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Avis - d'âne à zèbre de François Bégaudeau

Pourquoi Vincent Delerm ne chante pas plus fort ? Pourquoi la jalousie c'est du vol ?

dimanche 28 juin 2020

Avis série : Le bureau des légendes (Canal +)

J'entendais parler du Bureau des légendes de façon sporadique. Je n'avais jamais eu la curiosité de me pencher dessus et surtout, je n'étais pas abonné à Canal +. La situation a changé lorsque j'ai pris mycanal, lassé par l'offre médiocre de Netflix. Après m'être régalé devant la saison 3 de Platane, j'ai été diverti par Mouche. Ensuite, le confinement est arrivé. J'en ai profité pour donner sa chance au Bureau des légendes. CETTE SÉRIE EST EXCEPTIONNELLE !


J'ai donc regardé les 5 saisons de 10 épisodes d'environ 1h en quelques semaines. Impossible de s'arrêter tellement c'est prenant. Cet article est donc réservé à celles et ceux qui ont déjà vu toutes les saisons.



Sans plus tarder, voici 13 pensées que j'ai eu en regardant le Bureau des légendes.

1. Jean-Pierre Daroussin est un sacré acteur.

2. La cantine est un endroit HYPER important. À l'image de la machine à café dans d'autres entreprises.

3. Le moment le plus chelou de la série c'est quand Sylvain raconte à Duflot qu'il fait deux fois le tour de périph' avant de rentrer chez lui. Complètement absurde ! 

4. Marie-Jeanne est mon perso préféré et c'est sûrement lié au fait que j'ai découvert par la même occasion une actrice qui semble passionnante : Florence Loiret-Caille


5. Pas loin derrière je suis obligé de parler de Jonas joué par Artus. Ce perso sort de nulle part et il est OUF ! Il a littéralement pris la saison 4 à son compte. Derrière ses apparences de benêt c'est un agent qui semble bien plus fort que Raymond par exemple. Son interrogatoire du djihadiste qui fait semblant d'aller mal pour faire de la peine est exemplaire ! Il a d'ailleurs révélé une astuce que j'ai moi-même déjà utilisée plus ou moins consciemment. Il ne cherche pas à faire changer l'a priori des gens sur lui. Par contre, quand il révèle son visage le moins visible, la surprise est grande pour ceux qui avaient baissé leur garde. Une leçon ! 


6. C'est hyper agréable de voir le vrai Paris. Pas le Paris qu'on nous vend dans Plan Coeur ou Amélie Poulain. On voit les vraies rues dans lesquelles on passe à pied, en bus ou à vélo. Ça aide à s'identifier à fond à ce qui se passe et à rendre le tout réaliste. 

7. J'ai eu du mal à respirer pendant la première saison. Entre la musique et ce qui se passe, c'est hyper angoissant. Mon coeur s'accélérait de ouf. Avec les saisons, on s'habitue à la tension. Mais je me souviens encore du moment où la secrétaire change les chaussures de son patron. Un geste anodin mais qui fait peeeeuuur. C'est ça la force de la série. Il n'y a rien de vraiment spectaculaire mais ce sont de petites actions qui font toute l'intrigue. 

8. Il semblerait que le budget soit conséquent. Ça se sent vite quand un projet est fait avec des bouts de ficelles. Là, ce n'est pas l'impression que j'ai eu. Oui, l'histoire est ce qu'il y a de plus important mais si t'as les moyens de la raconter avec tout ce que tu as en tête pour la sublimer alors c'est encore mieux. 

9. Je n'ai pas particulièrement apprécié le personnage de Marina Loiseau. Malgré ça, je ne l'ai pas détestée. J'ai presque eu de l'affection pour elle vers la fin. Pas trop, mais un peu. Elle a quand même été plutôt bien pensée par les scénaristes. 

