant, j'ai repensé à toutes ces expériences pour que ça se passe de la meilleure manière possible. 

Tout part d'un défi organisé par WaTT. Le but du jeu était de faire 10 tours du polygone de Vincennes à Paris et 10 tours de l'hippodrome de Longchamp dans le cadre d'une même sortie. Avec la distance entre les deux, ça donne un peu plus de 100 km. 

D'ailleurs, je me rends compte que si ça ne tenait qu'à moi, je ne l'aurais pas tenté ces deux dernières années. À chaque fois, ça part d'un autre organisme. Pour être précis, ici ce qui m'a motivé c'est le nom donné au défi qui était lié au deuxième épisode de la trilogie du Seigneur des anneaux qui est un de mes films préférés. 

100 km ce n'est pas une distance que je cherche à reproduire régulièrement mais je l'appréhende avec respect. Je me dis que faire 100 km c'est un vrai défi pour moi. Pas un truc dans lequel on se lance sans réfléchir. 

Avant même de m'élancer, j'étais plus confiant que les fois précédentes. Pour commencer, j'ai déjà fait plusieurs fois 100 km. Donc, je sais que je peux le faire. C'est ce qu'on appelle l'expérience. Donc, je n'ai pas de doute quand à mes capacités. Ensuite, au moment de m'élancer, je suis en bonne forme. J'ai fait plusieurs sorties de 40 km dans les semaines qui ont précédé l'effort et ça allait. Je n'ai pas non plus oublié la partie nutrition. J'ai pris deux bananes, deux compotes et 2 bidons d'eau avec moi. 

Cependant, les deux principales données qui m'ont permis de me lancer sans trop d'appréhension sont, dans un premier temps, le parcours. Je connaissais parfaitement tous les endroits par où j'allais devoir passer. Il n'y a pas cette charge en plus de chercher son chemin ou découvrir de nouveaux endroits et se demander si on ne s'est pas trompé de route. Dans un second temps le truc qui m'avait fait galérer les autres fois : me contenir. J'ai arrêté de faire ça depuis environ un an mais avant quand je faisais du vélo, je faisais la course tout le temps. Avec des vélos, avec les voitures, avec les scooters, avec les camions, avec les bus, tout le temps. Sauf que faire des accélérations ça consomme beaucoup d'énergie en très peu de temps. C'est vraiment quelque chose qui était plus fort que moi. Cette fois-ci, je me suis répété tout le long du trajet : « Reste calme, tu as un objectif précis, reste seulement concentré sur ce que tu fais ». Ça a fonctionné et ça a TOUT changé

Faire cela m'a permis de rester dans ma zone 3 de fréquence cardiaque. La zone dans laquelle je peux rouler le plus longtemps sans trop me fatiguer. 


Enfin, pour compléter tout ce qui a été dit au-dessus, je me suis assuré d'avoir une fréquence de pédalage supérieure ou égale à 90. Ainsi, je n'ai jamais trop eu besoin de forcer sur les pédales. 

À la fin de ma sortie, ça allait. Ma plus grosse douleur était au niveau des pieds car mes pédales sont pas ouf. 

Je suis content et fier d'avoir réussi à prendre en compte mes expériences passées pour tirer le meilleur des mes capacités afin de rendre cette sortie plus facile. 











mercredi 31 mars 2021

Ce que j'ai aimé en mars 2021 (Jessica Alba, une mutuelle et NPR)


J'ai commencé le mois de mars en écoutant beaaaaauuucoup de musique. Ma première découverte c'est Peaness, un trio de meufs qui vient du Royaume-Uni. J'apprécie notamment ce morceau Same Place qui réunit tout ce que j'aime. 


• Autre groupe qui m'a été recommandé par ma pote MP : Camera Obscura. Ça vient de Glasgow et ils étaient plutôt actifs dans le milieu des années 2000. Ça m'étonne de ne jamais en avoir entendu parler avant mais en même temps, à l'époque la seule façon pour moi de les connaître ça aurait été de les entendre sur Le Mouv'. Mais la radio proposait déjà pas mal d'autres découvertes comme The Long Blondes, que j'écoute encore toutes les semaines. Du coup, le clip ci-dessous vous dit tout ce qu'il y a à savoir sur Camera Obscura. 