10. Malotru est un taré. Comme je l'ai entendu dans un podcast sur les espions, quand tu es un agent et que tu sais comment ça marche eh bah tu peux facilement être agent double voire triple. Il n'a aucune limite et ça fait peur. Je pense surtout à ses proches dont il n'a clairement rien à foutre au final. Ce n'est pas quelqu'un de bien. 



11. Il se passe toujours un truc dans le BDL. On ne voit pas trop l'ennui. Pourtant, dans cette série de podcasts publiée en même temps que la sortie de la saison 5, on comprend que tout a été condensé pour des raisons évidentes. Dans la vraie vie, l'ennui fait partie intégrante du métier d'agent de la DGSE. 

12. Le droit d'en connaître est intéressant. Le secret est une part extrêmement importante de la DGSE et on voit à quel point les tests sont poussés pour ne pas se retrouver à avoir un agent qui flanche. 

13. Les dernières saisons font froid dans le dos. J'ai découvert la puissance de la technologie de surveillance. Je pense notamment au logiciel dont se servent les services secrets russes pour épier Malotru. Ils peuvent savoir qui t'es seulement à partir de ton visage. On apprend aussi que les agents peuvent avoir accès au contenu de ton portable. Enfin bref, on est loin de la simple écoute téléphonique. Et ouais, la nouvelle guerre se joue clairement de ce côté là. Ça sera le jeu du pays qui sera le mieux armé dans ce domaine. 


14. Pour finir, je vous encourage à écouter la série de podcasts "Espions, une vie sous légende" qui a été publiée en même temps que la saiosn 5. Attention, avant de lancer ça, il faut avoir tout regardé, c'est mieux ! 

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lundi 25 mai 2020

Quel antivol choisir pour son vélo ?

Je pensais en avoir terminé avec les articles sur le vélo après avoir publié 5 conseils pour faire du vélo à Paris mais une autre idée m'est venue en tête. Un point très important : comment sécuriser son vélo.



En tant que cycliste, il existe des choses contre lesquelles on peut se battre, comme les scooters dans les pistes cyclables ou les voitures qui se garent sur ces mêmes pistes. Le vol de vélo, c'est rageant mais clairement, au moment où je rédige ces lignes (mai 2020), on ne peut pas espérer que ça change. Malheureusement.

Avant tout, il faut savoir que le vélo est en train de devenir doucement mais sûrement un produit convoité par les voleurs. En effet, un vélo volé peut se revendre très rapidement vu la demande, notamment à Paris. C'est pour cette raison que les voleurs redoublent d'efforts pour parvenir à leurs fins. Je traîne sur des groupes Facebook de vélo et je dirais que le vol qui m'a le plus choqué, c'est un type qui racontait que son vélo avait été volé dans le coffre de sa voiture... garée dans un parking souterrain privé. J'ai trouvé ça fou.

Pas loin derrière, j'ai vu plusieurs témoignages de gens qui se sont fait piquer leur vélo dans leur bureau. Genre les bureaux dont la porte donne directement sur la rue. Ou alors, une technique plus sournoise consiste à scier discrètement les supports pour vélos afin de venir récupérer la marchandise la nuit.

Là, tu te dis, dac, du coup, je vais acheter le meilleur antivol qui existe. Tu tombes vite sur la marque Kryptonite et tu prends le U le plus cher. C'est pas le plus mauvais réflexe.



Ce qui est sûr, c'est que la pire idée est de jouer l'économie et de prendre un antivol en forme de câble. Ne faites pas ça !


Je le sais parce que j'en ai fait l'expérience. Je laissais mon précédent vélo à l'entrée de ma rue. Un jour, alors que je savais qu'il fallait toujours mettre deux cadenas, j'en ai mis qu'un seul : le câble. Le vélo a mis moins de 24h à se faire voler. Un voleur a l'oeil. Il peut vite voir quand il lui suffit d'une simple pince pour dérober un biclou.

La mauvaise nouvelle c'est qu'avoir le meilleur antivol du marché ça ne suffit pas. Il faut aussi faire attention à l'endroit où vous posez votre vélo. C'est particulièrement vrai à Paris mais ça ne suffit pas forcément. Les nombreux exemples de vols indiquent que dans la rue, votre vélo sera toujours une cible potentielle. Si vous n'avez pas d'autre solution que de le mettre dans un lieu sécurisé (comme le parking de votre travail avec des caméras), vous pouvez augmenter vos chances de ne pas vous faire voler votre vélo.

>>> 8 conseils pour faire du vélo à Paris

Globalement, il faut accrocher votre vélo à un endroit où il y a beaucoup de passage. C'est improbable qu'une personne tente de couper/scier un cadenas alors que plein de gens peuvent le voir. À l'inverse, ne mettez pas votre vélo dans des endroits peu fréquentés comme une impasse ou un endroit où il y a peu de piétons. Parfois, ces endroits se situent à quelques mètres d'endroits très fréquentés mais ils restent moins visibles.

Je prends l'exemple d'Angers et de la rue Jeanne Moreau. Elle est perpendiculaire à la rue Saint-Laud qui est une rue très très fréquentée à Angers.


Dans cette petite rue, il y a pas mal d'arceaux où accrocher son vélo.


Comme ça, ça a l'air génial, surtout si vous voulez aller prendre un verre dans l'un des nombreux bars à proximité. Mais en fait, il y a régulièrement des vols à cet endroit, notamment parce que c'est une rue très peu fréquentée. À choisir, je trouverais ça plus malin de laisser mon vélo au Ralliement, à proximité d'un bar ouvert jusqu'à 2h du matin.


Maintenant, peu importe où vous avez attaché votre vélo, il existe des techniques pour maximiser ses chances de ne pas se faire voler son vélo. Déjà faire en sorte que votre vélo n'attire pas l'attention. C'est notamment pour ça que je roule avec un vélo noir et qui ne paie pas de mine.


En gros, si tu passes à côté d'arceaux vélos avec plusieurs bicyclettes accrochées, c'est probable que tu ne vois même pas le mien. Il suffit que les autres soient gris, blancs ou d'autres couleurs tape-à-l'oeil et je suis tranquille. Vous pouvez bien entendu acheter un vélo d'une couleur flashy mais gardez ça en tête avant de le faire.

L'autre astuce, plus contraignante, c'est de mettre deux U. Tout simplement. En gros, tout le monde ne met pas un U. Soit parce que les gens n'ont pas les moyens, soit parce qu'ils sont pas au courant, soit parce qu'ils sont prêts à prendre ce risque. Et donc, si vous mettez deux cadenas solides pour attacher votre vélo, ça va agir comme un dissuasif fort, même pour un voleur déterminé. Il faut savoir que son but est d'aller vite. Deux obstacles, ça va lui faire perdre du temps. Vous l'aurez compris, mettre deux U va permettre de renvoyer l'intérêt du voleur vers les vélos moins bien protégés. Par contre, déjà qu'un cadenas c'est lourd alors deux, ça l'est encore plus. À vous de voir.


On enchaîne avec le fait de laisser son vélo dehors la nuit. Je vous raconterai plus tard comment je fais mais je ne le recommande pas. La nuit, il n'y a personne dans la rue. C'est là où les voleurs se font plaisir. Faire des étincelles en sciant le U le plus solide du marché ? Pas de problème, y a aucun passage et ça suffit pas à réveiller quelqu'un à 3h du matin. Ce n'est qu'un bruit de plus. Mon conseil, c'est de réfléchir à quel point vous tenez à votre vélo, à quel point il est important pour vous. Clairement, quand je regarde les vélos attachés dehors dans ma rue, ce sont des vélos de piètre qualité qui ne sont pas en super état. Sinon, le mieux et le plus sûr, c'est de prendre votre vélo chez vous. C'est vrai, si vous vivez dans un appartement il va prendre la place, être encombrant et lourd à porter dans les escaliers. Mais c'est la sécurité maximum que vous pouvez avoir. Je le fais depuis presque 10 ans et ça fonctionne très bien.