PS : ça n'arrive pas très souvent mais ça me touche toujours quand quelqu'un m'envoie quelque chose et se dit que ça pourrait me plaire. Ça l'est encore plus quand la personne touche dans le mille. C'est une chose de se connaître mais j'ai lu un jour que chaque personne qu'on côtoie a une vision différente de nous, alors quand quelqu'un arrive à s'aligner avec ce que vous pensez dégager, ça fait plaisir. 


• Vu que Twitter devient de moins en moins drôle, je suis retourné faire un tour du côté de Reddit et c'est toujours une formidable source de contenu divertissant. Cette vidéo est plutôt incroyable. Un type tente d'échapper à la police en mettant un coup de pied dans les parties génitales d'un policier. 

Seemed like a reasonable response from r/fightporn


• NPR est la radio publique des États-Unis. Sur YouTube, leur chaîne est très populaire car ils proposent depuis longtemps des concerts originaux où les artistes viennent jouer dans des espaces restreints et pour une petite audience. En parcourant les vidéos vous tomberez sur de vraies pépites. Ce mois-ci, j'ai découvert le Tiny Desk d'Eskimeaux. Il s'agit d'un des projets dont a fait partie Gabby's World dont je vous ai parlé dans cet article. C'est beau, tout simplement. 


• Tik Tok me propose pas mal de vidéos qui viennent du Royaume-Uni et notamment d'Angleterre. Cette vidéo est complètement absurde. 

@andrewbennett1992

Someone get this chap a beer 💪🍺##uk ##beer ##pub ##lockdown ##2021 ##fyp ##foryoupage ##bus ##accidents

♬ son original Andrew Bennett


Kelsey Leigh est une créatrice de contenu que j'ai découverte à ses tous débuts sur YouTube. J'aime bien suivre des petits comptes car c'est toujours plus authentique que des gros comptes dont le contenu est, qu'ils le veuillent ou non, dicté par autre chose que la passion. Kelsey est une meuf qui vit à New York. Je l'ai suivie à l'époque (en 2016 je dirais) car elle démarrait en tant que coursière à vélo et qu'elle est végane. Comme tous les vlogs, autour des sujets principaux on pouvait découvrir la personnalité de la personne. Et c'est une fille plutôt touchante qui galérait vraiment. Pas du genre à avoir les parents derrière et pouvait se permettre d'échouer un peu de temps à autre. Nan, la galère du genre à s'accrocher pour s'en sortir dans une ville aussi hostile que New York. C'était intéressant de la suivre. Ça faisait un petit bout de temps qu'elle n'avait rien publié et puis la nouvelle est tombée. Dans une vidéo, elle a annoncé la fin de sa chaîne YouTube. Ça m'a touché plus que je ne le pensais. J'ai tendance à m'attacher aux personnes que je suis sur YouTube. J'ai trouvé son message très beau et elle semble être partie sur une voie qui lui correspond davantage. 


• L'administration et moi c'était pas trop ça. Après m'y être frotté, je ne dirais pas que c'est difficile, il faut simplement s'y mettre. Cependant, il faut admettre que parfois j'ai eu l'impression de parler à un mur par le passé. Mon entreprise actuelle vient de souscrire à la mutuelle Alan. J'ai eu une question et une personne humaine a répondu très clairement à mon courriel. Je ne demande rien de plus. Un rapport humain et pas l'impression d'être un dossier parmi d'autres ! J'ajoute également que leur site est très bien fait. 


• Le montage de cette séquence est particulièrement réussi et divertissant. 

@catetrainmydragon

This is a classic but I'm still laughing like the first time ##cateblanchett ##cateblanchettedit ##kristenstewart

♬ sonido original - Cate💕


• On termine la sélection du mois de mars 2021 avec cette chaîne qui est apparue dans mes recommandations YouTube : MTV Vault. Il faut savoir que j'ai littéralement grandi avec MTV et que je regardais la plupart des émissions. De Made à Room Raiders en passant par Parental Control ou Next. Cette chaîne YouTube lancée par MTV il y a environ 1 an vous propose de revoir les émissions de l'époque. Ces derniers jours, je me suis refais pas mal de Punk'd. C'est une véritable machine à remonter le temps quand on voit les célébrités piégées. 


C'est drôle, en faisant cet exercice, je me rends compte que c'est sur YouTube que je passe le plus de temps. J'y écoute de la musique, je me divertis, je publie aussi des vidéos (🤫). C'est vraiment ma plateforme préférée. 


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