Pour mes sorties pas liées au travail, je prends mon vélo quand l'activité ne sera pas trop longue. Par exemple, pour aller acheter quelque chose de précis qui ne va pas me faire rester à l'endroit où je vais trop longtemps. S'il est question de laisser une journée entière mon vélo dehors, je ne suis pas convaincu, sauf si l'endroit où je range mon vélo correspond à ce dont j'ai déjà parlé dans cet article.

Sous les publications Facebook où des gens signalent le vol de leur vélo, une même remarque revient souvent : comment il était attaché ?. C'est horrible car c'est culpabilisant envers les victimes. Franchement, évitez de le faire. Les coupables ce sont toujours les voleurs.

Malheureusement, avant que ça change, vous pouvez toujours suivre tous les conseils qu'il y a ci-dessus !

Vous pouvez trouver plein d'autres conseils sur le site Weelz.fr !


dimanche 10 mai 2020

5 conseils pour faire du vélo à Paris

Cet article est la suite du premier article dans lequel je dispense mes conseils pour faire du vélo à Paris : 8 conseils pour faire du vélo à Paris. C'est drôle, lorsque j'ai publié la première partie en 2018, je n'avais pas vraiment anticipé ce qui allait se passer dans les mois qui ont suivi. La grève des transports de la fin d'année 2019 a littéralement forcé les gens à se mettre au vélo. Les pistes cyclables qui, à peine quelques semaines avant étaient clairsemées, se sont retrouvées bouchonnées par des vélos. Des vélos eux-mêmes utilisés par des néophytes. Ça s'est vu. C'était clairement dangereux.



J'ai croisé des gens qui tenaient à peine sur leur vélo, d'autres qui avaient vraiment du mal à se lancer, ou encore d'autres qui ont fait des tout-droit car ils n'ont pas réussi à tourner. Bref, des comportements dangereux. Dans le cadre d'un partage de la route, prendre un véhicule que vous ne maitrisez pas ce n'est pas sympa, à défaut d'être illégal.

C'est pourquoi, j'ai décidé d'écrire cette suite à mon premier article car en voyant tous ces cyclistes, il m'est venu en tête d'autres conseils.



1. Roulez à votre rythme

Au début, quand vous prenez votre vélo pour aller au travail, c'est possible que vous trouviez ça difficile physiquement. Ce sentiment disparaîtra progressivement au fil des semaines. Donc, au début, il est fondamental que vous appreniez à vous écouter. Surtout, ne vous calquez pas sur le rythme des autres. Ce conseil m'est venu un matin. À la sortie d'une montée courte mais raide, j'entends un bruit de vélo qui tombe. Je ne comprends pas car il n'y a pas d'obstacle. Je me retourne et là je vois une jeune femme par terre, son vélo sur elle. Ce que je remarque en premier c'est qu'elle est toute rouge et à bout de souffle. Elle a tout donné dans la montée et elle n'avait littéralement plus rien. Ce n'était pas la première fois que je croisais des gens tous rouges et totalement essoufflés. C'est pour ça que c'est primordial de s'écouter. Une petite astuce pour savoir si vous êtes à un rythme confortable pour vous, c'est d'essayer de parler ou de chantonner. Si vous n'y arrivez pas, cela signifie que vous avez trop forcé.



C'est très important, notamment à Paris, de toujours être dans une zone de confort. Respirer avec aise, vous permet de rester lucide. Si vous êtes à bout de souffle, vous n'aurez pas la même sagacité. Or, rouler à vélo à Paris est exigeant. Le danger peut surgir à n'importe quel moment, il faut donc toujours rester sur ses gardes. Et pour être attentif, il faut être en plein possession de ses moyens.


Enfin, si à un moment donné vous ne sentez pas un passage pour une raison ou pour une autre, n'oubliez pas que vous pouvez toujours mettre pied à terre.

2. Repérez votre trajet

Votre vélotaf sera toujours le même. La seule fois où j'ai dû changer le mien, c'est quand la voie Georges-Pompidou était inondée. Donc, il convient de repérer tous les endroits par où vous allez passer. Cela a plusieurs objectifs. Pour commencer, il s'agit de voir si le vélotaf est envisageable. Par exemple, il y a plusieurs années, j'allais commencer un travail. 8 jours avant, un dimanche, j'ai effectué une reconnaissance. Au final, j'en suis arrivé à la conclusion que ma sécurité ne serait pas assurée si j'y allais à vélo. Je pense notamment au passage d'une porte que j'ai trouvé très violent. Tant pis, j'ai pris le métro. Ensuite, pour les expériences qui ont suivi, j'ai refais pareil sauf que j'ai pu prendre mon vélo.

Prenez aussi en compte que votre vélotaf du matin, qui doit être le plus rapide possible, ne sera pas forcément le même que votre vélotaf du soir où vous aurez peut-être plus de temps. Sachez également qu'un détour par une piste cyclable vous fera peut-être aller plus vite qu'un grand boulevard plus direct mais souvent bouchonné.

Repérer votre trajet va aussi vous permettre d'adapter votre rythme. Si vous savez qu'il y a une montée à la fin, il peut être judicieux de s'économiser au début. Si votre trajet se termine par une descente, vous pouvez peut-être vous permettre d'en mettre un peu plus avant. Au fil du temps, vous allez finir par cloisonner votre vélotaf.



3. Gonflez correctement vos pneus !!!

Gonfler correctement ses pneus est primordial. Je vois beaucoup trop de pneus mal gonflés sur mon trajet. Que vous ayez la flemme, je l'entends, mais c'est comme repousser un rendez-vous chez le dentiste, ça va vous pénaliser au bout d'un moment. Déjà, le rendement d'un pneu est moins bon s'il n'est pas correctement gonflé. Avec un pneu mal gonflé, vous allez devoir appuyer plus fort sur vos pédales là où avec un pneu gonflé correctement, le pneu va mieux vous rendre vos efforts. Bien gonfler ses pneus permet aussi d'éviter les crevaisons. En gros, l'idée est de vérifier l'état de vos pneus tous les 50 km. Si, à Paris, il existe des pompes en libre-service, le mieux est d'avoir une pompe chez soi, c'est bien plus pratique.


4. Prévoyez des habits de rechange

Au début, je n'en prenais pas. Par pudeur, mes collègues n'ont jamais rien dit. Pourtant, j'arrivais en nage au bureau. C'était franchement ridicule. J'avais la flemme de prendre de quoi me changer. Finalement, j'ai tenté une fois de prendre un haut et puis j'ai vu la différence. En un instant, je ne portais plus un haut plein de sueur mais un haut sec et qui ne laisse pas de trace sur ma chaise de bureau. Très concrètement, cela demande de l'organisation, d'autant plus que j'ai aussi des chaussures de cyclisme. Pour l'instant, je suis en flux tendu. Je prends un haut de rechange le matin que je ramène le soir. Mais rien ne m'empêche d'en prendre plusieurs un jour donné afin d'avoir une réserve. Ça me permettrait, par exemple, de rouler sans sac à dos de temps en temps. Après, bien entendu, tout cela dépend de ce dont vous disposez à votre bureau. Si vous ne pouvez rien laisser sur place, c'est plus compliqué de faire tout ça.


5. Prenez votre temps
C'est aussi valable si vous prenez le métro : prévoyez large. Ne comptez pas seulement votre temps de trajet. Évaluez votre préparation à faire du vélo. Par exemple, pour moi, ça consiste à ajuster mon casque, serrer mes chaussures, mettre mes lunettes de vélo, allumer mes lumières l'hiver et lancer l'application qui va me permettre de garder une trace de ma sortie. Ça, c'est pour quand le temps est sec. Quand il pleut, il faut ajouter environ 1 minute pour enfiler un pantalon de pluie. Arrivé à destination, je dois ouvrir la porte du parking à vélo, trouver une place, attacher mon vélo et enlever les lumières l'hiver. En gros, tout ça ajoute une dizaine de minutes par trajet.

Cependant, comme je vous l'ai dit dans un point précédent, la bonne nouvelle c'est que votre trajet ne devrait pas changer. Par conséquent le temps de trajet non plus. Ça m'amuse toujours de voir que dans 98 % des cas la durée de mes vélotafs est toujours la même. Les seuls moments où ça diffère c'est quand il y a un événement non prévu, comme une déviation. Ça peut aussi être un axe sans piste cyclable qui est souvent bouchonné. D'ailleurs, j'ai récemment changé une partie de mon itinéraire à cause de ça. Ce passage était trop imprévisible et j'ai préféré aller chercher une piste cyclable.

>>> 8 conseils pour faire du vélo à Paris

Voilà, je pense qu'avec ces deux articles, j'ai réussi à dispenser tous les conseils qui me sont venus en tête. Bon courage à toutes les personnes qui se mettent au vélo, c'est mon moyen de transport préféré et j'espère que ce sera aussi bientôt le vôtre !


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lundi 20 avril 2020

Avis télé-réalité : The Circle France (Netflix)



Au début de l'année, The Circle est sortie sur Netflix. J'ai vu passer la télé-réalité dans mes recommandations. Une collègue m'en a parlé du temps de l'époque pré-confinement. Elle me disait à quel point c'était génial. Je l'ai crue. Mais le fait que ça se passe aux États-Unis ne m'a guère intéressé. Il m'arrive parfois de regarder sur MTV France, des télé-réalités venues du Royaume-Uni ou des États-Unis et c'est un autre délire. Une autre culture. Forcément, ça m'intéresse moins. La télé-réalité a ce mérite de montrer à quoi ressemble une partie de la société (la jeunesse en général) a un instant T. Re-regardez les photos du premier Loft est ça vous donnera une idée de quoi je parle. Il n'est pas seulement question de fringues mais aussi de façon de parler.


Quel est le principe de The Circle France ?
Plusieurs inconnus sont rassemblés dans immeuble. Chacun est enfermé dans un studio. Ils peuvent seulement interagir via Le Cercle, un espace en ligne auquel ils sont tous connectés. C'est un concours de popularité. Pour ne pas être éliminé, il ne faut pas être détesté. À l'inverse d'une télé-réalité comme Secret Story, le public n'influe pas sur les éliminations.

Avis
Pendant les premiers épisodes, j'ai trouvé l'idée géniale et novatrice. C'était plutôt bon enfant. Et puis vers le septième épisode, j'ai commencé à trouver ça long. Clairement, le début est porté par la forte personnalité de Cédric. Ensuite, il n'y a personne pour reprendre le flambeau. Le monégasque n'est pas particulièrement sympathique, Romain est un Robin, pas un Batman, Gary est un PNJ et Éléa est Loïs Lane. Quant à Ines, elle était peut-être le pendant de Cédric. Une télé-réalité repose un peu sur son mécanisme mais ce sont surtout ses personnalités qui lui confère un intérêt. C'est valable pour Les Anges, Koh Lanta et aussi pour The Circle France. Ici, les candidats sont un peu fades, clairement.



Sur l'idée du jeu, ce qui m'a amusé c'est que le cercle c'est ni plus ni moins que ce qui se passe sur Slack ou sur Twitter. Un concours, qu'on le veuille ou non, d'influence. Maîtriser la communication sur des outils de discussion en ligne c'est un art. Certes, c'est plus facile pour les gens qui ont grandi avec Caramail et Myspace. Pour ceux qui sont plus vieux, c'est une autre histoire. J'en ai vu des gens qui ont la trentaine avancée avoir du mal à comprendre le second degré, à se faire comprendre ou tout simplement passer à côté d'expressions pourtant très répandues. En ce qui concerne les plus jeunes, ils sont littéralement nés avec, donc pour eux pas de problème. Ce sont ces disparités qui vont d'ailleurs causer la perte d'un personnage de ce cercle. Même à travers des mots on peut facilement deviner qui est qui.



En résumé, je ne vous recommande pas de vous jeter sur The Circle France. Sans ce confinement, je ne pense pas que j'aurais pris le temps de regarder. C'est divertissant au début, long vers la fin. Les mécanismes sont usés et ça devient répétitif. Cela dit, je dois quand même admettre que le dénouement est plutôt drôle. Mais sinon, rien de bien fou à se mettre sous la dent. Si ce n'est pour le côté marqueur temporel d'une époque.



vendredi 10 avril 2020

Avis documentaire - L'île au trésor (Cergy)


De quoi ça parle ? 

Un été sur une île de loisirs en région parisienne. Terrain d’aventures, de drague et de transgression pour les uns, lieu de refuge et d’évasion pour les autres. De sa plage payante à ses recoins cachés, l’exploration d’un royaume de l’enfance, en résonance avec les tumultes du monde.



Avis 

Je vis pour ce genre d'oeuvre. Pour les histoires de parcours initiatiques. Mon livre préféré est La blessure la vraie de François Bégaudeau, Freaks and Geeks est ma deuxième série préférée et les films pour ados ont longtemps été mon genre préféré avant que le style ne s'essouffle.

J'aime aussi voir la vraie vie. Récemment, j'ai dévoré En finir avec Eddy Bellegueule d'Édouard Louis, j'ai adoré l'adaptation au cinéma d'Entre les murs de François Bégaudeau, j'ai apprécié La cour de Babel et puis j'ai aussi apprécié toutes ces émissions comme Tellement Vrai où on rentrait dans l'intimité de la France provinciale.

À cela, ajoutez que j'ai une curiosité pour la banlieue et vous comprendrez pourquoi j'ai pas mal apprécié L'île au trésor.

Alors oui, j'omets volontairement d'évoquer les passages qui concerne l'organisation de la base de loisirs. Ils m'ont semblé sans intérêt par rapport aux autres moments. Même l'anecdote du vieux monsieur allongé m'a fait marrer.

J'ai aimé la façon pudique avec laquelle le réalisateur filme ces jeunes. C'est pas simple d'être filmé. Ici, la caméra semble s'être faite toute petite. On a eu l'impression d'assister aux premières loges à ce moment où deux jeunes se font la cour et finissent par sceller leur rapprochement d'un soir par un saut où il lui tient la main pour la rassurer.


Juste après, cette scène est terrible. Les deux filles sont assises dans le coffre d'une voiture et le gars qui vient de sauter avec la fille à gauche de l'image veut se mettre entre les deux.


Elle l'avait déjà sûrement compris mais là, regardez son visage. Elle capte qu'elle est en trop dans le jeu de séduction qui s'est installé entre les deux. C'est pas agréable à regarder mais c'est aussi ça la vie. 


C'est triste aussi de voir les petits se faire refouler parce qu'ils ne peuvent pas payer le prix pour entrer dans la base de loisirs. Mais c'est aussi ça qui est bien dans ce documentaire. Le réalisateur n'a pas cherché à enjoliver le quotidien de cet endroit. Chaque personnage est présenté de façon superficielle mais on parvient quand même à s'y attacher. 


L'île au trésor, c'est beau. Comme l'a dit Pam dans The Office : "Il y a beaucoup de beauté dans les choses ordinaires". 

J'ai passé un excellent moment et je vous invite grandement à le voir.


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dimanche 5 avril 2020

Avis lecture - En finir avec Eddy Bellegueule d'Édouard Louis

Tout est parti d'une discussion le midi avec un collègue de travail. Il a loué trois auteurs : Annie Ernaux, Didier Eribon et Édouard Louis. C'est le nom du dernier que j'ai retenu parce que j'en avais déjà entendu parler de loin. Peu de temps après, j'ai écouté un podcast passionnant du Monde avec Édouard Louis comme invité. J'ai apprécié ce qu'il a dit et ça a terminé de me convaincre de le lire. Dans la foulée, j'ai commandé son premier roman via Paris Librairies. Je le récupérai le soir-même après le travail.


De quoi ça parle ?
Édouard Louis raconte son enfance dans la campagne française profonde où le racisme et l'homophobie sont la norme.

Avis
Strip Tease. En finir avec Eddy Bellegueule m'a fait penser à Strip Tease. Cette ancienne émission mettait le projecteur sur des gens qui n'étaient jamais dans la lumière. On y voyait notamment des gens de la campagne. Dans ce livre c'est exactement ça dont il s'agit. Édouard Louis présente son enfance au sein d'une famille qui aurait largement eu sa place dans Strip Tease. Tout comme les épisodes de cette émission, j'ai eu du mal à décrocher tellement j'ai été absorbé dans ce monde qui est totalement étranger au mien. Je ne nie pas qu'il y a une forme de voyeurisme quand j'ai lu ce livre avec mes yeux d'urbain.

Dans ce livre, Édouard Louis n'est pas tendre avec sa famille. Il n'omet rien. Il les dépeint de façon peu flatteuse. Page 57, le portrait qu'il fait de sa mère m'a fait penser aux internautes qui commentent les publications des médias à longueur de temps.

"C'était une femme souvent en colère. Elle protestait dès qu'elle en avait l'occasion, toute la journée, elle proteste contre les hommes politiques, les réformes qui réduisent les aides sociales, contre le pouvoir qu'elle déteste au plus profond 'elle-même. Pourtant, ce pouvoir qu'elle déteste, elle l'appelle de ses voeux quand il s'agit de sévir : sévir contre les Arabes, l'alcool et la drogue, les comportements sexuels qu'elle juge scandaleux. Elle dit souvent Il faudrait un peu d'ordre dans ce pays."

Sur cette même mère, un autre passage qui m'a marqué, est à retrouver page 64. Elle explique à son fils qu'elle aimerait qu'il fasse des études contrairement à elle qui a multiplié ce qu'elle appelle des erreurs. Le jugement, a posteriori d'Edouard Louis est implacable.

"Elle ne comprenait pas que sa trajectoire, ce qu'elle appelait ses erreurs, entrait au contraire dans un ensemble de mécanismes parfaitement logiques, presque réglés d'avance. Elle ne se rendait pas compte que sa famille, ses parents, ses frères, soeurs, ses enfants même, et la quasi-totalité des habitants du village, avaient connu les mêmes problèmes, que ce qu'elle appelait donc des erreurs n'étaient en réalité que la plus parfaite expression du déroulement normal des choses."

Outre son entourage, l'un des axes importants du livre c'est la découverte de son homosexualité. Page 142, il décrit une scène crue. Portés par leur puberté, ses potes (dont son cousin) et lui se retrouvent dans un hangar pour faire l'amour. Sur les deux paires, l'un des deux doit "faire la femme". Eddy, son nom de naissance, se retrouve allongé par terre.

"J'ai senti son sexe chaud contre mes fesses, puis en moi. Écarte, lève un peu ton cul. J'obéissais à toutes ses exigences avec cette impression de réaliser et de devenir enfin ce que j'étais. Chaque coup de reins qu'il me donnait faisait durcir un peu plus mon membre."


Je ne dévoile pas plus d'extraits et j'espère qu'ils vous ont donné envie. Sachez simplement que j'ai dévoré ce livre. C'était passionnant et pendant le temps de la lecture, j'ai eu l'impression d'être dans son foyer, de sentir l'odeur des cigarettes fumées par sa mère, voir son père rentrer bourré, d'entendre les moqueries de ses camarades et d'imaginer l'ambiance du village. En un mot, je vous conseille grandement de lire En finir avec Eddy Bellegueule d'Édouard Louis.


Infos
204 pages, 6€90 : cliquez-ici pour l'acheter.

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